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Flagrantes violations repétées de la constitution et des Droits de l'Homme

© Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar

RÉPUBLIQUE DU TCHAD                                                                        UNITE-TRAVAIL-PROGRES

ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE PARLEMENTAIRE FÉDÉRATION

 

TOME I

Flagrantes violations répétées de la constitution et des droits de l’Homme: Etat des lieux.

par le Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR

NB : «Un baril de pétrole tchadien pour plusieurs barils du sang des Tchadiens et…», tel est le titre d’un livre, qui résultera de ce recueil des interpellations bloquées dans les tiroirs des Présidents de l’Assemblée Nationale, des Premiers Ministres et Ministres, qui se sont succédés.

 

Le présent Tome I sera ultérieurement enrichi de la plupart des interpellations du gouvernement par les Députés Fédéralistes restées en souffrance de 1997 à nos jours.

 

Le Tome II sera consacré aux violations de la constitution par le Parlement.

 

3)- Le Tome III sera le résultat du recueil des interpellations adressées aux partenaires du Tchad.

RÉPUBLIQUE DU TCHAD                                                                                                      UNITE-TRAVAIL-PROGRES

ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE PARLEMENTAIRE FEDERATION

N° 0166 /AN/ GPF/2004

 

N’Djaména, le 26 août 2004

 

Le Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR

 

A Monsieur le Premier Ministre

à N’Djaména

Objet : Interpellation à propos des persécutions des populations tchadiennes.

 

Depuis 1997, toutes mes interpellations par le sous-couvert des Présidents de l’Assemblée nationale (MM. Kamougué et Glendouksia) à propos du comportement inacceptable de vos autorités administratives et militaires vis-à-vis des populations et des élus tchadiens sont bloquées dans vos tiroirs et ceux de vos Ministres et Présidents de l’Assemblée nationale, comportement encouragé, du reste, par votre gouvernement.

 

J’ai l’honneur de vous rappeler les dispositions de la constitution que vous foulez délibérément au pied et continuez à violer sans vergogne comme démontré ci-après.

Alors que «Tout citoyen (y compris le chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée nationale, le Député, le premier ministre, le ministre, le responsable civile ou militaire…) est tenu de respecter la constitution, les lois et règlements ainsi que les institutions et les symboles de la République» comme le dispose clairement l’article 49 de la constitution, votre gouvernement viole cette constitution chaque jour qui passe

Pour preuves, au sujet des libertés, droits fondamentaux et devoirs, cette constitution dispose que:

Article 12 de la constitution: Les libertés et les droits fondamentaux sont reconnus et leur exercice garanti aux citoyens dans les conditions et les formes prévues par la constitution.

Exemple contraire aux dispositions de cet article pour vous convaincre :

Ayant été personnellement victime des traitements cruels, inhumains, dégradants et humiliants, je suis l’exemple contraire aux dispositions de cet article 12 de la constitution (cf. le livre du député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages 303-319).

Article 13 : Les Tchadiens des deux sexes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi.

Exemple contraire à cet article 13 de la constitution pour vous convaincre:

Depuis l’avènement de votre régime au pouvoir, les femmes sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. Elles ne sont nommées responsables qu’aux Ministères des Affaires sociales et de la condition féminine ou à la Santé publique pour la consommation de l’opinion internationale encline à ces genres de duperie et de trompe l’œil.. Rappelez-vous des traitements inhumains, dégradants et humiliants infligés à Mme Mariam Daoud. Le chef de cabinet du chef de l’Etat lui a mis du piment et le canon du pistolet dans les parties intimes de cette femme ;  la lèvre inférieure d’une femme d’Abéché est coupée à l’aide du couteau commando par un de vos parents militaires pour la punir d’avoir été une amie d’un opposant (cf. photo de cette femme d’Abéché dont la lèvre inférieure est coupé parce qu’elle est accusée d’être l’amie à un opposant, publiée dans le livre du Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, page 9); ma belle-sœur Augustine Yogueade abattue comme un chien à Walia en février 1992 et sa fille, Irène Rémadji blessée par les balles qui ont tué sa mère gisait dans le sang et les douleurs de 05 heures à 18 heures tout en restant attachée à sa mère parce que vos parents militaires qui ont commis ce forfait interdisent qu’elle soit détachée et soignée, déliée de sa mère par les policiers elle sera enfermée au violon du commissariat central de N’Djaména avec les grands bandits jusqu’au lendemain ((cf. le livre du député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages 303-319, pages 252, 9 -fausse page-, 10 etc.)

Article 14: L’Etat assure, à tous, l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale. Il a le devoir de veiller à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et d’assurer la protection de ses droits dans tous les domaines de la vie privée et publique.

Exemples contraires à cet article 14 pour vous convaincre:

1)- Le 28 et surtout le 30 mai 2001, pour avoir été démocratiquement élu, je suis arrêté, conduit au commissariat du quatrième arrondissement de police pour y être torturé, battu, bastonné etc. J’ai eu des traitements humiliants et dégradants interdits par les conventions internationales ratifiées, du reste, par le Tchad. Avant d’en arriver là, les militaires sous le commandement de M. Wakaye ont tiré à bout portant sur les jeunes assis à même le sol, la main sur la tête. Parmi ces jeunes qui décident de défendre pacifiquement mon élection comme Président de la République à l’issu de l’élection présidentielle du 20 mai 2001, le jeune Brahim Selgué qui, comme les autres jeunes assis à même le sol les mains nues sur la tête, est mis en joue et  abattu comme un chien par M. Wakaye.

