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Flagrantes
violations repétées
de la constitution et des Droits de l'Homme
©
Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar
RÉPUBLIQUE DU TCHAD
UNITE-TRAVAIL-PROGRES
ASSEMBLÉE NATIONALE
GROUPE
PARLEMENTAIRE FÉDÉRATION
TOME I
Flagrantes violations répétées de la constitution et des droits de
l’Homme: Etat des lieux.
par le
Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR
NB : «Un
baril de pétrole tchadien pour plusieurs barils du sang des
Tchadiens et…», tel est le titre d’un livre, qui résultera de ce
recueil des interpellations bloquées dans les tiroirs des Présidents
de l’Assemblée Nationale, des Premiers Ministres et Ministres, qui
se sont succédés.
Le
présent Tome I sera ultérieurement enrichi de la plupart des
interpellations du gouvernement par les Députés Fédéralistes restées
en souffrance de 1997 à nos jours.
Le Tome
II sera consacré aux violations de la constitution par le Parlement.
3)- Le
Tome III sera le résultat du recueil des interpellations adressées
aux partenaires du Tchad.
RÉPUBLIQUE DU TCHAD
UNITE-TRAVAIL-PROGRES
ASSEMBLÉE NATIONALE
GROUPE
PARLEMENTAIRE FEDERATION
N° 0166
/AN/ GPF/2004
N’Djaména,
le 26 août 2004
Le
Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR
A
Monsieur le Premier Ministre
à N’Djaména
Objet :
Interpellation à propos des persécutions des populations
tchadiennes.
Depuis 1997, toutes mes interpellations par le
sous-couvert des Présidents de l’Assemblée nationale (MM. Kamougué
et Glendouksia) à propos du comportement inacceptable de vos
autorités administratives et militaires vis-à-vis des populations et
des élus tchadiens sont bloquées dans vos tiroirs et ceux de vos
Ministres et Présidents de l’Assemblée nationale, comportement
encouragé, du reste, par votre gouvernement.
J’ai l’honneur de vous rappeler les dispositions de
la constitution que vous foulez délibérément au pied et continuez à
violer sans vergogne comme démontré ci-après.
Alors que «Tout citoyen (y compris le chef de
l’Etat, le Président de l’Assemblée nationale, le Député, le premier
ministre, le ministre, le responsable civile ou militaire…) est
tenu de respecter la constitution, les lois et règlements ainsi que
les institutions et les symboles de la République» comme le
dispose clairement l’article 49 de la constitution, votre
gouvernement viole cette constitution chaque jour qui passe
Pour preuves, au sujet des libertés, droits
fondamentaux et devoirs, cette constitution dispose que:
Article
12 de la constitution: Les libertés et les droits fondamentaux sont
reconnus et leur exercice garanti aux citoyens dans les conditions
et les formes prévues par la constitution.
Exemple
contraire aux dispositions de cet article pour vous convaincre :
Ayant été personnellement victime des traitements
cruels, inhumains, dégradants et humiliants, je suis l’exemple
contraire aux dispositions de cet article 12 de la constitution (cf.
le livre du député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss
Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages 303-319).
Article
13 : Les Tchadiens des deux sexes ont les mêmes droits et les mêmes
devoirs. Ils sont égaux devant la loi.
Exemple
contraire à cet article 13 de la constitution pour vous convaincre:
Depuis l’avènement de votre régime au pouvoir, les femmes
sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. Elles ne sont
nommées responsables qu’aux Ministères des Affaires sociales et de
la condition féminine ou à la Santé publique pour la consommation de
l’opinion internationale encline à ces genres de duperie et de
trompe l’œil.. Rappelez-vous des traitements inhumains, dégradants
et humiliants infligés à Mme Mariam Daoud. Le chef de cabinet du
chef de l’Etat lui a mis du piment et le canon du pistolet dans les
parties intimes de cette femme ; la lèvre inférieure d’une femme
d’Abéché est coupée à l’aide du couteau commando par un de vos
parents militaires pour la punir d’avoir été une amie d’un
opposant (cf. photo de cette femme d’Abéché dont la lèvre
inférieure est coupé parce qu’elle est accusée d’être l’amie à un
opposant, publiée dans le livre du Député Fédéraliste Ngarlejy
Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions
l’Harmattan, 2003, page 9); ma belle-sœur Augustine Yogueade
abattue comme un chien à Walia en février 1992 et sa fille, Irène
Rémadji blessée par les balles qui ont tué sa mère gisait dans le
sang et les douleurs de 05 heures à 18 heures tout en restant
attachée à sa mère parce que vos parents militaires qui ont commis
ce forfait interdisent qu’elle soit détachée et soignée, déliée de
sa mère par les policiers elle sera enfermée au violon du
commissariat central de N’Djaména avec les grands bandits jusqu’au
lendemain ((cf. le livre du député Fédéraliste Ngarlejy
Yorongar : Le procès Idriss Déby, témoignage à charge, Editions
l’Harmattan, 2003, pages 303-319, pages 252, 9 -fausse page-, 10
etc.)
Article
14: L’Etat assure, à tous, l’égalité devant la loi, sans distinction
d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de
position sociale. Il a le devoir de veiller à l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et
d’assurer la protection de ses droits dans tous les domaines de la
vie privée et publique.
Exemples
contraires à cet article 14 pour vous convaincre:
1)- Le 28 et surtout le 30 mai 2001, pour avoir été
démocratiquement élu, je suis arrêté, conduit au commissariat du
quatrième arrondissement de police pour y être torturé, battu,
bastonné etc. J’ai eu des traitements humiliants et dégradants
interdits par les conventions internationales ratifiées, du reste,
par le Tchad. Avant d’en arriver là, les militaires sous le
commandement de M. Wakaye ont tiré à bout portant sur les jeunes
assis à même le sol, la main sur la tête. Parmi ces jeunes qui
décident de défendre pacifiquement mon élection comme Président de
la République à l’issu de l’élection présidentielle du 20 mai 2001,
le jeune Brahim Selgué qui, comme les autres jeunes assis à même le
sol les mains nues sur la tête, est mis en joue et abattu comme un
chien par M. Wakaye.
Beaucoup de ces jeunes arrêtés ce jour-là tant à
l’intérieur du pays qu’à N’Djaména sont battus, torturés, humiliés.
Après Brahim Selguet, Deoudjéboula Maxime Mbaïlaou éventré par des
militaires du clan à N’Djaména, Diomba Marc mort à Laï des suites
des tortures subies, le 30 mai 2001, lors de mon arrestation ce
jour-là à N’Djaména, Mbaïbet Jonas tombe sous les balles de vos
militaires déguisés en coupeurs de route à Kélo etc.
D’autres sont persécutés notamment nos représentants
du Mayo-Bonneye en fuite à N’Djaména ou à Moundou (Reoukadji Enos,
enseignant de son état, Damkoïta, enseignant, Guess-Hasra,
enseignant, Mbaïremgogo Parfait, Djékoïbé Bianguira Pierre, juge
d’instruction, Mbaïgolmem Sébastien, Moïmou Joseph etc.
Pourchassés, les militants de Moundou et de Béboudja ont fui en
brousse (Maïnan Doumsangar, Mbang-Assem Jonas, Béassem Laounon,
Danmbadjé Modjinan dit Kéké, Luc Bondo etc.).
Ceux
de Kélo en fuite à N’Djaména ou au Cameroun (Atchouglou Aaron, qui a
échappé à la mort est à N’Djaména tandis que sa femme, Nodjoumgoto
Rhodé bastonnée à sa place a fui à Pala, Maldoum Doumngar a fui à
Moundou, Guelpina Bady Horom (sans nouvelle), Odéring Houmina
Jérémie à N’Djamena, Kollo Beidjaffa et son épouse en fuite au
Cameroun, Aaron a fui au Nigeria, Deptchang Dida au Cameroun, Baroun
à N’Djaména, Pargué Dieudonné (sans nouvelle), Jonas Mapiaho
hospitalisé à Kélo à la suite des tortures, Idogo Boniface évaporé
dans la nature etc.).
Des
militants sont pourchassés d’où ils m’ont représenté. Dans la
sous-préfecture de Bousso, M. Amine Mbangbousso, chef de canton de
Bâ-Ili traque nos militants de sa circonscription notamment M.
Antoine Badaye de Saye 1, Gandour et Kilé de Moundra, Blama Ada de
Potrok etc.
2)-
Le 11 juin 2001, révoltées
par cette complicité de certains français dont l’Ambassadeur, les
braves femmes tchadiennes aux mains nues posées sur leur tête sont
allées à l’Ambassade de France pour remettre, entre les mains de
l’Ambassadeur en personne, une motion de protestation contre le coup
d’Etat électoral qu’a perpétré le candidat-Président malheureux,
Idriss Déby, avec la complicité de certains Français dont ledit
Ambassadeur pour lesquels la démocratie est un luxe pour les
Africains. Cet Ambassadeur a convoqué un responsable d’un journal de
la place pour lui dire de go:
«Bien
que Yorongar ait curieusement gagné l’élection présidentielle du 20
mai, le gouvernement français décide, en accord avec tous les
candidats que j’ai reçus en audience, de maintenir M. Idriss Déby au
pouvoir quoi qu’il en soit. Inutile d’écrire dans vos colonnes que
Yorongar a gagné puisqu’il en sera ainsi…»..
Voilà les propos désobligeants qui ont révolté les
femmes tchadiennes.
Bien qu’assises à même le sol, les mains posées sur
leur tête, ces femmes pacifiques ont reçu des militaires commandés
par l’éternel Wakaye, des grenades tant offensives que défensives
faisant parmi elles plusieurs blessées graves dont Maître Jacqueline
Moudeïna avocate au barreau de N’Djaména ; Delphine Tarem
Ndoubamadjim kinésithérapeute ; Kaltouma Blane, ancienne candidate à
l’élection législative dans la circonscription électorale de Laï ;
Sidonie Témengdi ; Marie Koumandial Député ; Rahama Nanghodoum ;
Fatimé Boumié ; Denise Dénéyalam ; Rachel Ndoninga ; Ruth Tédibé ;
Thérèse Nadjialdongar ; Achta Mahamat ; Mme Eléonore Touadé épouse
du Président du HCC ; Dina Baalinga Députée etc.
Quand celles-ci ont porté plainte contre les auteurs
de ces coups et blessures subis, elles ont été déboutées par votre
justice aux ordres.
Article
17: La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a
droit à la vie, à l’intégrité de sa personne, à la sécurité, à la
liberté, à la protection de sa vie privée et de ses biens.
Un
exemple contraire à cet article de la constitution pour vous convaincre :
A Komé Ndolébé dans le Logone Oriental, M. Romain
Nodjiban, Joachim Gadjingar et Laougossou sont arrêtés par le
sous-Préfet. Ce dernier ordonne aux militaires à ses services de
donner à chacun d’eux 50 coups de chicote. Quant à Mbaraongal, le
goumier du chef, il a droit à des coups de bâton aux genoux.
Imaginez les dégâts !
Pourquoi ces traitements cruels, inhumains et
dégradants de la part du sous-Préfet de Komé/Ndolébé, M. Ngadana?
Etait à l’origine de ces traitements cruels,
inhumains et dégradants, la perception, somme toute, illégale par le
sous-Préfet, M. Ngadana, des 10% de compensations payées aux
victimes de l’exploitation du pétrole dans le village de Bémou par
ESSO. Comme le sous-Préfet, M. Ngadana n’a pas eu les 10% du village
de Bémou, il sévit sur les pauvres frères du chef de canton
ci-dessus cités pour parvenir à sa fin, c’est-à-dire percevoir, sous
la férule des militaires mis à sa disposition, les 10% sur toutes
les indemnisations reçues par les victimes de l’exploitation du
pétrole. Pour le seul village de Béla, le sous-Préfet Ngadana a
perçu neuf cent mille (900.000) F CFA au préjudice de ces victimes
de l’exploitation du pétrole sur les 9.000.000 F CFA que leur verse
ESSO.
Article
18: Nul ne peut être soumis, ni à des sévices ou traitements
dégradants et humiliants, ni à la torture
Exemple contraire aux dispositions de cet article de la
constitution pour vous convaincre:
Accusé, le 1er mai 2004, par un
commerçant, M. Mahamat Ahmat, d’avoir eu des relations amoureuses
avec sa copine, M.Jusitin Djérayomgodo demeurant à Mannemasse dans
la sous-Préfecture de Gagal (Mayo-Kebbi) est ligoté et passé à tabac
par les gendarmes de la brigade de Salamata parce qu’il n’a pas les
moyens de payer leur déplacement jusqu’à son village (voir son état
sur la photo publiée par N’Djaména-Bi-Hebdo n°788 du 26 au 28
juillet 2004, page 8). «Une taxe» illégalement arbitraire
qu’instituent les militaires, gendarmes et policiers, taxe payée à
la fois par le plaignant et par l’accusé pour arrondir leur fin de
mois, ces pillards habillés en uniforme militaire. C’est depuis
l’avènement de votre régime que cette taxe a vu le jour. Et pour
cause !
