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Internet contre les limites des bibliothèques africaines



Le lundi 29 novembre 2004 -

Tiré de : www.amphithea.com  

Pour effectuer des recherches, aller plus loin dans les connaissances diverses, les bibliothèques se présentent comme le recours le mieux indiqué quand on a pas parfois la possibilité de s’acheter la documentation cible.

Toutefois, les bibliothèques, en Afrique, sont inexistantes et quand elles existent, n’accomplissent pas exactement les tâches qui leurs sont dévolues par la société. A qui la faute ? Là n’est pas la question car il s’agira de résoudre le problème de l’antériorité de l’œuf et de la poule. Et ce, parce que les conservateurs jetteront la pierre aux pouvoirs publics qui à leur tour clameront leur manque de moyens, etc. Il n’y a aussi pas à revenir sur ce qui est fait des dons (de livres, formation…) des coopérations française, canadienne, espagnole, allemande…

Internet souvent existent dans les alentours de ces bibliothèques qui se plaignent du manque de ressources, pour la plupart, pillées. Comment en tirer profit pour résoudre le problème plus haut abordé ?


De nombreuses opportunités sont offertes aux élèves, étudiants et chercheurs à travers les ressources d’Internet. En Afrique, les tares des bibliothèques, quand elles existent, pourraient être comblées par les ressources documentaires en ligne. La Fondation Mitterrand, à travers son projet Gallica, est en train de numériser tout le fond documentaire de la Bibliothèque Nationale de France. D’autres projets existent, surtout au Canada, pour la numérisation des données livresques. Ces numérisations offrent deux opportunités :


la conservation plus assurée des données qui peuvent être archivées partout dans le monde, en plusieurs exemplaires sans que les données soient altérées. Ce qui est arrivé à la bibliothèque d’Alexandrie dans l’Antiquité, ne pourrait se produire, avec cette technique moderne.


Les données sont désormais facilement accessibles, de partout dan le monde. Les distances, le temps, les circonstances (incendies, grève du transport…) ne pourraient plus empêcher l’accès à l’information. Fernand Braudel ne disait-il pas que nous sommes dans l’ère de l’accès, ayant dépassé l’ère du nombre –du numérique, dominé par le nombre fonction- ?


Ces opportunités pourraient aider l’Afrique à résoudre ses problèmes d’accès à l’information stockée gratuitement dans les bibliothèques nationales. Par exemple, un bibliothécaire de l’Université de Lubumbashi, au Congo démocratique, pourrait imprimer de la documentation en ligne pour ses lecteurs. Il suffira par exemple, d’aller sur le site http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/ pour avoir accès aux publications entières de Renée Descartes, de Voltaire, etc. Ces publications, gracieusement en ligne, ne devraient plus manquer dans nos bibliothèques. Il suffira de suivre les trois étapes : impression, reliure et catalogage.

L’étudiant africain devra aussi profiter de cette opportunité pour se documenter en se rendant par exemple, sur www.bookenstock.com ou sur http://un2sg4.unige.ch/athena, le site d’Athena, pour avoir accès aux livres en ligne. Avant impression, il suffira de réduire le texte au format le plus économique possible – Taille 7, par exemple - qui nécessiterait le moins de pages possibles.

Il en est de même pour les ouvrages sur des domaines aussi pointus que la médecine ou la génétique. Des ressources existent pour tout. Ne dit-on pas que pour cacher quelque chose à un africain, il faudrait la mettre dans un livre ? Aujourd’hui, c’est sur Internet qu’on la cachera. Pour aller à l’assaut des connaissances stockées sur le média des médias, il nous faudra trouver, désormais, dans nos bibliothèques d’Afrique, des ouvrages imprimés sur le net. Pourquoi ne pas aller plus loin en mettant à la disposition des lecteurs, des documents imprimés des CD Rom ou issus des sites web comme www.lequid.fr où les données ne sont accessibles qu’après paiement. L’Afrique du Sud nous a montré la voie en violant les règles de la propriété intellectuelle dans le cas de la lutte contre la pandémie du SIDA. Ne serait-ce pas ici une urgence ou une pandémie que la vacuité de nos bibliothèques africaines ?

Vivement que les bibliothèques saisissent cette opportunité de renforcer leurs fonds documentaires !

Tiré de :www.amphithea.com

Desforges ADEDIHA desforges@mbomi.com

Auteur : Desforges ADEDIHA  Consultant en Ccommunication et NTIC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
             
 


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