Beaucoup de ces jeunes arrêtés ce jour-là tant à l’intérieur du pays qu’à N’Djaména sont battus, torturés, humiliés. Après Brahim Selguet, Deoudjéboula Maxime Mbaïlaou éventré par des militaires du clan à N’Djaména, Diomba Marc mort à Laï des suites des tortures subies, le 30 mai 2001, lors de mon arrestation ce jour-là à N’Djaména, Mbaïbet Jonas tombe sous les balles de vos militaires déguisés en coupeurs de route à Kélo etc.

D’autres sont persécutés notamment nos représentants du Mayo-Bonneye en fuite à N’Djaména ou à Moundou (Reoukadji Enos, enseignant de son état, Damkoïta, enseignant, Guess-Hasra, enseignant, Mbaïremgogo Parfait, Djékoïbé Bianguira Pierre, juge d’instruction, Mbaïgolmem Sébastien, Moïmou Joseph etc.

Pourchassés, les militants de Moundou et de Béboudja ont fui en brousse (Maïnan Doumsangar, Mbang-Assem Jonas, Béassem Laounon, Danmbadjé Modjinan dit Kéké, Luc Bondo etc.).

Ceux de Kélo en fuite à N’Djaména ou au Cameroun (Atchouglou Aaron, qui a échappé à la mort est à N’Djaména tandis que sa femme, Nodjoumgoto Rhodé bastonnée à sa place a fui à Pala, Maldoum Doumngar a fui à Moundou, Guelpina Bady Horom (sans nouvelle), Odéring Houmina Jérémie à N’Djamena, Kollo Beidjaffa et son épouse en fuite au Cameroun, Aaron a fui au Nigeria, Deptchang Dida au Cameroun, Baroun à N’Djaména, Pargué Dieudonné (sans nouvelle), Jonas Mapiaho hospitalisé à Kélo à la suite des tortures, Idogo Boniface évaporé dans la nature etc.).

Des militants sont pourchassés d’où ils m’ont représenté. Dans la sous-préfecture de Bousso, M. Amine Mbangbousso, chef de canton de Bâ-Ili traque nos militants de sa circonscription notamment M. Antoine Badaye de Saye 1, Gandour et Kilé de Moundra, Blama Ada de Potrok etc.

2)- Le 11 juin 2001, révoltées par cette complicité de certains français dont l’Ambassadeur, les braves femmes tchadiennes aux mains nues posées sur leur tête sont allées à l’Ambassade de France pour remettre, entre les mains de l’Ambassadeur en personne, une motion de protestation contre le coup d’Etat électoral qu’a perpétré le candidat-Président malheureux, Idriss Déby, avec la complicité de certains Français dont ledit Ambassadeur pour lesquels la démocratie est un luxe pour les Africains. Cet Ambassadeur a convoqué un responsable d’un journal de la place pour lui dire de go:

«Bien que Yorongar ait curieusement gagné l’élection présidentielle du 20 mai, le gouvernement français décide, en accord avec tous les candidats que j’ai reçus en audience, de maintenir M. Idriss Déby au pouvoir quoi qu’il en soit. Inutile d’écrire dans vos colonnes que Yorongar a gagné puisqu’il en sera ainsi…»..

Voilà les propos désobligeants qui ont révolté les femmes tchadiennes.

Bien qu’assises à même le sol, les mains posées sur leur tête, ces femmes pacifiques ont reçu des militaires commandés par l’éternel Wakaye, des grenades tant offensives que défensives faisant parmi elles plusieurs blessées graves dont Maître Jacqueline Moudeïna  avocate au barreau de N’Djaména ; Delphine Tarem Ndoubamadjim kinésithérapeute ; Kaltouma Blane, ancienne candidate à l’élection législative dans la circonscription électorale de Laï ; Sidonie Témengdi ; Marie Koumandial Député ; Rahama Nanghodoum ; Fatimé Boumié ; Denise Dénéyalam ; Rachel Ndoninga ; Ruth Tédibé ; Thérèse Nadjialdongar ; Achta Mahamat ; Mme Eléonore Touadé épouse du Président du HCC ; Dina Baalinga Députée etc.

Quand celles-ci ont porté plainte contre les auteurs de ces coups et blessures subis, elles ont été déboutées par votre justice aux ordres.

Article 17: La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à l’intégrité de sa personne, à la sécurité, à la liberté, à la protection de sa vie privée et de ses biens.

Un exemple contraire à cet article de la constitution pour vous convaincre :

A Komé Ndolébé dans le Logone Oriental, M. Romain Nodjiban, Joachim Gadjingar et Laougossou sont arrêtés par le sous-Préfet. Ce dernier ordonne aux militaires à ses services de donner à chacun d’eux 50 coups de chicote. Quant à Mbaraongal, le goumier du chef, il a droit à des coups de bâton aux genoux. Imaginez les dégâts !

Pourquoi ces traitements cruels, inhumains et dégradants de la part du sous-Préfet de Komé/Ndolébé, M. Ngadana?

Etait à l’origine de ces traitements cruels, inhumains et dégradants, la perception, somme toute, illégale par le sous-Préfet, M. Ngadana, des 10% de compensations payées aux victimes de l’exploitation du pétrole dans le village de Bémou par ESSO. Comme le sous-Préfet, M. Ngadana n’a pas eu les 10% du village de Bémou, il sévit sur les pauvres frères du chef de canton ci-dessus cités pour parvenir à sa fin, c’est-à-dire percevoir, sous la férule des militaires mis à sa disposition, les 10% sur toutes les indemnisations reçues par les victimes de l’exploitation du pétrole. Pour le seul village de Béla, le sous-Préfet Ngadana a perçu neuf cent mille (900.000) F CFA au préjudice de ces victimes de l’exploitation du pétrole sur les 9.000.000 F CFA que leur verse ESSO.