En effet, deux gendarmes de la brigade de la
gendarmerie de Salamata se rendent au domicile de M. Justin
Djérayomgodo pour se saisir de sa personne. Conduit à cette brigade,
ce dernier a eu droit de la part du gendarme Yaya Khalil et son
compagnon à des sévices, traitements dégradants et humiliants, à la
torture prohibés pourtant par l’article 18 de la constitution taillé
à votre mesure. Comment se recrutent les gendarmes sous votre
régime ? Comme vous le savez, les postes de commandant de brigade
s’achètent par les intéressés ou bien votre gouvernement y nomment
des parents ou alliés pour leur permettre de s’enrichir sur le dos
des populations sans défense. Ainsi nommé, le commandant de brigade
recrute à son tour soit dans sa famille soit dans des Féricks des
bergers-nomades les proches pour constituer l’effectif de sa
brigade. Il étoffera sa brigade en faisant venir ses parents d’un
lointain village d’Iriba, de Biltine, de Bahaï ou de Fada. La boucle
ainsi bouclée les populations locales sont prises en otage, pillées
et rackettées. C’est la raison pour laquelle mêmes les plus petits
villages sont dotés des brigades de gendarmerie. Toute plainte
dressée contre les auteurs de ces pratiques n’ont jamais abouti. De
même, les sanctions contre eux ne sont jamais prises parce que
l’objectif est constant : chasser les populations de leurs villages
pour faire place aux colonies de peuplement des bergers-nomades.
Article 19: Tout individu a droit au libre épanouissement de sa
personne dans le respect des droits d’autrui, des bonnes mœurs et de
l’ordre public.
Article
20: Nul ne peut être tenu en esclavage ou en servitude.
Exemples
contraires à ces deux articles de la constitution pour vous
convaincre:
1)- Les beaux-parents du chef de l’Etat, son oncle
Mahamat Salet Brahim qui commande la garde nationale et nomade
possèdent des esclaves. Plusieurs interpellations à cet effet, sont
restées et demeurées sans suite
Par
exemple, le 23 février 2001, j’ai adressé à votre gouvernement une
interpellation à propos des esclaves des parents du chef de l’Etat à
Batadjana.
«Monsieur,
En plein
troisième millénaire, le «général» Mahamat Salet Brahim, commandant
de la GNNT et non moins oncle de M. Idriss Déby, chef de l’Etat,
réduit des compatriotes en esclaves qu’il assigne à Batadjana.
En
effet, selon des informations dignes de fois, cet homme a réduit en
esclavage les enfants tchadiens et nigériens arrachés à leurs mères
et déportés à Batadjana, village du beau-père de ce dernier et d’Idriss
Déby.
1)- Par
exemple pour le gamin ngambaye arraché à sa mère à Moundou par le
« général» Mahamat Salet Brahim. Pour se donner bonne conscience,
celui-ci se fait délivrer un acte d’adoption par l’un des
Sous-Préfets de Moussoro dont je tais les noms. Cet acte d’adoption
lui a permis de donner à ce gamin ses noms Mahamat Salet Brahim
auxquels il ajoute le prénom d’Ousman. Il l’a emmené à N’Djaména. Et
j’ai failli discrètement le rencontrer lors de son dernier séjour,
malheureusement le «général» le ramène plus tôt que prévu à Moussoro.
Il faut relever que le «général» le fait incorporer dans la GNNT en
1995. Depuis son incorporation, c’est la femme du «général», sœur de
l’épouse du chef de l’Etat qui touche le salaire d «Ousman» qui ne
parle plus la langue ngambaye.
Aux
dernières nouvelles, «Ousman» convoie depuis quelque temps, sous la
direction du frère du «général» nommé Fadoul Salet Brahim, les
troupeaux de chameaux, bœufs et moutons d’icelui au Soudan pour les
mettre à l’abri pour toute éventualité. La guerre avec le MDJT
oblige.
2)- Un
autre enfant originaire de Bousso nommé Abaye dit Baï est réduit en
esclave par le «général» Mahamat Salet Brahim et relégué à ses
services et à ceux de la population de Batadjana dont le chef n’est
autre que son beau-père. Comme tant d’autres esclaves, le tendon
gauche d’Abaye dit Baï est coupé pour l’empêcher de fuir.
3)- Un
enfant normal arraché à sa mère au Guéra, rendu sourd par les
traitements cruels et inhumains qu’il a subis est l’esclave du chef
de canton de Batadjana, M. Abdérahman, beau-père du chef de l’Etat,
M. Idriss Déby.
4)- Un
enfant nigérien arraché à ses parents, déporté à Batadjana, réduit
en esclavage et surnommé Niger est, quant à lui, au service du fils
du chef de canton, M. Abakar Abdérahman, fils aîné du chef de canton
de Batadjana et frère aîné de l’une des épouses du chef de l’Etat,
M. Idriss Déby. Niger est chargé de puiser de l’eau pour la
population de Batadjana. Une fois, il s’est évadé de Batadjana en
prenant la direction de son pays, le Niger. Mais, il est rattrapé
par les populations du village voisin et ramené à Batadjana à son
propriétaire etc.
5)- Un
enfant arraché à sa mère au sud du pays nommé Issa et relégué à
Dagdagou est la propriété du «colonel» Abakar Choua, commandant du
Centre d’instruction militaire de Moussoro. Il s’occupe des
troupeaux de chameaux de ce dernier.
Tous ces
gamins esclaves dont le rôle est de garder les troupeaux de
chameaux, de bœufs et de moutons, de puiser l’eau, piler le mil etc.
Ils sont tous incorporés dans la GNNT. Naturellement leurs salaires
sont perçus à la fin du mois par les femmes de leurs maîtres.
6)- Plusieurs dizaines de personnes originaires du Kanem,
Chari-Baguirmi, Lac, Batha etc. dont les troupeaux de chameau, de
bœufs, de chèvres et de mouton sont pillé par le «général», sont
arrêtées, reléguées dans la prison privée de ce dernier à Batadjana
et réduites en esclavage pour servir celui-ci et les populations de
ce village. Parmi elles, une quarantaine dont je détiens la liste
nominative ont réussi à prendre la poutre d’escampettes. Parmi elles
on peut citer nommément
1)-
Hacky Mahamat Hissein,
2)-
Mahamat Youssouf,
3)-
Chidi Choua Abakar,
4)- Issa
Hassan Moussa,
5)-
Mahamat Alhadj Eliza
6)-
Moussa Mahamat Nour
7)-
Mahamat Saleh War
8)-
Abderaman Adoum Ali
9)-
Mahamat Hacki Saleh
10)-
Mahamat saleh Hassane
11)-
Abakar Hassan Oumar
12)-
Abderaman Moussa Outocdr
13)-
Abderaman Mahamat Issa
14)-
Adoum Djibrine Mbodou
15)-
Moussa Issa Mahamat
16)-
Adoum Hassane Taher
17)-
Brahim Taher Abderaman
18)-
Kella Akouna Adoum
19)-
Bechir Djosbo Abderhaman
20)-
Galmai Draya Barka
21)-
Youssouf Hardne Hassan
22)-
Minaï Mahamat souleyman
23)-
Alhadj Youssouf Moussa Adoum
24)-
Moussa Saleh Dasse
25)-
Abderaman Youssouf Hamit
26)-
Saleh Taher Allatcha
27)-
Youssouf Adoum Soukouni
28)-
Hassan Mahamat Abdoulaye
29)-
Moussa Mahamat Hassan Hagar
30)-
Adoum Mahamat Armine
31)-
Youssouf Dary Koromi
32)-
Mahamat Nour Mahamat Zene
33)-
Haky Tchaï Djibrine
34)-
Bokor Tchaï Djibrine
35)- Issa Tchaï Djibrine
36)- Hassan Abdallah Issa
37)- Mahamat Zoundi Kerima
38)- Mahamat Nour Souleyman
39)- Mahamat Ali Koussoumi
40)-
Youssouf Bara Brahim
41)-
Toura Abdoulaye Souleyman Soumaïne etc
Comme
vous le savez, Monsieur le Premier Ministre, depuis l’entrée des
forces du FROLINAT (FAN, MPS etc.) au centre et au sud du pays,
beaucoup d’enfants ont été arrachés à leurs mères et déportés le
plus souvent au BET, Biltine, et dans une moindre mesure au Ouaddaï,
Kanem, Batha et au Lac. Devenus adultes, la plupart d’entre ceux qui
sont au BET et dans Biltine se voient les tendons coupés par leurs
maîtres pour éviter qu’ils ne s’évadent. Dès que l’on entend le
bruit des véhicules on les éloigne du village. Leur travail est de
puiser de l’eau des puits
Je
tiens, par ailleurs, à vous rappeler qu’à ce propos, j’ai saisi, à
plusieurs reprises, les Ministres de la Défense nationale et de
l’Intérieur des cas analogues. Il vous souvient de l’affaire d’un
bébé arraché à sa mère dans un village de la Sous-Préfecture de Laï
au sujet duquel j’ai interpellé ces deux Ministres avec copies pour
votre information. Ces interpellations comme tant d’autres sont et
demeurent sans suite de votre part et de la part des autres
destinataires notamment du chef de l’Etat.. Oui, comme vous et vos
deux Ministres, le chef de l’Etat est parfaitement au courant de ces
pratiques maintes fois dénoncées de ma part.
Je vous
saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour
faire libérer ces esclaves d’un autre âge sans que leurs maîtres ne
les fassent disparaître sans laisser des traces
Par
ailleurs, je vous informe que plusieurs véhicules de la Présidence
de la République ont sillonné les prisons du sud du pays dans le
dessein de sélectionner les jeunes prisonniers comme chair à canon.
C’est ainsi que le 21 février 2001, plusieurs dizaines de jeunes
prisonniers ont été arrachés nuitamment de leurs cellules à Sarh,
Koumra, Doba, Moundou etc. et déportés à N’Djaména et puis à Tanoua
comme chair à canon…».
Cette
interpellation comme tant d’autres n’a provoqué aucune réaction de
la part de votre gouvernement (cf. le livre du Député Fédéraliste
Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge,
Editions l’Harmattan, 2003, pages137-141).
2)- Dans
la sous-Préfecture de Laï, un bébé est enlevé par les militaires
venus de N’Djaména. Les démarches effectuées, à cet effet, ont été
vaines ainsi que mes interpellations adressées aux Ministres
compétents.
En
voici, une de mes interpellations adressées, le 13 mars 2000, au
Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement:
«Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la
Décentralisation
Objet
:
Interpellation à propos de l’enlèvement, par des militaires
réguliers, de Naguilé Delphine, mineure âgée de deux (2) ans, fille
de Lodia Sina et de Ourmaï Antoine, disparue le 5 Juin 1994
Monsieur
le Ministre,
Le 5
Juin 1994, les éléments de l’armée Nationale ont écumé les brousses
et villages sous prétexte de chercher les codos et ont ouvert le feu
sur la population lors de leur passage dans le village Gaougou dans
le Canton Ndam (préfecture de la Tandjilé).
Pris de
panique, tout le village a fui. Delphine était attachée au dos de
son grand frère qui, naturellement, fuyait comme les autres, avec
sa cadette. Malheureusement au cours de la fuite, la petite Delphine
était tombée. N’ayant pas le temps de revenir chercher sa cadette,
son grand frère a continué son chemin de vie. C’est ainsi qu’elle a
été récupérée par les forces armées nationales. Depuis cette date
sus mentionnée, les parents n’ont aucune nouvelle d’elle. Les signes
qui vous permettront d’identifier la mineure sont les trois (3)
cicatrices qu’elle porte de chaque côté de la joue et sur le front
.
Nous
vous rappelons à toutes fins utiles que c’est Monsieur Djidi Bichara
qui était à cette époque le préfet de la Tandjilé .
Nous
avons l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre les
dispositions nécessaires pour faire la lumière sur la disparition de
cette fillette afin de consoler les parents.
Une
réponse prompte de votre part nous obligerait…»
Je n’ai
jamais reçu aucune réponse de la part de ce Ministre de l’Intérieur
et pour cause !.
Combien
d’enfants sont arrachés à leurs mamans aux fins de les asservir ?
Combien d’adolescents et d’adultes sont arrachés dans les villes et
villages dans le dessein de les asservir, les rendre esclaves ?
Article
21: Les arrestations et détentions illégales et arbitraires sont
interdites.
Des
exemples contraires aux dispositions de cet article de la
constitution pour vous convaincre.
Le 20 juin 2004, deux bergers-nomades à cheval et
armés des sabres et des flèches sont arrivés à Kouloum dans le
canton Gama (sous-Préfecture de Guidari). Hurlant comme des
forcenés, ils se mettent à envoyer leurs flèches dans toutes les
directions tuant Guidemsengar, Paul Ngartodate etc., et blessant
plusieurs personnes dont MM. Maldongar et Ngarhossopeureu
actuellement en soins au dispensaire de Gama. La réaction des
villageois attaqués étant immédiate, les deux agresseurs ont été
tués à savoir Aman et Hassane Mahamat. La gendarmerie de Guidari qui
s’est portée sur le lieu procède aux arrestations de toutes les
personnes qu’elle trouve sur son chemin. Parmi les personnes
arrêtées, on peut citer M. Misdongar, Eloi Nanadjingar, Emmanuel
Ngassingadji, Francis Natoïngar, Léon Ngaryelkaré etc.
La drogue et l’argent trouvés sur les cadavres ne
sont pas mentionnés sur le procès-verbal établi par la brigade de
gendarmerie de Guidari. Connu pour ses pratiques malsaines et
inhumaines sur les prisonnières, ce commandant de brigade enlève
les tôles des villas de la Cotontchad pour construire ses maisons à
Laï et dans son village situé non loin de là. Bien plus grave, ce
dernier se livre à des sévices sexuels sur les prisonnières comme
lorsqu’il était commandant de brigade à Béboudja. Sa détention à la
prison de Moundou suivie d’un procès au Tribunal de cette ville,
intenté par deux de ses anciennes prisonnières à Béboudja n’a aucun
effet sur lui.
Selon les informations en ma possession, ces
bergers-nomades ont commis les mêmes forfaits dans le canton Sama
(sous-Préfecture de Madana -Logone Oriental -).
Le
comportement inacceptable des militaires et des gendarmes vis-à-vis
des Tchadiens et plus particulièrement vis-à-vis des populations
villageoises prouve que la constitution est un torchon pour certains
tchadiens au-dessus des lois et appliquée rigoureusement aux autres
sans protection.
Dans
la matinée du 5 juillet 2004 à Maïngoné canton Kariade-Boum à Gama,
situé à 7 km de la Sous-Préfecture de Guidari, dans le département
de la Tandjilé Est, deux frères ont été victimes des menaces de mort
proférées par les militaires du détachement à Guidari.
II
ressort que les militaires de ce détachement en déplacement, sont
arrivés au village de Maïngoné. Ils s’arrêtent dans ledit village et
tentent de prendre par la force une chèvre et un coq qui leur ont
échappé.
En
poursuivant la chèvre et le coq, ils sont tombés sur deux frères qui
se reposaient dans la cour de leur maison. Ils ont demandé à ces
deux frères habitants de Maïngoné , pourquoi ont-ils refusé de se
lever pour les saluer pendant leur passage. En réponse à cette
question, l’un des deux frères, M. Doussongar Ngaornadji a
simplement dit que de part leur position assise dans la cour, ils ne
les ont pas vus passer. Cette réponse n’a pas donné satisfaction aux
militaires, qui ont continué de les menacer. Ensuite, ils ont
commencé à insulter les deux frères dont l’un est malade mental. II
s’agit de M. Ngartorangal Ngaornadji, qui avait également réagi en
les insultant.
En
retour, les deux militaires n’ont pas hésité à les passer à tabac
avant de les conduire devant le chef de canton de Kariade Boum à
Gama. Une fois chez le chef, M. Djimsengar Bangone, ces militaires
nostalgiques ligotent les deux frères (arbatachar), les arrosent
d’eau, les chicotent, les bastonnent, les amendent à verser trente
mille (30.000) francs chacun. Le montant de l’amende n’est pas le
fait hasard, étant entendu que ces militaires sont au courant que
les deux frères viennent de percevoir la pension militaire de leur
père défunt retraité de l’armée française.
Ce comportement des militaires est général et se
pratique sur l’ensemble du pays à l’exception de la seule région de
Biltine dont vous êtes originaire ainsi que le chef de l’Etat et la
plupart de ces militaires, qui ne figurent ni d’ailleurs sur le plan
de bataille ni sur le recensement.
Le 12
février 2001, je vous ai adressé une interpellation relative aux
violations persistantes des droits de l’Homme portés à ma
connaissance notamment à Tapol (Logone Occidental) et à Béboudja
(Logone Oriental)
«Monsieur,
1)- A
Tapol (Logone occidental) :
Tapol,
chef lieu du Poste Administratif du même nom est en butte, voici
pratiquement trois (3) ans, aux violations des droits de l’homme
dont les populations civiles sont des innocentes victimes. En voici,
quelques faits triés sur le volet :
A
l’origine de ces faits, se trouve un parent au chef de l’Etat qui
plus est un analphabète complet, officier de police judiciaire donc
auxiliaire de justice. Il s’agit de l’inamovible et le tout puissant
Commandant de Brigade de la gendarmerie de Tapol, un certain
Abdelkérim. Celui-ci tient son arrogance de l’ethnie Zaghawa dont il
est issu et de la protection de la Présidence de la République dont
il bénéficie de manière permanente. Ces genres de personnages sont
légion dans la gendarmerie, la police et l’armée. Ils reçoivent en
guise de butin de guerre et/ou de la «dia» une portion du territoire
sur lequel ils sont autorisés à avoir droit de vie ou de mort sur la
population et leurs biens pour mieux se servir dans un laps de
temps.
Auteur
de plusieurs exactions maintes fois dénoncées, Abdelkérim est de la
pire gent qui règne sans partage sur le pays par la terreur. Je ne
retiendrais que quelques-unes de ces exactions pour illustrer mon
propos.
Dimanche, 10 septembre 2000, le jour de marché de Tapol, une foule
nombreuse s’est amassée devant la brigade suite à l’arrestation
d’un homme. Des coups de feu sont tirés en l’air pour disperser la
foule. Cette dernière fuit en tous sens. Un bébé, attaché au dos de
sa mère est tombé, piétiné jusqu’à ce que mort s’en suive.
L’affaire est purement et simplement classée par ce Commandant hors
pair qui, du reste, est l’auteur de cet assassinat parfait d’un bébé
innocent.
Mardi, le 19 septembre 2000, le tout puissant Abdelkérim a
fait abattre un homme de l’ethnie Moubi du Guéra et blanchisseur de
son état à Tapol par son frère, qui est en même temps son chauffeur.
Le tout puissant Abdelkérim demande à la population à se débrouiller
pour payer la «dia» qu’il fixe lui-même à 5 millions de F CFA.
Dimanche, 3 décembre 2000, Monsieur Mbaïlassem Donatien, élève en
classe de 5ème au CEG de TAPOL a été arbitrairement
arrêté par ledit Commandant de brigade de TAPOL, Monsieur ABDELKERIM.
Celui-ci soupçonne celui-là de vol pour avoir le malheur de posséder
quelques biens matériels. M. Mbaïlassem a subi toutes les tortures
possibles et inimaginables. Sa tête est couverte de plastique épais
dont le point d’attache se fait dernière la nuque doublé d’une corde
noué autour du cou pour l’étouffer, bastonnades, bras attachés (les
traces sont encore visibles jusqu’aujourd’hui). Le même jour le
Commandant Abdelkérim transporte sa proie à Abi, village de la
victime, perquisitionne son domicile et ramené à Tapol les biens de
celle-ci que sont :
1 (une)
mini-chaîne de musique ;
1 (un)
téléviseur ;
1 (un)
plateau à gaz ;
16
(seize) sacs d’arachide ;
1 (une)
télécommande ;
17 (dix
sept ) cassettes CD,
3 vélos.
La
population qui ne mange pas de ce pain cousu de fil blanc refuse
d’acheter ces biens malgré l’accusation gratuite de coupeur de route
contenue dans le procès-verbal pour justifier le forfait..
Il n’est
pas inutile de rappeler que Mbaïlassem a été fait prisonnier
pendant un mois et cinq jours (1 mois et 5 jours) avant d’être
transféré à Mbaïnarmar pour y être libéré le lundi 08 janvier 2001
sur intervention sans que ses biens lui soient restitués. Oui, sans
aucun procès, les biens de M. Mbaïlassem font l’objet de publicité
de vente aux enchères publiques par le juge de Mbaïnarmar, M.. Mana
HOWEI Jules, comme l’indique l’avis de vente aux enchères publiques
du 17 janvier 2001 signé de Maître Tolnade Maurice en vacances à
Mbaïnarmar .
Il n’est
pas superflu de noter que Mbaïlassem a travaillé avec un expatrié
français au Cameroun pendant 8 ans avant de revenir s’inscrire au
CEG de Tapol à la recherche du savoir.
Jeudi, 1er
février 2001, M. Abdelkérim a fait arrêter et garder pendant 24
heures cinq (5) enfants dont deux gamins parce que, dit-il, ces
derniers ont invité un arabe qui était de passage à venir manger
avec eux. Il ne peut supporter que les «kirdi» demandent à un
musulman de manger avec eux..
Depuis
son arrivée dans la région, le Commandant Abdelkérim fait la pluie
et le beau temps. Selon son humeur, il organise des sorties dans les
villages et quartiers de la circonscription de Tapol pour capturer
bœufs d’attelages, chèvres et moutons, coqs et poules qu’il vend
allègrement ou utilise pour sa propre alimentation personnelle.
Propriétaire d’une Toyota offerte, d’après lui, par le chef de l’Etat
et toujours sans immatriculation, il effectue régulièrement les
allées et venues au Cameroun pour ramener les sacs de farine, de
sucres etc. qu’il vend à Déli ou Moundou.
Un autre
Zakawa, non moins parent au chef de l’Etat et militaire de son état
connu sous le nom de Issa alias «Issa le fraudeur» s’auto-affecte
depuis environ cinq (5) ans à Tapol ne fait que ce commerce illicite
sous l’autorité d’Abdelkérim. Ni le Sous Préfet de Mbaîinarmar ni le
chef de P.A de Tapol ne peuvent rien contre ces puissants
personnages que sont Abdelkérim et son alter ego, Issa «le
fraudeur», car ce sont des intouchables.
Le
dimanche, jour de marché hebdomadaire à Tapol, Abdelkérim et une
dizaine de gendarmes encerclent le marché et arrachent vélos aux
passants, aux paysans qui en possèdent. Et pour récupérer sa
bicyclette, il faut obligatoirement débourser une somme de 7.500 F
CFA.
Se
substituant au chef de canton de Tapol, le Commandant de brigade de
Tapol, Abdelkérim, juge toutes les affaires civiles et pénales
(dots, adultères, crimes etc.). Les amandes et les dommages et
surtout les intérêts qui en résultent n’iront jamais aux plaignants.
Le chef
de PA rackette les paysans 56 sacs d’arachides qu’il stocke chez sa
femme à Bongor.
Les
taxes perçues au marché hebdomadaire par le chef de canton sont
désormais perçues par le chef de PA pour, dit-il, une période de 3
mois comme sa rançon alimentaire.
Lors du
séjour du chef de l’Etat en avril 1999, des centaines de cabris ont
été arrachés gratuitement sur ordre du Sous-Préfet par les chefs
traditionnels à leurs propriétaires par village pour l’accueil de ce
dernier. A chaque passage du Préfet du Logone Occidental, cette
opération est également de mise. Comme à Tapol, le chef de PA de
Laoukassy (Sous-Préfecture de Mbaïnarmar) exige un cabri par village
pour sa consommation pendant le jeûne de ramadan. Naturellement, les
chefs des cantons en profitent pour se servir sur les dos des
populations sans défense. En cas de protestation de la part de ces
victimes de rackets, elles sont purement et simplement emprisonnées.
Comme il
fallait s’y attendre, les habitants des villages tels que Abi, Ndoro
I et II, Mbidougpu, Argao, Bouado I , II et III fuient massivement
au Cameroun voisin à la recherche d’un cadre de vie plus humain et
plus fraternel.
Est-ce
l’objectif selon lequel il faut renvoyer au Cameroun et en RCA tous
ces mangeurs de rats dont les ancêtres sont importés de ces pays
voisins pour la culture du coton ?
Oui, cet
objectif est partagé dans une large mesure par tous ceux qui
gouvernent notre pays ou se réclament comme tels.