Article 18: Nul ne peut être soumis, ni à des sévices ou traitements dégradants et humiliants, ni à la torture

Exemple contraire aux dispositions de cet article de la constitution pour vous convaincre:

Accusé, le 1er mai 2004, par un commerçant, M. Mahamat Ahmat, d’avoir eu des relations amoureuses avec sa copine, M.Jusitin Djérayomgodo demeurant à Mannemasse dans la sous-Préfecture de Gagal (Mayo-Kebbi) est ligoté et passé à tabac par les gendarmes de la brigade de Salamata parce qu’il n’a pas les moyens de payer leur déplacement jusqu’à son village (voir son état sur la photo publiée par N’Djaména-Bi-Hebdo n°788 du 26 au 28 juillet 2004, page 8).  «Une taxe» illégalement arbitraire qu’instituent les militaires, gendarmes et policiers, taxe payée à la fois par le plaignant et par l’accusé pour arrondir leur fin de mois, ces pillards habillés en uniforme militaire. C’est depuis l’avènement de votre régime que cette taxe a vu le jour. Et pour cause !

En effet, deux gendarmes de la brigade de la gendarmerie de Salamata se rendent au domicile de M. Justin Djérayomgodo pour se saisir de sa personne. Conduit à cette brigade, ce dernier a eu droit de la part du gendarme Yaya Khalil et son compagnon à des sévices, traitements dégradants et humiliants, à la torture prohibés pourtant par l’article 18 de la constitution taillé à votre mesure. Comment se recrutent les gendarmes sous votre régime ? Comme vous le savez, les postes de commandant de brigade s’achètent par les intéressés ou bien votre gouvernement y nomment des parents ou alliés pour leur permettre de s’enrichir sur le dos des populations sans défense. Ainsi nommé, le commandant de brigade recrute à son tour soit dans sa famille soit dans des Féricks des bergers-nomades les proches pour constituer l’effectif de sa brigade. Il étoffera  sa brigade en faisant venir ses parents d’un lointain village d’Iriba, de Biltine, de Bahaï ou de Fada. La boucle ainsi bouclée les populations locales sont prises en otage, pillées et rackettées. C’est la raison pour laquelle mêmes les plus petits villages sont dotés des brigades de gendarmerie. Toute plainte dressée contre les auteurs de ces pratiques n’ont jamais abouti. De même, les sanctions contre eux ne sont jamais prises parce que l’objectif est constant : chasser les populations de leurs villages pour faire place aux colonies de peuplement des bergers-nomades.

Article 19: Tout individu a droit au libre épanouissement de sa personne dans le respect des droits d’autrui, des bonnes mœurs et de l’ordre public.

Article 20: Nul ne peut être tenu en esclavage ou en servitude.

Exemples contraires à ces deux articles de la constitution pour vous convaincre:

1)- Les beaux-parents du chef de l’Etat, son oncle Mahamat Salet Brahim qui commande la garde nationale et nomade possèdent des esclaves. Plusieurs interpellations à cet effet, sont restées et demeurées sans suite

Par exemple, le 23 février 2001, j’ai adressé à votre gouvernement une interpellation à propos des esclaves des parents du chef de l’Etat à Batadjana.  

«Monsieur,

En plein troisième millénaire, le «général» Mahamat Salet Brahim, commandant de la GNNT et non moins oncle de M. Idriss Déby, chef de l’Etat, réduit des compatriotes en esclaves qu’il assigne à Batadjana.

En effet, selon des informations dignes de fois, cet homme a réduit en esclavage les enfants tchadiens et nigériens arrachés à leurs mères et déportés à Batadjana, village du beau-père de ce dernier et d’Idriss Déby.

1)- Par exemple pour le gamin ngambaye arraché à sa mère à Moundou par le « général» Mahamat Salet Brahim. Pour se donner bonne conscience, celui-ci se fait délivrer un acte d’adoption par l’un des Sous-Préfets de Moussoro dont je tais les noms. Cet acte d’adoption lui a permis de donner à ce gamin ses noms Mahamat Salet Brahim auxquels il ajoute le prénom d’Ousman. Il l’a emmené à N’Djaména. Et j’ai failli discrètement le rencontrer lors de son dernier séjour, malheureusement le «général» le ramène plus tôt que prévu à Moussoro. Il faut relever que le «général» le fait incorporer dans la GNNT en 1995. Depuis son incorporation, c’est la femme du «général», sœur de l’épouse du chef de l’Etat  qui touche le salaire d «Ousman» qui ne parle plus la langue ngambaye.

Aux dernières nouvelles, «Ousman» convoie depuis quelque temps, sous la direction du frère du «général» nommé Fadoul Salet Brahim, les troupeaux de chameaux, bœufs et moutons d’icelui au Soudan pour les mettre à l’abri pour toute éventualité. La guerre avec le MDJT oblige.

2)- Un autre enfant originaire de Bousso nommé Abaye dit Baï est réduit en esclave par le «général» Mahamat Salet Brahim et relégué à ses services et à ceux de la population de Batadjana dont le chef n’est autre que son beau-père. Comme tant d’autres esclaves, le tendon gauche d’Abaye dit Baï est coupé pour l’empêcher de fuir.