Pour
preuves, quelques cas des petits-fils de ces mangeurs de rats venus
des pays voisins :
-
Gata Ngoulou, Secrétaire Général de la BEAC est débarqué et
remplacé par un pur-sang parce qu’il est le fils des mangeurs des
rats de Kyabé (Moyen-Chari);
-
Nguéto Yambaye Tiraïna reçu au test et nommé Directeur
Général du Fonds d’entretien routier (FER) avant d’en être débarqué
quelques jours plus tard comme un malpropre parce qu’il est le fils
des mangeurs des rats du Moyen-Chari;
-
les mangeurs des rats et fils des cotonculteurs du Logone
et du Moyen-Chari comme Diondo Tossem et Koblar Djérang Hortense du
Logone, Nguéyam Djaïbé du Moyen-Chari de la BDT successivement
Directeurs Généraux ont été débarqués et remplacés par des pur-sang
ou bien pour faire place nette aux pur-sang chargés de mener à bon
port la contrefaçon et le blanchiment de la fausse monnaie ;
-
Ndomnabaye Béringar Maïna et Joël Oulatar reçus au test
organisé par l’ATETIP n’ont pas été recrutés parce qu’ils sont des
mangeurs des rats et descendants des cotonculteurs du Logone et du
Moyen-Chari;
-
les mangeurs des rats du Logone et de la Tandjilé à savoir
Batingar et Modé Asméngar nommés respectivement Directeur Général et
Directeur Technique à la suite d’un test international sont limogés
de l’ATETIP pour faire place nette au pur-sang;
-
le rappel et la relégation au chômage de Ndougonan depuis
1995 pour se disposer du temps afin de régaler de ses rats du
Moyen-Chari;
-
Sept (7) médecins enseignants à la faculté de médecine
originaires du Logone, Mayo-Kebbi et du Moyen-Chari sur 14
signataires d’une pétition adressées au Ministre mangeur également
des rats à savoir Dr Grâce Kodindo, Dr Djimet Iby Langtar, Dr
Bessané Crispin, Dr Rohingalaou Ndoundo, Dr Ndeikoundam Ngangro
(celui-ci bien que militant du MPS), et Dr Abourma Kéfas ainsi que
M. Nguémadjingaye Hougoto sont renvoyés respectivement des facultés
de médecine et des sciences pour faire place nette à la
géopolitique chère au chef de l’Etat parce que, dit ce dernier, ils
sont des mangeurs de rats et descendants des cotonculteurs du Logone
et du Moyen-Chari;
-
le limogeage et le remplacement de l’un des rares
ingénieurs de conception des eaux et forêts, M. Mouga Masdewel, du
projet Biodiversité au Ministère de l’environnement obtenu de haute
lutte intellectuelle et ce, à la suite d’un test parce qu’il est le
fils des mangeurs des rats du Logone ;
-
le remplacement de Henri Moussa Tcha comme candidat au
poste de secrétaire général adjoint de l’OUA parce qu’il est né des
cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de la Tandjilé;
-
Djamon Domkréo, Directeur Financier des TIT débarqué de son
poste a fini en prison parce qu’il est descendant des cotonculteurs,
somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi);
-
Alhoki Blamkakou, Directeur Général de l’ONPT et Cogérant
des TIT viré et réduit au chômage parce qu’il est fils des
cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi);
-
Félix Mouganodji nommé agent comptable de l’ANAT est
débauché de son poste sur intervention d’une des épouses du chef de
l’Etat auprès du Ministre des TP et remplacé par un pur-sang parce
que Félix Mouganodji a la malchance d’être né dans la famille des
cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats du Logone ;
-
le mangeur des rats du Logone Djéndei Mbaïnda du projet GTZ
d’Abéché est renvoyé pour faire place à un pur-sang revenu
fraîchement des études ;
-
La loi des Finances de 1998 autorise le Ministère de l’Eau
à intégrer 30 cadres forestiers, mais ce sont les agronomes pur-sang
qui sont intégrés à leur place parce qu’ils sont nés des mangeurs
des rats du sud et du centre ;
-
La suspension du mangeur des rats du Moyen-Chari,
Tamkimadji Jean, Directeur Général de l’ANAT, pour avoir osé
résister, le 9 février 2001, à l’injonction du Ministre des TP de
nommer Directeur administratif et Financier son parent Mahamat Taher,
dont le recrutement comme stagiaire est imposé en janvier 2001 etc.
Les
représentants de la Banque Mondiale, du PNUD, en
un
mot
des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux s’y sont
également mis en utilisant des subterfuges pour libérer des postes
occupés par des mangeurs des rats au profit des pur-sang. Les
entreprises publiques, les projets financés par les bailleurs de
fonds sont aux mains des membres du clan aux compétences douteuses.
Bien que
cadres et militants du MPS, les mangeurs des rats tels que Etienne
Moïta, Nadjita Beassemal, Adrien Béyom Mallo, Paul Mbaïnodoum,
Koïbla Djimasta, Ouaïdou Glendougsia, Pascal Yoadimnadji,
Laoutegguelnodji Koumtog etc. ont toujours été des balles de
ping-pongs aux mains du chef de l’Etat et de son groupe du premier
cercle du pouvoir.
Combien
des diplômés sans emploi ont-ils réussi au concours ou au test et
qui du fait qu’ils sont des mangeurs de rats ont purement et
simplement été remplacés par des pur-sang ?
Combien
de cadres ayant servi l’Etat meurent de bénignes maladies alors que
les purs soignent les mots de tête en Europe ?
Combien
de jeunes Tchadiens ayant réussi au concours et qui se sont vus
remplacer par d’autres pur-sang ?
Combien
de Tchadiens de retour des mêmes études avec les mêmes diplômes sont
intégrés au détriment des autres parce qu’ils sont de la «race
arienne» ?
La liste
est longue, très longue tant pour les cadres du sud, de l’est, du
centre et de l’ouest du pays victimes de cette politique
d’exclusion.
2)-A
Béboudja (Logone Oriental) :
Le nouveau Sous-Préfet de Béboudja, M. Ngaré Adda, un repris
de justice pour vol qualifié se vante d’être nommé à Béboudja sur
exigence personnelle du chef de l’Etat pour tordre le cou à Yorongar
et à ses parents comme me l’avaient, déjà fait en juillet 1996,
Madjimbang Joseph Mbaïda alors conseiller spécial du chef de l’Etat,
Ngarboudjim Jacob Médeur alors sous-Préfet de Béboudja, Loledé Silas
Beurré, Instituteur et militant du MPS, Ndoussoussi Dobéhoudou alias
Ndoussou, planton au Ministère de la Santé et militant du MPS,
Pierre Dabo, commis aux écritures au cinquième Arrondissement
Municipal de N’Djaména etc.
Son adjoint muté par décret dans le Mayo-Kebbi est maintenu
le lendemain de la diffusion de ce décret par un autre décret sur
intervention conjuguée du chef de l’Etat et du Préfet du Logone
Oriental. Pour inaugurer son maintien à Béboudja, il se rend
nuitamment à Miandoum pour sermonner le chef de canton de construire
la mosquée comme à Mbikou et à Donia. Avant que ce dernier ne
réponde, il ordonne à son garde du corps de le passer à tabac. C’est
ce qui fut fait avec beaucoup de sadisme.
Par ailleurs, non content de s’en tenir à l’autorisation des
nomades, qui lui gardent son bétail issu de la corruption d’occuper
le collège de Mbikou, il taille un territoire le long du fleuve
allant de Mbikou à Béboudja pour ces derniers avec interdiction aux
paysans de s’y hasarder.
Il menace de réserver à tout contrevenant à ses décisions le
sort qui a été réservé tout dernièrement au paysan et non moins
ancien combattant de Goundi, son fils et son frère abattus et liés
chacun par un fil à un cheval qui le traîne par terre sur plusieurs
km
Un dossier sur cet horrible crime crapuleux perpétré par des
nomades à Goundi a été remis par mes soins au Ministre de
l’Intérieur.
A Komé-Ndolébé, un préposé d’ESSO et ledit adjoint au
Sous-Préfet pratiquent la colonie de peuplement précisément à Danmadja
comme je l’avais déjà mentionné dans une de mes interpellations
adressées au Ministre de l’Intérieur avec copie à votre sagacité.
Aujourd’hui, il saute le pas en accordant à ces nomades un sultanat
de Bédia comme ce fut le cas des nomades de Mbikou...
Le Préfet du Logone Oriental à Doba justement, cet ancien
agent d’Air Tchad en Arabie Saoudite connu pour sa cupidité et ses
mensonges grossiers, vous a menti et induit en erreur lors de votre
interpellation à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la motion
de censure déposée contre votre gouvernement.
En effet, je confirme solennellement que contrairement à la
note que ce Préfet vous a subrepticement glissée dans le creux de
vos mains pendant cette interpellation pour vous dire que Emile
Bassa n’a pas mené campagne d’intimidation dans la Sous-Préfecture
de Béboudja, je vous conjure d’ordonner une enquête si cet Emile
Bassa, ancien agent des curés coupable de vol chez ces prêtres et
agent de la DDS à Béboudja aux mains pleines de sang n’a pas
sillonné pendant un mois toute la Sous-Préfecture de Béboudja à bord
d’une voiture militaire conduite par un militaire pour intimider les
chefs traditionnels et les populations de cette circonscription?
Ces quelques faits triés sur le volet pour étayer mon propos
sont des pratiques courantes sur l’ensemble du territoire national.
Comme
vous le savez aussi bien que moi, le pays est pris en otage par le
clan Déby…».
Puis, le
22 février 2001, je vous ai interpellé à propos des violations des
droits de l’homme encore à Tapol et Béboudja.
«Monsieur,
Dans
notre précédente lettre du 12 février 2001, je vous ai relater avec
force détails les violations persistantes dans le PA de Tapol (Sous-Préfecture
de Mbaïnarmar).
Il nous
est rapporté ce qui suit :
1)- Le
chef d’antenne de l’ANS de Mbaïnarmar remet une arme de guerre à un
certain Bouba pour couper les routes moyennant partage des produits
issus de ces activités illicites.
Pris en
flagrant délit ces jours-ci, ce dernier est déféré devant le juge de
paix de Mbaïnarmar.
Le
commanditaire des coupeurs des routes de la région, chef d’antenne
de l’ANS, tente, dans un premier temps, de corrompre le Sous-Préfet.
Celui-ci lui décline l’offre en disant que l’affaire relève de la
justice.
Puis, il
s’est rendu chez le juge de paix avec 100.000 F CFA pour le
corrompre afin d’obtenir la libération du coupeur de route, sieur
Bouba. Le juge lui répond également que l’affaire est transférée au
Procureur de la République à Moundou.
Ne
s’avouant pas vaincu, il monte précipitamment à Moundou pour
demander l’intervention du Préfet.
Aux
dernières nouvelles, le commanditaire des coupeurs de routes de
Mbaïnarmar négocie son déplacement de cette localité, démarche qui
serait en bonne voie.
2)- Un
commerçant Moubi habitant à Laou-Beissa (Mbaïnarmar) s’est rendu au
Cameroun avec cinq (5) ânes pour s’approvisionner en marchandises
diverses dont le sucre. Il a eu comme compagnons de route des
commerçants ouaddaiens résidant à Méndoubadoui (Mbaïnarmar). Une
fois ces commerçants se sont séparés, le pauvre Moubi est abattu,
non loin de là, de trois balles dans le canton Tapol.
De
retour du baptême chrétien de Tapol, les choristes découvrent le
corps du commerçant moubi gisant dans le bain du sang. En bons
citoyens, ces derniers sont allés le signaler à leur chef de village
de Laou-Beissa. Celui-ci informe la Brigade de la gendarmerie de
Tapol. Mais, que n’a pas été leur surprise d’être accusés par la
Brigade d’être les auteurs du meurtre. Ils sont embastillés y
compris leur chef de village. Il a fallu des interventions pour
faire libérer les pauvres choristes …».
Combien
d’interpellations vous ai-je adressé ou adressé à vos Ministres à
propos des violations des droits de l’Homme ?.
Article
22: Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire s’il
ne tombe pas sous le coup d’une loi pénale en vigueur.
Quelques
exemples contraires aux dispositions de cet article 22 de la
constitution pour vous convaincre:
1)- Lors du conflit qui a opposé les éleveurs-nomades
aux paysans autochtones le mois dernier, les gendarmes stationnés à
Mbikou n’ont pas été neutres comme le prétendent certaines
personnes. Sous leur protection, les bergers-nomades font brouter le
mil dans les champs de Djérabé Mbaïssirem et tant d’autres à Madana.
Quand Djérabé Mbaïssirem proteste contre cet odieux acte criminel,
l’un des bergers lui envoie une flèche qui le rate de justesse. L’un
des gendarmes qui se trouve derrière le nomade dégaine sont
Kalachnikov pour abattre Mbaïssisem quand un autre gendarme
samaritain l’en empêche en lui arrachant son fusil. N’étant pas
resté là, ledit gendarme protecteur envoie en direction de M.
Djérabé Mbaïssirem une grenade qui ne l’a pas atteint. Celui-ci a eu
la vie sauve parce qu’il a fui à temps. Toutefois, étourdi, M.