3)- Un enfant normal arraché à sa mère au Guéra, rendu sourd par les traitements cruels et inhumains qu’il a subis est l’esclave du chef de canton de Batadjana, M. Abdérahman, beau-père du chef de l’Etat, M. Idriss Déby.

4)- Un enfant nigérien arraché à ses parents, déporté à Batadjana, réduit en esclavage et surnommé Niger est, quant à lui, au service du fils du chef de canton, M. Abakar Abdérahman, fils aîné du chef de canton de Batadjana et frère aîné de l’une des épouses du chef de l’Etat, M. Idriss Déby.  Niger est chargé de puiser de l’eau pour la population de Batadjana. Une fois, il s’est évadé de Batadjana en prenant la direction de son pays, le Niger. Mais, il est rattrapé par les populations du village voisin et ramené à Batadjana à son propriétaire etc.

5)- Un enfant arraché à sa mère au sud du  pays nommé Issa et relégué à Dagdagou est la propriété du «colonel» Abakar Choua, commandant du Centre d’instruction militaire de Moussoro. Il s’occupe des troupeaux de chameaux de ce dernier.

Tous ces gamins esclaves dont le rôle est de garder les troupeaux de chameaux, de bœufs et de moutons, de puiser l’eau, piler le mil etc. Ils sont tous incorporés dans la GNNT. Naturellement leurs salaires sont perçus à la fin du mois par les femmes de leurs maîtres.

6)- Plusieurs dizaines de personnes originaires du Kanem, Chari-Baguirmi, Lac, Batha etc. dont les troupeaux de chameau, de bœufs, de chèvres et de mouton sont pillé par le «général», sont arrêtées, reléguées dans la prison privée de ce dernier à Batadjana et réduites en esclavage pour servir celui-ci et les populations de ce village. Parmi elles, une quarantaine dont je détiens la liste nominative ont réussi à prendre la poutre d’escampettes. Parmi elles on peut citer nommément 

1)- Hacky Mahamat Hissein,

2)- Mahamat Youssouf,

3)- Chidi Choua Abakar,

4)- Issa Hassan Moussa,

5)- Mahamat Alhadj Eliza

6)- Moussa Mahamat Nour

7)- Mahamat Saleh War

8)- Abderaman Adoum Ali

9)- Mahamat Hacki Saleh

10)- Mahamat saleh Hassane

11)- Abakar Hassan Oumar

12)- Abderaman Moussa Outocdr

13)- Abderaman Mahamat Issa

14)- Adoum Djibrine Mbodou

15)- Moussa Issa Mahamat

16)- Adoum Hassane Taher

17)- Brahim Taher Abderaman

18)- Kella Akouna Adoum

19)- Bechir Djosbo Abderhaman

20)- Galmai Draya Barka

21)- Youssouf Hardne Hassan

22)- Minaï Mahamat souleyman

23)- Alhadj Youssouf Moussa Adoum

24)- Moussa Saleh Dasse

25)- Abderaman Youssouf Hamit

26)- Saleh Taher Allatcha

27)- Youssouf Adoum Soukouni

28)- Hassan Mahamat Abdoulaye

29)- Moussa Mahamat Hassan Hagar

30)- Adoum Mahamat Armine

31)- Youssouf Dary Koromi

32)- Mahamat Nour Mahamat Zene

33)- Haky Tchaï Djibrine

34)- Bokor Tchaï Djibrine

35)- Issa Tchaï Djibrine

36)- Hassan Abdallah Issa

37)- Mahamat Zoundi Kerima

38)- Mahamat Nour Souleyman

39)- Mahamat Ali Koussoumi

40)- Youssouf  Bara Brahim

41)- Toura Abdoulaye Souleyman Soumaïne etc

Comme vous le savez, Monsieur le Premier Ministre, depuis l’entrée des forces du FROLINAT (FAN, MPS etc.) au centre et au sud du pays, beaucoup d’enfants ont été arrachés à leurs mères et déportés le plus souvent au BET, Biltine, et dans une moindre mesure au Ouaddaï, Kanem, Batha et au Lac. Devenus adultes, la plupart d’entre ceux qui sont au BET et dans Biltine se voient les tendons coupés par leurs maîtres pour éviter qu’ils ne s’évadent. Dès que l’on entend le bruit des véhicules on les éloigne du village. Leur travail est de puiser de l’eau des puits

Je tiens, par ailleurs, à vous rappeler qu’à ce propos, j’ai saisi, à plusieurs reprises, les Ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur des cas analogues. Il vous souvient de l’affaire d’un bébé arraché à sa mère dans un village de la Sous-Préfecture de Laï au sujet duquel j’ai interpellé ces deux Ministres avec copies pour votre information. Ces interpellations comme tant d’autres sont et demeurent sans suite de votre part et de la part des autres destinataires notamment du chef de l’Etat.. Oui, comme vous et vos deux Ministres, le chef de l’Etat est parfaitement au courant de ces pratiques maintes fois dénoncées de ma part.

Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour faire libérer ces esclaves d’un autre âge sans que leurs maîtres ne les fassent disparaître sans laisser des traces

Par ailleurs, je vous informe que plusieurs véhicules de la Présidence de la République ont sillonné les prisons du sud du pays dans le dessein de sélectionner les jeunes prisonniers comme chair à canon. C’est ainsi que le 21 février 2001, plusieurs dizaines de jeunes prisonniers ont été arrachés nuitamment de leurs cellules à Sarh, Koumra, Doba, Moundou etc. et déportés à N’Djaména et puis à Tanoua comme chair à canon…».

Cette interpellation comme tant d’autres n’a provoqué aucune réaction de la part de votre gouvernement (cf. le livre du Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages137-141).

2)- Dans la sous-Préfecture de Laï, un bébé est enlevé par les militaires venus de N’Djaména. Les démarches effectuées, à cet effet, ont été vaines ainsi que mes interpellations adressées aux Ministres compétents.

En voici, une de mes interpellations adressées, le 13 mars 2000, au Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement:

«Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation

Objet : Interpellation à propos de l’enlèvement, par des militaires réguliers, de  Naguilé Delphine, mineure âgée de deux (2) ans, fille de Lodia Sina et de Ourmaï Antoine, disparue le 5 Juin 1994

Monsieur le Ministre,

Le 5 Juin 1994, les éléments de l’armée Nationale ont écumé les brousses et villages sous prétexte de chercher les codos et ont ouvert le feu sur la population lors de leur passage dans le village Gaougou dans le Canton Ndam (préfecture de la Tandjilé).

Pris de panique, tout le village a fui. Delphine était attachée au dos de son grand frère qui, naturellement, fuyait comme les autres,  avec sa cadette. Malheureusement au cours de la fuite, la petite Delphine était tombée. N’ayant pas le temps de revenir chercher sa cadette, son grand frère a continué son chemin de  vie. C’est ainsi qu’elle a été récupérée par les forces  armées nationales. Depuis cette date sus mentionnée, les parents n’ont aucune nouvelle d’elle. Les signes qui vous permettront d’identifier la mineure sont les trois (3) cicatrices qu’elle  porte de chaque côté de la joue et sur le front .

Nous vous rappelons à toutes fins utiles que c’est Monsieur Djidi Bichara qui était à cette époque le préfet de la Tandjilé .

Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour faire la lumière sur la disparition de cette fillette afin de consoler les parents.

Une réponse prompte de votre part nous obligerait…»

Je n’ai jamais reçu aucune réponse de la part de ce Ministre de l’Intérieur et pour cause !.

Combien d’enfants sont arrachés à leurs  mamans aux fins de les asservir ? Combien d’adolescents et d’adultes sont arrachés dans les villes et villages dans le dessein de les asservir, les rendre esclaves ?

Article 21: Les arrestations et détentions illégales et arbitraires sont interdites.

Des exemples contraires aux dispositions de cet article de la constitution pour vous convaincre.

Le 20 juin 2004, deux bergers-nomades à cheval et armés des sabres et des flèches sont arrivés à Kouloum dans le canton Gama (sous-Préfecture de Guidari). Hurlant comme des forcenés, ils se mettent à envoyer leurs flèches  dans toutes les directions tuant Guidemsengar, Paul Ngartodate etc., et  blessant plusieurs personnes dont MM. Maldongar et Ngarhossopeureu actuellement en soins au dispensaire de Gama.  La réaction des villageois attaqués étant immédiate, les deux agresseurs ont été tués à savoir Aman et Hassane Mahamat. La gendarmerie de Guidari qui s’est portée sur le lieu procède aux arrestations de toutes les  personnes qu’elle trouve sur son chemin. Parmi les personnes arrêtées, on peut citer M. Misdongar, Eloi Nanadjingar, Emmanuel Ngassingadji, Francis Natoïngar, Léon Ngaryelkaré etc.

La drogue et l’argent trouvés sur les cadavres ne sont pas mentionnés sur le procès-verbal établi par la brigade de gendarmerie de Guidari. Connu pour ses pratiques malsaines et inhumaines sur les prisonnières, ce commandant  de brigade enlève les tôles des villas de la Cotontchad pour construire ses maisons à Laï et dans son village situé non loin de là. Bien plus grave, ce dernier se livre à des sévices sexuels sur les prisonnières comme lorsqu’il était commandant de brigade à Béboudja. Sa détention à la prison de Moundou suivie d’un procès au Tribunal de cette ville, intenté par deux de ses anciennes prisonnières à Béboudja n’a aucun effet sur lui.

Selon les informations en ma possession,  ces bergers-nomades ont commis les mêmes forfaits dans le canton Sama (sous-Préfecture de Madana -Logone Oriental -).

Le comportement inacceptable des militaires et des gendarmes vis-à-vis des Tchadiens et plus particulièrement vis-à-vis des populations villageoises prouve que la constitution est un torchon pour certains tchadiens au-dessus des lois et appliquée rigoureusement aux autres sans protection.

Dans la matinée du 5 juillet 2004 à Maïngoné canton Kariade-Boum à Gama, situé à 7 km de la Sous-Préfecture de Guidari, dans le département de la Tandjilé Est, deux frères ont été victimes des menaces de mort proférées par les militaires du détachement à Guidari.

II ressort que les militaires de ce détachement en déplacement, sont arrivés au village de Maïngoné. Ils s’arrêtent dans ledit village et tentent  de prendre par la force  une chèvre et un coq qui leur ont échappé.

En poursuivant la chèvre et le coq, ils sont tombés sur deux frères qui se reposaient dans la cour de leur maison. Ils ont demandé à ces deux frères habitants de Maïngoné , pourquoi ont-ils refusé de se lever pour les saluer pendant leur passage. En réponse à cette question, l’un des deux frères, M. Doussongar Ngaornadji a simplement dit que de part leur position assise dans la cour, ils ne les ont pas vus passer. Cette réponse n’a pas donné satisfaction aux militaires, qui ont continué de les menacer. Ensuite, ils ont commencé à insulter les deux frères dont l’un est malade mental. II s’agit de M. Ngartorangal Ngaornadji, qui avait également réagi en les insultant.