Djérabé Mbaïssirem sera transporté de nuit à Mbikou où il sera
présenté au chef de canton qui ordonne qu’on le soigne et qu’on le
ramène chez lui pour lui éviter le pire de la part des gendarmes
vengeurs. De retour de leur épopée à Madana, les gendarmes procèdent
à l’arrestation de toute personne qui se trouve sur leur chemin. Il
en est ainsi de Hondé Ndohoudou de Madana. De même, pour le simple
fait de détacher la vache de M. Doumhel Yohorndillaou qui vient de
mettre bas et la faire fuir en brousse de peur que cette vache ne
soit arrachée par les bergers-nomades et les gendarmes, M. Nérando
fils est arrêté. Menottés avant d’être transportés à Mbikou, MM.
Hondé Mbaïssirem et Nérando fils sont transférés à Doba où ils sont
actuellement en prison sur ordre du commandant de compagnie.
Sont-ils en vie ou portés disparus ? Dieu seul le sait. Adoum Salet,
l’instigateur de ce conflit a offert trois bœufs et une certaine
somme d’argent pour tenter de se soustraire à la justice. Il a fallu
le commandant de groupement venant de Moundou pour procéder à
l’arrestation de Adoum Salet et ses complices.
2)- Le 9 juillet 2004, M. Doumyom Crids, responsable
de la barrière de pluie à Béndankara à la sortie de Béboudja pour
Moundou, a eu une simple querelle avec sa femme. Informé, le Maire,
M. Nétoloum Bétolngar va voir le sous-Préfet pour lui demander
l’arrestation de M. Doumyom parce qu’il est considéré comme militant
fédéraliste. C’est ce que fait le sous-Préfet, M. Pierre Ngarmian.
C’est le 26 juillet 2004, que le sous-Préfet ordonne la libération
de M. Doumyom moyennant 15.000 F CFA d’amende pour lui et 12.000 F
CFA pour le commandant de brigade soit 27.000 F CFA.
3)- A Beissa dans la sous-Préfecture de Laoukassy (Mbaïnarmar),
un éleveur qui garde le troupeau de bœufs appartenant à un
responsable de la gendarmerie à Moundou a fait paître dans le champ
de mil du chef de canton dudit par ce troupeau. Convoqué par le chef
de canton, qui, du reste, est le suppléant du Député Job Tapol du
MPS. Refusant de déférer à cette convocation, l’employé
berger-nomade nargue le chef de canton député suppléant MPS.
Celui-ci le fait arrêter par ses «goumiers». Informé, le commandant
de brigade de Laoukassy puis le sous-Préfet de cette localité
convoquent à tour de rôle le chef de canton. Refusant à son tour de
se déférer à ces convocations, le chef de canton se barricade chez
lui. Deux gendarmes envoyés par le sous-Préfet et le commandant de
brigade de la gendarmerie de Laoukassy pour l’arrêter n’ont pas
réussi à lui mettre la main dessus. C’est ainsi que le sous-Préfet
rend compte au Préfet à Moundou qui fait le déplacement pour se
rendre compte que la population prête main forte à son chef de
canton pour résister. Lesquels chef de canton et population ont
exigé le départ de l’éleveur employé du responsable de la
gendarmerie de Moundou.
4)- Le 28 avril 2002, j’ai adressé au Ministre de
l’Intérieur de votre gouvernement une interpellation à propos du
comportement scandaleux du chef de canton de Béboto avec la
complicité du sous-Préfet de Béboto (Logone Oriental) :
«Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité
Objet : Interpellation à propos de la razzia perpétrée à Békombé
(Canton et Sous-Préfecture de Béboto) par le chef de canton en
intelligence avec le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.
Monsieur,
En
complément de notre précédente interpellation à propos de la razzia
des populations de Goré par le Sous-préfet de Goré (Logone Oriental)
et des populations de Béboudja par les autorités administratives et
militaires, nous avons l’honneur de vous interpeller à propos de la
razzia analogue perpétrée à Békombé par le chef de canton de Béboto
(Sous-Préfecture de Béboto) avec l’appui du commandant de Brigade et
sous l’œil complice du Sous-Préfet du lieu dit.
Le
code pénal et la constitution disposent que la faute est personnelle
et ne saurait être collective. Or comme à Goré, à Béboudja et sur
l’ensemble du territoire, les dommages et intérêts d’une infraction
sont payés par le village voire le canton.
C’est
ainsi que pour un cas de vol d’un bœuf dans un Férrick des nomades
au préjudice de M. Idriss Abdoulaye dont le présumé coupable en la
personne de M. Merci Armand est identifié et non encore jugé, les
militaires venus de Béboto ont mis à sac le village de Békombé
successivement les 29 mars 2002 et le 1er avril 2002.
Voici le détail de cette razzia d’un autre siècle conduite par M.
Bade Seth, représentant du chef de canton, M. Yossanéngar Enock
assisté de l’Officier de police judiciaire et le commandant de
Brigade de la gendarmerie en personne:
-
M.
Djimradé Corneille, grand-père du présumé voleur est dépossédé de 3
sacs et demi de mil ;
-
Yotokoum
Mohedjia, vieille femme du village qui n’a rien à voir avec cette
affaire est dépossédée de 4 sacs et demi de mil ;
-
Yossolem
Nicolas qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de 4
sacs de mil et un sac de sésame;
-
Djimassal Théophile qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage en plus de ses 6.000 F
CFA ;
-
Madjiadoum Fortune, beau-père du présumé coupable est dépossédé de
ses trois sacs du mil ;
-
Nelta
Adolphe qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son
seul sac de mil ;
-
Massengar Fernand qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de son seul bœuf d’attelage ;
-
Mbaïsseguem Nestor qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de ses 2 sacs de mil et de ses 6.000 F CFA;
-
Nadjibeye Justin qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de son seul sac de mil ;
-
Danebé Samuel qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé
de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 10.000 F CFA ;
-
Dingammadji Chérubin qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 32.000 F CFA.
-
Doumdom Sathurin qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de ses 6.000 F CFA ;
-
Djasné Blanchard qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de ses 2 sacs de mil ;
-
Panséal Gélase qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé
de ses 2 sacs de mil, de sa lampe torche et de ses 1.500 F CFA ;
-
Dingamnayal Mathieu qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de sa seule chèvre ;
-
Dingamnayal Patrick qui n’a rien à voir avec cette affaire est
dépossédé de son sac de mil et de ses deux sacs d’arachides ;
-
Guéal
Ascension qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de
son seul sac du mil (sorgho) et de ses 3 sacs de pénicillaire etc.
Nous
vous saurions gré des dispositions que vous voudrez bien prendre
pour faire restituer à leurs propriétaires tous ces biens
illégalement arrachés par le chef de canton et le commandant de
Brigade pour un seul bœuf volé…».
Article
23: Nul ne peut être arrêté, ni inculpé qu’en vertu d’une loi
promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.
Le 15 juillet 1999, j’ai interpellé le Ministre de l’Intérieur et de la
Décentralisation de votre gouvernement en ces termes :
«Certains actes de vos collaborateurs notamment les autorités
administratives, municipales et militaires à l’intérieur du pays
frisent la provocation.
A)- Dans
la sous-préfecture de Béboudja :
1)- Par
note de service n°002/SPBBJ/99 du 5 janvier 1999, le sous-préfet
fixe d’autorité la date impérative à laquelle toutes les récoltes
doivent prendre fin pour permettre au troupeau de bêtes des nomades
de paître en toute quiétude. Passé ce délai, tout dégât causé par le
bétail sur les produits champêtres non récoltés seront considérés
comme normaux et par conséquent les demandes en réparation formulées
par les victimes seront déclarées irrecevables (…).
2)- Provocations répétées du sous-préfet et de son adjoint :
Passant
de la parole à l’acte, 12 paysans ont été amendés, le 26 janvier
1999, à payer la somme de 151.500 F CFA répartie comme suit :
1)- Alyo
Jean-Pierre = 17.000 F CFA
2)-Nadjimbaye
Emmanuel = 11.000 F CFA
3)-
Bételngar Innocent = 11.000 F CFA
4)-
Djimadoum Gaston = 11.000 F CFA
5)-
Ngarnadji Antoine = 6.500 F CFA
6)-
Ngaryo Eloi = 17.000 FCFA
7)-
Mbaïdanoum Eloi = 17.000 F CFA
8)-
Alladoum Justin = 17.000 F CFA
9)-
Mékonbé Elie = 11.000 FCFA
10)-
Mberdoum Sylvain = 11.000 F CFA
11)-
Mbaïnaïsssem Marc = 11.000 F CFA
12)-
Mbaïdanoum Antoine = 11.000 F CFA
3)- Les rackets opérés par les militaires au préjudice des
paysans :
Les
militaires et autres gendarmes stationnés à Béboudja rackettent les
populations. Ainsi, à bord de leurs véhicules, ils sillonnent les
villages pour piller ces populations sans défense et ce, sous menace
d’armes. Y passent bicyclettes, vivres stockés dans des greniers,
cabris, moutons, vaches et bœufs d’attelage des paysans etc.
4)- Vaste escroquerie organisée par le repris de justice,
Monsieur Ali DAROUNGAR, Président du conseil de gestion de la
commune de Béboudja :
a)- Le
Président du comité de gestion de la ville de Béboudja organise une
vaste escroquerie contre les populations. Sous prétexte que le chef
de l’Etat le lui recommande, il collecte des cartes d’identité des
personnes habitant la ville de Béboudja et des populations des
villages environnants (Dangdili, Bemboura etc.), qui, du reste, ne
relèvent pas de son autorité.
En
échange de 1.850 F CFA dont 100 F CFA pour la photocopie de la carte
d’identité, 750 F CFA à titre d’adhésion au MPS et 1.000 F CFA de
cotisation par carte pour entretenir le domaine privé d’un hectare
qu’il arrache de force à un paysan pour attribuer à M. Idriss Déby,
chef de l’Etat. Ce «maire» spolie ainsi ces populations de Béboudja.
Ce militant débordant, en l’occurrence, le Président du conseil de
gestion fait croire que le chef de l’Etat accorderait un crédit
agricole aux militants forcés que sont les titulaires de ces cartes,
victimes de cette vaste escroquerie.
b)- De
même sans base légale, il perçoit des taxes de toutes sortes dont
les taux sont excessivement très élevés.
N’est-ce
pas un conseil de gestion suppose comprendre plusieurs membres ? Or,
ce dernier décide tout, tout seul, y compris les taux de taxes. Le
rôle du comité de gestion réglementé par ordonnance n°017/PR/85 du
24 juillet 1985 est composé des chefs de service nommément désignés.
En dehors du chef de centre médical, l’inspecteur de l’enseignement
élémentaire et le représentant des commerçants, les autres services
dont les chefs cités à l’article 5 de cette ordonnance n’existent
pas à Béboudja. Ce qui ouvre la voie à l’abus d’autorité et au
détournement du pouvoir voire à l’escroquerie d’une grande échelle.
Sur dix (10) membres ayant voix délibérative, trois (3) seulement
sont présents à Béboudja. Le quorum est-il atteint pour délibérer
valablement comme le prévoit l’article 11 de l’ordonnance
susmentionnée ? Avez-vous été avisé des réunions et sessions, somme
toute, illégales (dernier alinéa de l’article 9 de l’ordonnance) ?
Les procès-verbaux sont-ils établis et soumis à l’autorité de
tutelle (Préfet qui les transmet au ministre de l’Intérieur) ?
Sont-elles oui ou non nulles les décisions dites du comité de
gestion de la ville de Béboudja au regard de l’article 18 de cette
ordonnance etc. ?
Autant
de questions auxquelles les réponses s’imposent de votre part.
c)- Le
budget primitif de l’exercice 1999 de la commune de Béboudja
prétendument adopté est nul de plein droit (cf. note de présentation
du 15 juillet 1999) pour violation des lois citée ci-dessus
notamment pour défaut de quorum, pour défaut, entre autres, des
signatures des membres du comité (article 14 de l’ordonnance)
signatures devant être apposées sur les procès-verbaux des
délibérations 001/PLOR/CB/SG du 23 avril 1999 portant tarification
des taxes et impôts, n°002/PLOR/CB/99 du 14 juin 1999 portant
fixation de jeton de présence, n°003/PLOR/CB/SG/99 du 14 juin 1999
portant adoption du budget etc.