En retour, les deux militaires n’ont pas hésité à les passer à tabac avant  de les conduire devant le chef de canton de Kariade Boum à Gama.  Une fois chez le chef, M. Djimsengar Bangone, ces militaires nostalgiques ligotent les deux frères (arbatachar), les arrosent d’eau, les chicotent, les bastonnent, les amendent à verser trente mille (30.000) francs chacun.  Le montant de l’amende n’est pas le fait hasard, étant entendu que ces militaires sont au courant que les deux frères viennent de percevoir la pension militaire de leur père défunt retraité de l’armée française.

Ce comportement des militaires est général et se pratique sur l’ensemble du pays à l’exception de la seule région de Biltine dont vous êtes originaire ainsi que le chef de l’Etat et la plupart de ces militaires, qui ne figurent ni d’ailleurs sur le plan de bataille ni sur le recensement.

Le 12 février 2001, je vous ai adressé une interpellation relative aux violations persistantes des droits de l’Homme portés à ma connaissance notamment à Tapol (Logone Occidental) et à Béboudja (Logone Oriental)

«Monsieur,

1)- A Tapol (Logone occidental) :

Tapol, chef lieu du Poste Administratif du même nom est en butte, voici pratiquement trois (3) ans, aux violations des droits de l’homme dont les populations civiles sont des innocentes victimes. En voici, quelques faits triés sur le volet :

A l’origine de ces faits, se trouve un parent au chef de l’Etat qui plus est un analphabète complet, officier de police judiciaire donc auxiliaire de justice. Il s’agit de l’inamovible et le tout puissant Commandant de Brigade de la gendarmerie de Tapol, un certain Abdelkérim. Celui-ci tient son arrogance de l’ethnie Zaghawa dont il est issu et de la protection de la Présidence de la République dont il bénéficie de manière permanente. Ces genres de personnages sont légion dans la gendarmerie, la police et l’armée. Ils reçoivent en guise de butin de guerre et/ou de la «dia» une portion du territoire sur lequel ils sont autorisés à avoir droit de vie ou de mort sur la population et leurs biens pour mieux se servir dans un laps de temps.

Auteur de plusieurs exactions maintes fois dénoncées, Abdelkérim est de la pire gent qui règne sans partage sur le pays par la terreur. Je ne retiendrais que quelques-unes de ces exactions pour illustrer mon propos.

Dimanche, 10 septembre 2000, le jour de marché de Tapol, une foule nombreuse s’est  amassée devant la brigade suite à l’arrestation d’un homme. Des coups de feu sont tirés en l’air pour disperser la foule. Cette dernière fuit en tous sens. Un bébé, attaché au dos de sa mère est tombé,  piétiné jusqu’à ce que mort s’en suive. L’affaire est purement et simplement classée par ce Commandant hors pair qui, du reste, est l’auteur de cet assassinat parfait d’un bébé innocent.

Mardi, le 19 septembre 2000, le tout puissant Abdelkérim a fait abattre un homme de l’ethnie Moubi du Guéra et blanchisseur de son état à Tapol par son frère, qui est en même temps son chauffeur. Le tout puissant Abdelkérim demande à la population à se débrouiller pour payer la «dia» qu’il fixe lui-même à 5 millions de F CFA.

Dimanche, 3 décembre 2000, Monsieur Mbaïlassem Donatien, élève en classe de 5ème au CEG de TAPOL a été arbitrairement arrêté par ledit Commandant de brigade de TAPOL, Monsieur ABDELKERIM. Celui-ci soupçonne celui-là de vol pour avoir le malheur de posséder quelques biens matériels. M. Mbaïlassem a subi toutes les tortures possibles et inimaginables. Sa tête est couverte de plastique épais dont le point d’attache se fait dernière la nuque doublé d’une corde noué autour du cou pour l’étouffer, bastonnades, bras attachés (les traces sont encore visibles jusqu’aujourd’hui). Le même jour le Commandant Abdelkérim transporte sa proie à Abi, village de la victime, perquisitionne son domicile et ramené à Tapol les biens de celle-ci que sont :

1 (une) mini-chaîne de musique ;

1 (un) téléviseur ;

1 (un) plateau à gaz ;

16 (seize) sacs d’arachide ;

1 (une) télécommande ;

17 (dix sept ) cassettes CD,

3 vélos.

La population qui ne mange pas de ce pain cousu de fil blanc refuse d’acheter ces biens malgré l’accusation gratuite de coupeur de route contenue dans le procès-verbal pour justifier le forfait..

Il n’est pas inutile de rappeler que Mbaïlassem  a été fait prisonnier pendant un mois et cinq jours (1 mois et 5 jours) avant d’être transféré à Mbaïnarmar  pour y être libéré le lundi 08 janvier 2001 sur intervention sans que ses biens lui soient restitués. Oui, sans aucun procès, les biens de M. Mbaïlassem font l’objet de publicité de vente aux enchères publiques par le juge de Mbaïnarmar, M.. Mana HOWEI Jules, comme l’indique l’avis de vente aux enchères publiques du 17 janvier 2001 signé de Maître Tolnade Maurice en vacances à Mbaïnarmar .

Il n’est pas superflu de noter que Mbaïlassem a travaillé avec un expatrié français au Cameroun pendant 8 ans avant de revenir s’inscrire au CEG de Tapol à la recherche du savoir.