Au lieu
de déclarer nulles ces délibérations (article 18 de l’ordonnance),
vos services versent dans la nullité absolue en révisant ledit
budget de 41.589.000 F CFA en baisse (21.000.000 de F CFA environ)
avant de le soumettre à votre approbation. De quel droit ?
d)- Il
fait imprimer des carnets de taxes par exemple de bicyclettes à
1.000 F CFA à Moundou. Une fois à Béboudja, il perçoit 1.500 F CFA.
Monsieur
le Ministre,
Ces
observations sont aussi valables pour tous les budgets de toutes ces
communes créées à profusion pour placer cette gent de militants
voraces et cupides notamment à Binder (l’hebdomadaire NDjaména-Hebdo
n°387 du 22 juillet 1999 sous le titre « La république des
commandants de brigades».
e)- Le
Président du Comité de gestion vend les terrains comme on vend des
cacahuètes ou du pain au marché. Il se promène avec cette fiche (…)
pour proposer les terrains moyennant argent (généralement 6.000 F
CFA le terrain à titre d’avance et ce, sans aucun reçu). Il emmène
avec lui ici à N’Djaména ces fiches qu’il écoule comme des petits
pains.
Nous
avons des preuves de cette vente « à la criée » dont le montant
varie suivant la surface financière des acquéreurs..
f)- Je
vous rappelle que Monsieur Ali DAROUNGAR, actuellement président du
comité de gestion de la ville de Béboudja, est un repris de justice
qui vient de quitter la maison d’arrêt de N’Djaména en 1991 pour
détournement des deniers publics. N’eut été son adhésion intéressée
au MPS pour le besoin de sa cause, et ce, à la demande de M.
Gatingar Telro Daniel qui l’a recruté à son cabinet au Bureau
exécutif du MPS, il serait condamné, interdit de toute activité
publique et radié de la fonction publique.
De tout
ce qui précède, je vous invite instamment à prendre vos
responsabilités pour rétablir dans leurs droits les victimes par le
remboursement :
-
des amendes illégalement perçues par l’adjoint au
sous-préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie ;
-
des rackets organisés par le président du conseil de
gestion tant pour les cartes d’identité ;
-
des taxes illégalement perçues par ce dernier;
-
des bicyclettes pillées et/ou saisies par des militaires
moyennant taxes et amendes etc.
Afin
d’éviter tout heurt entre les paysans et les bergers nomades, la
note du sous-préfet doit être purement et simplement annulée. Aussi,
pour ne pas cautionner cette escroquerie, vous vous devez de mettre
un terme à de telles pratiques.
B)- Dans la sous-préfecture de Goré :
Des
coupeurs de route militaires dont MM. Moumni et Eigui bien
identifiés par les victimes lors de l’attaque, le 3 février 1999,
entre Bédan (canton Békan) et Timbéri ont été arrêtés, le 4 février
1999 grâce au chef de canton de Timbéri et confiés à la garde des
militaires de Donia par le commandant adjoint de groupement
militaire de Moundou. Comme par hasard, ces deux coupeurs de route
ont réussi à s’évader le jour même où le commandant adjoint de
Moundou était venu pour les transférer à Moundou. Quelques jours
plus tard, le commandant adjoint du groupement de Moundou et le
sous-préfet convoquent le chef de canton à Goré. En se rendant au
bureau de la sous-préfecture de Goré, le chef de canton rencontra
les deux coupeurs de route au marché. Il en informe le sous-préfet
et le commandant adjoint du groupement de Moundou qui ont procédé à
l’arrestation de ces deux coupeurs de route. Après une réunion qui
regroupa l’adjoint au sous-préfet, le commandant adjoint du
groupement de Moundou, quelques éleveurs en état d’arrestation et
les deux coupeurs de route, l’adjoint au sous-préfet vint déclarer
de go à M. Almbaye, chef de canton de Timbéri que ce sont ses armes
qui ont permis aux deux coupeurs de route de commettre leurs
forfaits. Ebahi, le chef de canton fait remarquer que depuis 1984
toutes les armes de toute la région ont été confisquées par les
autorités administratives et militaires et qu’elles ne sont toujours
pas restituées.
Quand,
est-ce que, vous allez en finir avec des nominations complaisantes,
illégales, irrégulières et, somme toute, en violation flagrante des
lois de la République ?
A-t-on
besoin de donner à manger à des gens sans scrupules par leur
nomination à des postes de responsabilité technique ?
N’est-il
pas temps de nous préparer à entrer dans le troisième millénaire
comme les autres peuples le font ?
Savez-vous que par ces nominations de complaisance, l’administration
tchadienne n’existe que de nom aujourd’hui ?
Les
lois de la République en matière des nominations à des postes de
responsabilité sont claires .Mais, de grâce cessez de les
violer...».
Est-ce là ce qui est prévu par la constitution de la
République ?
Article
25: La peine est personnelle. Nul ne peut être rendu responsable et
poursuivi pour un fait non commis par lui.
Des
exemples contraires à ces dispositions de la constitution:
1)- Pour une banale histoire de sorcellerie, un
jugement est exécuté comme dans un western américain.Les biens d’une
bonne partie de la population de Doungabo (sous-préfecture de
Béboudja) sont saisis en violation de la constitution et des lois
comme le témoignent ce qui suit :
Le 12 août 2002, M. Jean Sadoum a été arrêté sans
motif et emprisonné à la brigade de Béboudja;
Le 27 décembre 2003, arrêté par la brigade de la
gendarmerie de Béboudja, M. Marcel Ngarnoudjibé, représentant du
chef de Village et transféré à la maison d’arrêt à Doba sans motif.
Le 11 janvier 2004, arrêté par la brigade de la
gendarmerie de Béboudja, M. Paul Ngarsadjim est transféré à Doba et
sa bicyclette volée par les gendarmes.
Voici, le récapitulatif et le détail des biens saisis
sur les habitants de Doungabo, qui n’en croient pas leurs yeux:
12 bœufs ;
18 moutons ;
111 chèvres ;
14 cochons ;
19 poulets ;
48 tenus sport ;
3 bicyclettes ;
2 charrettes (porte-tout) ;
2 charrues ;
44 sacs de charbon ;
2 postes de radio-cassettes ;
2 coupes-coupes ;
1 thermos ;
19 lampes torches ;
1 brouette;
Diverse marchandises d’une valeur de 50.000 F CFA ;
34 kg de graine de néré ;
1 sac de courges ;
1 sac de sorgho ;
1 sac d’arachides ;
1 fusil de chasse de calibre 12;
1.100.000 F CFA d’amende dont la quasi totalité a
été payée etc.
C’est l’huissier de justice en compagnie de 8
éléments de la brigade de la gendarmerie de Doba, qui a fait subir à
la population les affres d’un Etat délinquant que voici.
|
N° |
Date |
Noms & Prénoms |
Nature des biens saisis |
|
01
02
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
13
14
15
16
17
18 |
27/06/02 |
Kaglengar Fidel
Djimasndoh Joël
Djidengar Célestin
Ngaramlaou Dieudonné
Ngartadjim Sylvain
Nandigngar Mathurin
Ngarhonbé Daniel
Ngarsadjim Paul
Mbangndodjim Grégoire
Ndoasngar Clément
Djasbé Paul
Mme
Néassoum Odette
Mme
Ndondiman Louise
Mme
Ndoyom Rosalie
Ndolasngar Félix
Sadoum Jean
Nandoumangar Dominique
Ndeilengar Théodore |
3 bœufs ;
3 bœufs ;
3 bœufs ;
1 bœufs ;
2 bœufs ;
4 chèvres ;
1 mouton ;
4 chèvres + 1 porte-tout
3 chèvres ;
3 chèvres
3 moutons, 1 chèvre, 1 vélo
4 chèvres ;
3 chèvres, 4 moutons;
3 chèvres, 1 mouton,
4 chèvres, 3 moutons;
1 porte-tout ;
6 chèvres, 1 torche ;
3 sacs de charbon |
|
N°
|
Date
|
Noms
& Prénoms |
Nature des biens saisis |
|
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59 |
17/06/02
17/7/02 |
Nadjiamngar
Ndoasngar
Takeinon
Ndodjingar
Saïnlar
Masngar
Ngartodjimbé
Béadoum
Noudjingar
Nodjingar
Ngarlem Kondé
Telmbaye
Ndoungabeye
Biamngar
Ngasatam
Madjirangar
Mme Nodjiti Rachel
Mme Hommel Claire
Ngarmbatinan
Mme Néyom Elisabeth
Mme Dénéro Franchise
Ngarteldjim
Mme Solmem Koumdé
Mme Nodjindoloum Simone
Mbaïlassem
Ngarlem Patrice
Nodjé Gadjingar
Ngaradem Bruno
Mme Nodjilagoto Denise
Ngarlena Yacoub
Koubouyom Moramlaou
Ngarasndoh
Allsingar
Ngarmadjibé Blaise
Mbairessim
Mbaïnadjim
Pasteur Assemblée Chrétienne Tch.
Koumdé
Djimsangar
Ngarnoudjibé Marcel
Equipe de football |
6
chèvres, 1 charrue; 1 sac d’arachide, 1 sac de courge ;
1
cochon, et1 chemise ;
1
cochon et 1 lampe torche
1
cochon,1 lampe torche et 1 coupe-coupe ;
1
cochon ;
1
cochon ;
1
cochon et 1 lampe torche
5
chèvres;
1
charrue et 1 lampe torche ;
1
cochon
2
chèvres et 1 cochon ;
1
cochon;
4
poulets;
marchandises de valeur : 50.000 F
5
chèvres et 2 lampes torche;
4
chèvres,
1
chèvre ;
1
cochon ;
1
vélo ;
5
chèvres ;
4
poulets, 74 kg de graine de néré;
3
poulets;
4
chèvres;
2
chèvres, 1 poste radio-K7, 1 thermos, 1 coupe-coupe, 1 sac de
mil;
1
poste radio-K7;
1
cochon et 1 lampe torche;
1
cochon et 1 lampe torche;
13
chèvres et 1 lampe torche;
1
cochon;.
5
chèvres;
5
chèvres;
4
poulets;
5
chèvres et 1 lampe torche ;
2
chèvres;
1
chemise:
1
lampe torche;
1
bible et autres;
1
fusil de chasse de calibre 12;
3
cochons;
2
chèvres;
48
tenues de sport de valeur 120.000 F |
|
|
|
60
61
62 |
23 /07/ 02 |
Ngatolnan
Madjirangar Moïse
Groupement(GCFED) |
17
sacs de charbon:
2
chèvres;
1
brouette; |
|
63
64
65 |
11/08/02 |
Nangdoumngar
Nodjindoloum Yvonne
Nohodjingar Edmond |
1
chèvre;
14
sacs de charbon;
10
sacs de charbon; |
| |
|
|
|
|
Ici la justice léonine a appliqué les dispositions
contraires à l’article qui dispose que «les règles coutumières et
traditionnels relatives à la responsabilité pénale collective sont
interdites».
2)- A
Madana-Kô (sous-Préfecture de Komé/Ndolébé), un berger-nomade nommé
Abdiguine a abattu 8 karité et un néré appartenant à M. Zakary
Béassem. Quand ce dernier s’est plaint du comportement de cet
Abdiguine, celui-ci est allé chercher, le 6 mai 2004, les gendarmes
à Donia (sous-Préfecture dudit) pour procéder à son arrestation.
Comme M. Zakary Beassoum est en déplacement à Sindalolo
(sous-Préfecture de Komé) pour ses activités religieuses, les
gendarmes ont procédé respectivement à l’arrestation de son
petit-frère et de son épouse avant de saccager son domicile, voler
ses 212.000 F CFA et six bœufs, passer à tabac son frère et sa femme
avant de déchirer les habits que celle-ci a porté sur elle. Ces deux
innocents ainsi traités sont conduits à la brigade de Donia où ils
sont enfermés à la brigade en attendant l’arrivée de Zakary Béassem
en personne. De retour dans son village, le 8 mai 2004, M. Zakary
Béassem se rend immédiatement à Donia pour se constituer prisonnier
afin de faire libérer sa femme et son cadet. Il sera enfermé dans
les cachots de cette brigade avant d’être transféré à Moundou, le 9
mai 2004, par les militaires venus de cette ville du Logone
Occidental. En plus de 212.000 F CFA volés, M. Béassem sera libéré
contre 12.000 F CFA.
3)- A la
suite d’une bagarre qui l’oppose à son cousin demeurant à Bolobo II,
Mme Nodjé a cassé le bras de celui-ci. Quand cette affaire est
portée à la connaissance du chef de canton de Komé/Ndolébé, ce
dernier ordonne la saisie du bœuf d’attelage du père de Nodjé qu’il
vend à 130.000 F CFA dont 30.000 F CFA seulement ont été remis au
blessé et les 100.000 F CFA conservés par le chef de canton pour se
partager avec le sous-Préfet et le commandant de brigade de la
gendarmerie.
4)- De Moundou, le 25 avril 2002, j’ai interpellé le Ministre de
l'Intérieur et de la Sécurité de votre gouvernement
à propos de la razzia des bœufs d'attelage
à Béndama (Canton de Timbéri) par le Sous-Préfet de Goré et par son
collègue de Béboudja dans la sous-Préfecture de même nom.
«Monsieur,
Sous-préfecture de Gore, le jour du scrutin
Après avoir pris la tête des militaires basés à Goré
(bataillon, GR, Gendarmerie etc.) pour terroriser les électeurs et
procéder à l'arrestation des autres candidats à l'exception de celui
de FAR/Parti Fédération qui a voté à Donia et qui a réussi à
s'échapper et naturellement le candidat du MPS, M. Nadjiyo, pour le
compte duquel ce terrorisme est organisé, le Sous-préfet de Goré
continue son gangstérisme doublé du vandalisme d'un autre siècle.
Hier, 24 avril 2002, sous bonne escorte des mêmes
militaires, ce Sous-Préfet s'est rendu à Béndima (Canton Timbiri)
pour ordonner la razzia de soixante dix huit bœufs pour, dit-il,
indemniser les parents d'une victime éleveur nomade tuée en 2000 au
cours d'une rixe qui l'oppose à un agriculteur dont les champs ont
été dévastés par ses bœufs..
Selon les informations en ma possession, le Sous-Préfet se
serait vengé du fait que la population de Béndima n'ait pas exprimé
ses suffrages en faveur du candidat Déby aux présidentielles de mai
2001 et du candidat, MPS aux présentes législatives.
L'enquête se poursuit. Mais d'ores et déjà, nous pouvons
vous affirmer que la population de Béndima a décidé de se rendre
massivement à Goré pour y mourir pour ses bœufs razziés par le
Sous-Préfet.
Quelques exemples dans la Sous-Préfecture de Béboudja:
Cette pratique d'un autre âge introduite dans la région
par l'administration MPS se généralise. C'est le cas à Mbikou
(canton Mbikou), Bolobo (Canton Komé), Kaïrati (Canton Miandoum) et
surtout à Kaba-Tenbé (Canton Béboni) dans la Sous-Préfecture de
Béboudja.
Le cas de Kaba-Tenbé (Canton Béboni):
Le 15 avril 2001, deux arabes ont volé des bœufs
d'attelage. L'un d'eux est intercepté par les villageois. L'autre
qui a échappé était allé se plaindre auprès du commandant de Brigade
de la Gendarmerie et du Sous-Préfet de Béboudja qui ont procédé à
l'arrestation de 38 villageois dont le chef de village et les ont
amendé à 3.000 F chacun en plus de 132.000 F de dommages et
intérêts. Il s'est révélé, par la suite, que c'est le commandant de
brigade de la gendarmerie de Béboudja qui organise ces razzia des
bœufs qu'il fait vendre en RCA.
Le 20 avril 2001, à 7 heures deux arabes armés ont volé des
bœufs à Kaba-Tenbé. Au cours de la bagarre avec les villageois, l'un
des arabes a blessé M. Ngartoïdé Bitrus. Ndohmadjingar qui est à
côté de celui-ci a blessé l'agresseur. Ce denier est mort des suites
de ses blessures. Les trois bœufs volés hors de ce village ont été
remis à la Brigade après compte rendu détaillé fait par le chef de
village au chef de canton de Béboni qui, à son tour, en informe le
Sous-Préfet et le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.
Le 21 avril 2001, M. Ngartoïdé Bitrus et Ndohmadjingar sont
arrêtés par la gendarmerie.
De retour à Kaba-Tenbé, le 22 avril 2001, les gendarmes ont
obligé deux jeunes à exhumer le corps du berge- nomade.
Le 26 avril 2001, le chef de village est arrêté et jeté en
prison. Transférés à Doba, les deux jeunes arrêtés à Béboudja ont
disparu de la maison d'arrêt.
Les 10 et 11 mai 2001, un groupe d'arabes armés, avec la
complicité du commandant de la brigade de gendarmerie de Béboudja,
est venu à dos de chevaux et tiré sur la population de Kaba-Tenbé
avec des armes de guerre.
Le 26 juin 2001, la Brigade de Gendarmerie de Doba fit
irruption à Kaba-Tenbé pour procéder à l'arrestation du chef de
village et de Nadanoum Benoît
Le 30 juin 2001, les gendarmes sont venus dans le village
pour arracher 8 bœufs d'attelage en présence du chef de canton de
Béboni M. Gladoumang Kessély.
Le 21 juillet 2001, le chef de village et M. Ngarsanguem
Pierre sont convoqués à Doba par la justice. M. Ngarsanguem Pierre
est arrêté et a également disparu de la maison d'arrêt comme les
deux autres.
Le 14 octobre 2001, les bergers aux visages couverts de
chèches à bord d'une moto ont menacé M. Koshamnodji à kaba-Tenbé.
L'un d'eux étant formellement identifié comme étant le commandant de
brigade de la gendarmerie de Béboudja.
En novembre 2001, le Tribunal de Doba accorde 10.700.000 F
de dommages et intérêts aux parents de la victime.
Le 13 décembre 2001, accompagnés du chef de canton de
Béboni et des bergers arabes, les militaires à bord de véhicules
effectuent des tirs nourris pour faire fuir la population avant de
procéder à la razzia de 21 bœufs d'attelage, 12 moutons, 25 chèvres,
trois bicyclettes etc.
Le 6 janvier 2002, quatre (4) bergers nomades armés de
fusil de guerre ont effectué des tirs nourris pour faire fuir la
population avant d'arracher 9 bœufs d'attelage.
Le 21 janvier 2002, trois bergers arabes à cheval et armés
de fusil de guerre cassent les portes des maisons et pillé les
villageois (habits, chaussures, vivres, poulets etc..) Avant de s'en
aller tranquillement. En chemin, ils ont battu, violé et torturé Mme
Toubemta Yalro etc.
A ce jour, on compte 38 bovins dont 27 bœufs d'attelage et
11 vaches razziés; 25 chèvres; 12 moutons dont 7 mâles et 5
femelles; 3 bicyclettes etc.
Nous tenons à vous affirmer que le vol des bœufs d'attelage
est organisé par les autorités civiles et militaires chargées
pourtant de la protection des personnes et de leurs biens. Le cas
des autorités civiles et militaires de la Sous-préfecture de
Béboudja illustre parfaitement notre propos. L'enquête à ce sujet
suit son cours.
Cette pratique importée et introduite dans la région par
l'administration MPS est étrangère à la culture, ô combien
millénaire dans toute la région ! Elle est également contraire au
droit moderne..».
Article
26 : Les règles coutumières et traditionnelles relatives à la
responsabilité pénale collective sont interdites.
Les
exemples contraires à cet articles 25 ci-dessus invoqués
prouvent
que la constitution tchadienne est considérée par les dirigeants
comme étant un torchon qu’ils en font un usage qu’ils veulent.
Combien de Tchadiens sont-ils victimes de la
responsabilité collective ?
Article
27 : Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de
conscience, de religion, de presse, d’association, de réunion, de
circulation, de manifestations et de cortèges sont garanties à tous.
Des
exemples contraires abondent: Combien de journalistes sont abattus
comme des chiens (Declaud, Kodinga, Albo Madjigoto alias Laoukoura
Ngaou-Agathe etc.)par vos tueurs à gage ? Et pourtant, ils sont des
militants de votre parti politique, le MPS. Combien de journalistes
ont séjourné chaque année dans les geôles des commissariats, des
bagnes des brigades de gendarmerie, des prisons de l’ANS et des RG,
à la maison d’arrêt de N’Djaména etc.?
Article
28: La liberté syndicale est reconnue. Tout citoyen est libre
d’adhérer au syndicat de son choix.
Article
29: Le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des
lois qui le réglementent.
Exemple
contraire: Combien de fois votre gouvernement a-t-il suspendu l’UST,
arrêté et menacé de mort ses dirigeants pour avoir osé grever?
Article
30: La dissolution des associations, des partis politiques et des
syndicats ne peut intervenir que dans les conditions prévues par
leurs statuts ou par la voie judiciaire.
Exemple
contraire à cet article :
le parti de Nahor est, semble-t-il, dissout par arrêté du
Ministre de l’Intérieur alors que cela relève de la compétence de la
justice.
Article
31 : L’accès aux emplois publics est garanti à tout Tchadien sans
discrimination aucune, sous réserve des conditions propres à chaque
emploi.
Exemples
contraires :
Les exemples contraires à ces dispositions de la
constitution sont légion et méritent une étude particulière que nous
nous proposons de faire ultérieurement. Combien des diplômés des
écoles professionnelles ou des universités sont intégrés par le
Ministre de la fonction publique sur la base des listes établies par
le MPS. Combien de personnes ayant en tout et pour tout diplôme le
militantisme au sein du MPS sont intégrés à la fonction publique sur
recommandation du MPS ?
Le 26 octobre 2000, je vous ai adressé une interpellation à propos des
intégrations à la fonction publique sur les bases tribalistes,
religieuses, régionalistes, ethniques, claniques et partisanes:
Les
dispositions de l’article 18 de la loi des finances 2000 autorise le
Ministre des Finances à recruter 22 agents qualifiés en complément
de ceux recrutés dans le cadre de la loi des finances de l’année
1999. Aux termes de ces dispositions «la priorité est accordée aux
lauréats des écoles nationales et à ceux issus des écoles étrangères
spécialisées» (cf. ladite loi).
Curieusement, le Ministre de la Fonction Publique a préféré, en son
temps, recruter les protégés de la République aux détriments des
laissés pour compte et les orphelins politiques de la nation bien
que spécialistes comme le stipulent les dispositions de la loi des
finances citées ci-dessus.
En dépit
et contre toute logique, le Ministère de la Fonction Publique a
intégré des «conseillers aux affaires économiques» titulaires de la
licence d’enseignement général sans aucune qualification requise.
Mieux,
votre Ministère aurait intégré des géographes au titre de cette
dotation et ce, en lieu et place de ces orphelins politiques dotés
de spécialisation comme l’exige l’aide mémoire rédigé par MM.
Christophe Grandcola et Germain Jolibert , experts du FMI en charge
du Tchad. Selon ce mémoire, le fisc, par exemple, manque cruellement
de personnel qualifié, ce qui entrave gravement la rentabilité des
recettes fiscales tant attendue par les bailleurs (cf. ces
recommandations de MM. Christophe Grandcola et Germain Jolibert,
consultants de la Banque Mondiale).
Le
recrutement des fiscalistes exigé par le FMI pour le compte de la
direction des impôts est une nécessité pour rendre ce nerf de la
bataille financière plus performant et plus opérationnel.
Dans
l’impossibilité d’utiliser rationnellement les 22 agents (enfants à
papa) protégés, intégrés par les arrêtés n°1571, 1584, 1642 et 1698
des 1er, 5, 7, 12 et 15 juin 2000 du Ministre de la
Fonction Publique et affectés de force à la direction des impôts par
décisions n°28 36 des 29 juin et 1er août 2000 du
Ministre des Fiances (cf. ces arrêtés), celle-ci les parque au
Service des Poursuites qui n’a même pas besoin d’eux non plus.
Entre
temps, sur douze dossiers d’orphelins politiques et autres laissés
pour compte formés et spécialisés qui moisissent à la porte 19,
trois (3) contrôleurs fiscalistes ont été intégrés tandis que les
neuf (9) inspecteurs et inspecteurs principaux sont enfermés
hermétiquement dans les tiroirs de la fameuse porte 19 du Ministère
de la Fonction Publique.
Est-ce
là la règle selon laquelle il faut placer «l’homme qu’il faut à la
place qu’il faut», règle chantée et dansée dans des discours
officiels…?»
Article
32 : L’Etat reconnaît à tous les citoyens le droit au travail.
Exemples
contraires pour vous convaincre Combien de Tchadiens qui ont réussi aux
concours organisés pour le recrutement et qui sont purement et
simplement remplacés par ceux qui n’ont pas participé au concours ?
Combien de Tchadiens notamment les militants des autres formations
politiques dont ceux de FAR/Parti Fédération qui ne sont pas
recrutés parce qu’ils ne sont pas militants du MPS ? Parce qu’ils ne
sont pas de la même religion, de la même région, de la même ethnie
que le responsable de recrutement ?
Pour preuve, l’accès à l’emploi public est sélectif .
C’est pourquoi, je vous ai adressé l’interpellation du 26 octobre
2000 publié plus haut ?:
Article
33: Tout Tchadien a droit à la culture. L’Etat a le devoir de
sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation.
Article
34: Tout Tchadien a droit à la création, à la protection et à la
jouissance de ses œuvres intellectuelles et artistiques. L’Etat
assure la promotion et la protection du patrimoine culturel national
ainsi que de la production artistique et littéraire.
Exemple
contraires:
Combien d’initiatives privées ont-elles été étouffées dans l’œuf
parce que les promoteurs n’ont pas pris la carte d’adhésion au MPS,
votre parti politique ?
Article
35 : Tout citoyen a le droit à l’instruction. L’enseignement public
est laïc et gratuit. L’enseignement fondamental est obligatoire.