Jeudi, 1er février 2001, M. Abdelkérim a fait arrêter et garder pendant 24 heures cinq (5) enfants dont deux gamins parce que, dit-il, ces derniers ont invité un arabe qui était de passage à venir manger avec eux. Il ne peut supporter que les «kirdi» demandent à un musulman de manger avec eux..

Depuis son arrivée dans la région, le Commandant Abdelkérim fait la pluie et le beau temps. Selon son humeur, il organise des sorties dans les villages et quartiers de la circonscription de Tapol pour capturer bœufs d’attelages, chèvres et moutons, coqs et poules qu’il vend allègrement ou utilise pour sa propre alimentation personnelle.

Propriétaire d’une Toyota offerte, d’après lui, par le chef de l’Etat et toujours sans immatriculation, il effectue régulièrement les allées et  venues au Cameroun pour ramener les sacs de farine, de sucres etc. qu’il vend à Déli ou Moundou.

Un autre Zakawa, non moins parent au chef de l’Etat et militaire de son état connu sous le nom de Issa alias «Issa le fraudeur» s’auto-affecte depuis environ cinq (5) ans à Tapol ne fait que ce commerce illicite sous l’autorité d’Abdelkérim. Ni le Sous Préfet de Mbaîinarmar ni le chef de P.A de Tapol ne peuvent rien contre ces puissants personnages que sont Abdelkérim et son alter ego, Issa «le fraudeur», car ce sont des intouchables.

Le dimanche, jour de marché hebdomadaire à Tapol, Abdelkérim et une dizaine de gendarmes encerclent le marché et arrachent vélos aux passants, aux paysans qui en possèdent. Et pour récupérer sa bicyclette, il faut obligatoirement débourser une somme de 7.500 F CFA.

Se substituant au chef de canton de Tapol, le Commandant de brigade de Tapol, Abdelkérim, juge toutes les affaires civiles et pénales (dots, adultères, crimes etc.). Les amandes et les dommages et surtout les intérêts qui en résultent n’iront jamais aux plaignants.

Le chef de PA rackette les paysans 56 sacs d’arachides qu’il stocke chez sa femme à Bongor.

Les taxes perçues au marché hebdomadaire par le chef de canton sont désormais perçues par le chef de PA pour, dit-il, une période de 3 mois comme sa rançon alimentaire.

Lors du séjour du chef de l’Etat en avril 1999, des centaines de cabris ont été arrachés gratuitement sur ordre du Sous-Préfet par les chefs traditionnels à leurs propriétaires par village pour l’accueil de ce dernier. A chaque passage du Préfet du Logone Occidental, cette opération est également de mise. Comme à Tapol, le chef de PA de Laoukassy (Sous-Préfecture de Mbaïnarmar) exige un cabri par village pour sa consommation pendant le jeûne de ramadan. Naturellement, les chefs des cantons en profitent pour se servir sur les dos des populations sans défense. En cas de protestation de la part de ces victimes de rackets, elles sont purement et simplement emprisonnées.

Comme il fallait s’y attendre, les habitants des villages tels que Abi, Ndoro I et II, Mbidougpu, Argao, Bouado I , II et III  fuient massivement au Cameroun voisin à la recherche d’un cadre de vie plus humain et plus fraternel.

Est-ce l’objectif selon lequel il faut renvoyer au Cameroun et en RCA tous ces mangeurs de rats  dont les ancêtres sont importés de ces pays voisins pour la culture du coton ?

Oui, cet objectif est partagé dans une large mesure par tous ceux qui gouvernent notre pays  ou se réclament comme tels.

Pour preuves, quelques cas des petits-fils de ces mangeurs de rats venus des pays voisins :

-          Gata Ngoulou, Secrétaire Général de la BEAC est débarqué et remplacé par un pur-sang parce qu’il est le fils des mangeurs des rats de Kyabé (Moyen-Chari);

-           Nguéto Yambaye Tiraïna reçu au test et nommé Directeur Général du Fonds d’entretien routier (FER) avant d’en être débarqué quelques jours plus tard comme un malpropre parce qu’il est le fils des mangeurs des rats du Moyen-Chari;

-          les mangeurs des rats et fils des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari comme Diondo Tossem et Koblar Djérang Hortense du Logone, Nguéyam Djaïbé du Moyen-Chari de la BDT successivement Directeurs Généraux ont été débarqués et remplacés par des pur-sang ou bien pour faire place nette aux pur-sang chargés de mener à bon port la contrefaçon   et le blanchiment de la fausse monnaie ;

-          Ndomnabaye Béringar Maïna et Joël Oulatar reçus au test organisé par l’ATETIP n’ont pas été recrutés parce qu’ils sont des mangeurs des rats et descendants des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari;

-          les mangeurs des rats du Logone et de la Tandjilé à savoir Batingar et Modé Asméngar nommés respectivement Directeur Général et Directeur Technique à la suite d’un test international sont limogés de l’ATETIP pour faire place nette au pur-sang;

-          le rappel et la relégation au chômage de Ndougonan depuis 1995 pour se disposer du temps afin de régaler de ses rats du Moyen-Chari;

-          Sept (7) médecins enseignants à la faculté de médecine originaires du Logone, Mayo-Kebbi et du Moyen-Chari sur 14 signataires d’une pétition adressées au Ministre mangeur également des rats à savoir Dr Grâce Kodindo, Dr Djimet Iby Langtar, Dr Bessané Crispin, Dr Rohingalaou Ndoundo, Dr Ndeikoundam Ngangro (celui-ci bien que militant du MPS), et Dr Abourma Kéfas ainsi que M. Nguémadjingaye Hougoto sont renvoyés respectivement des facultés de médecine et  des sciences  pour faire place nette à la géopolitique chère au chef de l’Etat parce que, dit ce dernier, ils sont des mangeurs de rats et descendants des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari;