Exemples
contraires :
Combien
d’écoles primaires, collèges et Lycées qui sont délibérément privés
d’enseignants parce que ce sont des bastions des fédéralistes ? Il
en est ainsi des établissements dans la sous-préfecture de Béboudja
et plus particulièrement à Madana dans la sous-Préfecture dudit
(Logone Oriental). Le Secrétaire général du département de Doba,
originaire de Bédjal un village voisin à Madana veille
personnellement à ce que les enseignants ne soient pas affectés dans
les établissements de cette sous-Préfecture parce que mon père est
originaire de cette sous-Préfecture. Il en est, par exemple, à Goré
(sous-Préfecture dudit). A défaut de professeurs de biologie, ce
sont les professeurs d’éducation physique et sportive (EPS), MM.
Pierrot et Djimet, qui enseignent cette matière; les classes
d’examen telles que la troisième et les terminales sont enseignées
par les lauréats bacheliers de 2003 etc.
Voici, à titre d’exemple, le tableau synoptique de la
situation dramatique des écoles de la sous-Préfecture de Béboudja :
Dans
un rapport dressé par la délégation de l’éducation de la Pendé (Doba),
il ressort cette vérité cruelle en ce qui concerne l’inspection de
la Nyan (Béboudja), école par école
A/
Personnel
I/
Personnel administratif
|
NOMS
& PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
OBSERVATIONS |
|
|
NELDE MBAINOUDJIBE
NGARTOUDJIM MEMNDINGAR
BOURDANNET PAJOUKI
TIASSEM CHRISTINE |
M
M
M
F |
IPEE
8ème échelon
Inst.
9ème échelon
Inst.
9ème échelon
Inst.
Adjoint 8ème échelon |
CAP
CAP
|
II/
Personnel d’encadrement pédagogique
|
|
NOMS
& PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
OBSERVATIONS |
|
|
DJIMBAYE KODJI DALAR
DJIKOLDINGAM MIANKAYA
BETOLOUM JEAN-CLAUDE
MBANGASSOUM MODERNGAR
DJIDINGUEM MATELBE
SANGAR TOURNGAR |
M
M
M
M
M
M |
CPPOP 4ème échelon
Inst.
11ème échelon
Inst.
8ème échelon
Inst.11ème échelon
Inst.
9ème échelon
Inst.
8ème échelon |
DCPPP
CAP
CAP
CAP
CAP
CAP |
III/
Personnel enseignant
1/ Ecole de Kaba-Tenbé : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
WODIALBAYE
NGOLOBA
MONASNGARAL LEDEDY
BEAINGAR GASPARD |
M
M
M |
Inst.
Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
CEPET |
2/ Ecole de Manboye : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIBE SANDJANGAR
LAOULENGAR BENODJI
DINGUEMNAISSEM MARCELIN |
M
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BAC
A4
BEPCT
CEPET |
3/ Ecole de Leurh : Cycle Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NODJIM
GILBERT
NGARSSANOUM EMILE |
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
|
4/ Ecole de Karoua : Cycle Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
BEASNGAR DELPHIN
MBAIBOL FAUSTIN |
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET |
5/ Ecole de Meurmeouel : Cycle Incomplet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIMRANGAR
MARC |
M |
Maître communautaire |
BEPCT |
6/ Ecole de Rôh-Guelndami : Cycle Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARMBATDJIM NDOMADJINGAR
IETANGAR ROASNGAR
NGARNDOUBA JOSEPH |
M
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET
BEPCT |
7/ Ecole de Djanga : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIMAMNDOH DJELAR
MBAISSIBE MBAILEM BONO
BEDOUBOUM DJIMADNGAR
NGARNDIGYOEL DANDJINGAR
NGARPOSSEM THOMAS |
M
M
M
M
M |
Inst.
6ème échelon
Inst.
Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT
CEPET |
8/ Ecole de Bendoh/Miandoum : Complet Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARBAREM BENOIT
MBAILAOU DJEBIAN |
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
|
9/ Ecole de Dokapti : Cycle Comple
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
ZIORO FEIBONAZOUI
NGARPA MONGUIDINGAR
MBAIOREMEM CELESTIN |
M
M
M |
Inst.
Adjoint échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT |
10/
Ecole de Rôh-Dongaou : Cycle Incomple
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
LAOUROUDOU GANGUEM NGANINGA
SANGAR SAMUEL
NEPIDIMBAYE MARTINE |
M
M
F |
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT |
11/ Ecole de Bâ-illi : Cycle Comple
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
POURNODJIM JACQUES
DEMNAYE SEGLENGAR
DJAOURONGARTI NGARKOUBOU
NAGHOUTENGAR JOSEPH |
M
M
M
M |
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET
CEPET |
12/ Ecole de Kagroye : Cycle complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARSANGLAO
NDINGAYO
NGARNDIGUIM ALBE
BELEDE ELIE
DIMANCHE MARTIN |
M
M
M
M |
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
CEPET
CEPET |
13/ Ecole de Béboni : Cycle complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON
|
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIMASNGAR
NGARTA
NGARMBANG NGUEMRO
NGARNOUDJINDOH ALLAMNGAR
BEBAN REMY |
M
M
M
M |
Inst.
Adjoint 3ème échelon
Inst.
Adjoint 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
CEPET |
14/ Ecole Mbagnguirati : Cycle complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NDIG MBAYE
LE BOUMRO
BOTENOUDJINGAR PALNGAR
MEMNDINGUINGAR ABRAHAM |
M
M
M |
Inst.
Adjoint 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
CEPET |
15/ Ecole de Béro : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
MBAITODJIRIA
NAKIRI
BERI
BENOIT
MBAILASSEM NDINGAR
KOULADOUMNGAR DOUBA |
M
M
M
M |
Inst. Adjoint Stagiaire
Inst.
5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
CEPET |
16 Ecole de Djeune : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
TOGYENGAR GODET
NANDINGAR DJOLENGAR
DJASNGAR JUSTIN
MBAINDIGUINAN JERETH |
M
M
M
M |
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET
CEPET |
17/ Ecole de Doumgabo : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
MBAIBAREM NDILBE SALOMON
MBAIRAM MBAIDJE
NASSANGAR FRANçOIS |
M
M
M |
Inst.
Adjoint 5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT |
18/ Ecole de Ndaba-Bébo : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARNIGNAN NDOUMBE
MOUNNODJI NDIGYOM VICTOR
DJIMASSAL NGARBAROUM |
M
M
M |
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
|
19/ Ecole de Danmadja : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGONDOLOUM KAGYO
NGAMIAN JEAN BLAISE
MBAIGOTO DANEM CLOTAIRE |
M
M
M |
Inst.
3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET |
20/ Ecole de Moukassa : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
MBANGNADJI JULIEN
DINGUEMADJI JUDE
BEYALEM DJEROUGUE |
M
M
M |
Inst.
2ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET |
21/ Ecole de Hollo : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NDILKONODJI DESIRE
NDOLOUM KOULANGAR
TOUDJIBE MBAITOUBEM |
M
M
M |
Inst.
3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BAC
CEPET |
22/ Ecole de Maïongo : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NOUBATOUR MOGOBAYE
DJIMTOLOUM TOGMBALLA
MBAIADJIM JONAS |
M
M
M |
Inst.
Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT |
23/ Ecole de Komé-Ndolébé : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NADJIAMNGAR NDOLOUM
HONGLENGAR MONDOYOMEL
ALLAYANA FAUSTIN
KOULARAM AMBROISE |
M
M
M
M |
Inst.
6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
BEPCT
BEPCT |
24/ Ecole de Meou : Cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON
|
Diplôme (M. commun) |
|
|
MADJIOUNGAR LOTONGAR
DJIKOLOUM NGARSINOYE
DOUMHOUTOU CHARLES |
M
M
M |
Inst.
5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT |
25/ Ecole de Kar : cycle Complet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON
|
Diplôme (M. commun) |
|
|
GONRO BEGOTO
BERE NESTOR
NODJITI HONORE |
M
M
M |
Inst.
Adjoint 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
|
26/ Ecole de Deubeu : Cycle incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
TANGARHONDE
DIEUDONE
KEMASNGAR HONORE |
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
CEPET |
27/ Ecole de Modjirombouati : Cycle incomplet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
BEDINGUEMGOTO THOMAS |
M |
Maître communautaire |
|
28/ Ecole de Koubébé : Cycle Complet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARSEGUEM
JACQUES
MBAINDIGUEM APPOLINAIRE
NGARAMNODJI SOLNGAR |
M
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
|
29/ Ecole de Maïbo Kobo : Cycle Incomplet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NANGWEÏEL MBAIDJE |
M |
Maître communautaire |
|
30/ Ecole de Lelmbim :Cycle Incomplet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON
|
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARTEL BENAYEL |
M |
Maître communautaire |
CEPET |
31/ Ecole de Rôh-Babé : Cycle Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARHOUSOUM NADRO
DJEDANEM KOBE
DOUNOUDJIBE EMMANUEL |
M
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEPET
|
32/ Ecole de Koutoutou : Cycle Incomplet
|
|
NOM & PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
SOLDONGAR NESTOR |
M |
Maître communautaire |
|
33/ Ecole de Madjo Béro : Cycle Incomple
|
|
NOM &PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NDOBOUI NDOUTO |
M |
Maître communautaire |
CEAP
|
34/ Ecole de Gomon : Cycle incomplet.
|
|
NOMS
&PRENOM |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
MANDAMNE
|
M |
Maître communautaire |
|
35/ Ecole de Békia : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
YOKOUBE GONG
MASRANE GEDEON
NGARBI EZECHIEL
MADJIRABE EMMANUEL
MBAINAREM SEBASTIEN
MBAIBOUROUM JONAS |
M
M
M
M
M
M |
Inst
. 7ème échelon
Inst.
Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
CAP
BEPCT
BEPCT
BEPCT
BEPCT |
36/ Ecole de Miandoum : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
MADJITONOU DEOUDINGAM
NDOADOUMNGAR MBAINDIGUIM
SANDJIMAN NGARNAN
MBAIRI PIERRE
NEDANANG BOURDINGUEM
DJERAMIAN JAIRUS
NONROM MARTH
BEKOUTOU GOLBE ELIE |
M
M
M
M
M
M
M
M |
Inst.
3ème échelon
Inst.
11ème échelon
Inst.
Adjoint 4ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT
BEPCT
BEPCT |
37/ Ecole de Ngalaba : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NGARBE NAMBE
NDORKANDJI THAM MARCELIN |
M
M |
Inst.
3ème échelon
Inst
.Adjoint 9ème échelon |
|
38/ Ecole de Bendjéri : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON
|
Diplôme (M. commun) |
|
|
NDOLENGAR NADJINDI
MIANMADNAN DOUMTOL
NGAROGOUM PASCAL |
M
M
M |
Inst.
3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
|
39/ Ecole de Bédia : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIMNABE MOYONGAR
ABBAIETTIN BASILE
NGARLELOUM GASTON |
M
M
M |
Inst.
10ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
3ème
ENI à Moundou
CEPET
CEPET |
40/ Ecole de Kaïrati : Cycle Complet
|
|
NOMS
&PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
NABONGAR NADJIBE
NGAROMBAYEL MICHEL
DJORITA MODJINA
MONDIMBAYE FERDINAND
DJIMASNGAR DJIORNGAR |
M
M
M
M
M |
Inst
.Adjoint 7ème échelon
Inst.
Adjoint 8ème échelon
Inst.
Adjoint 7ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
BEPCT |
41/ Ecole Privée Génération Pétrolière : Cycle
Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
BAOUDOUM DJINGAR
NADJIADJIM NDOLENGAR
NADJITOUBAM NEASNGAR |
M
M
M |
Inst.
Adjt 11ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire |
CEAP
BEPCT
BEPCT |
42/ Ecole Privée de l’Entente : Cycle Incomplet
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIMADOUM ABDOUL NGAKOUTOU
RIALEYO MADJI GILBERT
NADJINGAR TARO NORBERT
Mme
NODJIKOUAMBAYE MIANMBAYE |
M
M
M
F |
Instituteur
Instituteur
Maître communautaire
Maître communautaire |
CAP
CAP
BEPCT
BAC |
43/
Ecole Communautaire franco-Arabe Al-Fourkane:
|
|
NOMS &PRENOMS |
SEXE |
GRADE & ECHELON |
Diplôme (M. commun) |
|
|
DJIBRINE MAHAMAT
MAHAMAT FATAL DJALIL
AL
AHER
MBAITELEM SILAS
SALEH PASANA |
M
M
M
M
M |
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire |
Licence
BAC
BEPCT
CEAP
BEPCT |
44/ Ecole Communautaire Francophone de Rôh-Mane :
|