-          le limogeage et le remplacement de l’un des rares ingénieurs de conception des eaux et forêts, M. Mouga Masdewel, du projet Biodiversité au Ministère de l’environnement obtenu de haute lutte intellectuelle et ce, à la suite d’un test parce qu’il est le fils des mangeurs des rats du Logone ;

-          le remplacement de Henri Moussa Tcha comme candidat au poste de secrétaire général adjoint de l’OUA parce qu’il est né des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de la Tandjilé;

-          Djamon Domkréo, Directeur Financier des TIT débarqué de son poste a fini en prison parce qu’il est descendant des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi);

-          Alhoki Blamkakou, Directeur Général de l’ONPT et Cogérant des TIT viré et réduit au chômage parce qu’il est fils des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi);

-          Félix Mouganodji nommé agent comptable de l’ANAT est débauché de son poste sur intervention d’une des épouses du chef de l’Etat auprès du Ministre des TP et remplacé par un pur-sang parce que Félix Mouganodji a la malchance d’être né dans la famille des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats du Logone ;

-          le mangeur des rats du Logone Djéndei Mbaïnda du projet GTZ d’Abéché est renvoyé pour faire place à un pur-sang revenu fraîchement des études ;

-          La loi des Finances de 1998 autorise le Ministère de l’Eau à intégrer 30 cadres forestiers, mais ce sont les agronomes pur-sang qui sont intégrés à leur place parce qu’ils sont nés des mangeurs des rats du sud et du centre ;

-          La suspension du mangeur des rats du Moyen-Chari, Tamkimadji Jean, Directeur Général de l’ANAT,  pour avoir osé résister, le 9 février 2001, à l’injonction du Ministre des TP de nommer Directeur administratif et Financier son parent Mahamat Taher, dont le recrutement comme stagiaire est imposé en janvier 2001 etc.

Les représentants de la Banque Mondiale, du PNUD, en un mot des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux s’y sont également mis en utilisant des subterfuges pour libérer des postes occupés par des mangeurs des rats au profit des pur-sang. Les entreprises publiques, les projets financés par les bailleurs de fonds sont aux mains des membres du clan aux compétences douteuses.

Bien que cadres et militants du MPS, les mangeurs des rats tels que Etienne Moïta, Nadjita Beassemal, Adrien Béyom Mallo, Paul Mbaïnodoum, Koïbla Djimasta, Ouaïdou Glendougsia, Pascal Yoadimnadji, Laoutegguelnodji Koumtog etc. ont toujours été des balles de ping-pongs aux mains du chef de l’Etat et de son groupe du premier cercle du pouvoir.

Combien des diplômés sans emploi ont-ils réussi au concours ou au test et qui du fait qu’ils sont des mangeurs de rats ont purement et simplement été remplacés par des pur-sang ?

Combien de cadres ayant servi l’Etat meurent de bénignes maladies alors que les purs soignent les mots de tête en Europe ?

Combien de jeunes Tchadiens ayant réussi au concours et qui se sont vus remplacer par d’autres pur-sang ?

Combien de Tchadiens de retour des mêmes études avec les mêmes diplômes sont intégrés au détriment des autres parce qu’ils sont de la «race arienne» ?

La liste est longue, très longue tant pour les cadres du sud, de l’est, du centre et de l’ouest du pays victimes de cette politique d’exclusion.

2)-A Béboudja (Logone Oriental) :

Le nouveau Sous-Préfet de Béboudja, M. Ngaré Adda, un repris de justice pour vol qualifié se vante d’être nommé à Béboudja sur exigence personnelle du chef de l’Etat pour tordre le cou à Yorongar et à ses parents comme me l’avaient, déjà fait en juillet 1996, Madjimbang Joseph Mbaïda alors conseiller spécial du chef de l’Etat, Ngarboudjim Jacob Médeur alors sous-Préfet de Béboudja, Loledé Silas Beurré, Instituteur et militant du MPS, Ndoussoussi Dobéhoudou alias Ndoussou, planton au Ministère de la Santé et militant du MPS, Pierre Dabo, commis aux  écritures au cinquième Arrondissement Municipal de N’Djaména etc.

Son adjoint muté par décret dans le Mayo-Kebbi est maintenu le lendemain de la diffusion de ce décret par un autre décret sur intervention conjuguée du chef de l’Etat et du Préfet du Logone Oriental. Pour inaugurer son maintien à Béboudja, il se rend nuitamment à Miandoum pour sermonner le chef de canton de construire la mosquée comme à Mbikou et à Donia. Avant que ce dernier ne réponde, il ordonne à son garde du corps de le passer à tabac. C’est ce qui fut fait avec beaucoup de sadisme.

Par ailleurs, non content de s’en tenir à l’autorisation des nomades, qui lui gardent son bétail issu de la corruption d’occuper le collège de Mbikou, il taille un territoire le long du fleuve allant de Mbikou à Béboudja pour ces derniers avec interdiction aux paysans de s’y hasarder.

Il menace de réserver à tout contrevenant à ses décisions le sort qui a été réservé tout dernièrement au paysan et non moins ancien combattant de Goundi, son fils et son frère abattus et liés chacun par un fil à un cheval qui le traîne par terre sur plusieurs km

Un dossier sur cet horrible crime crapuleux perpétré par des nomades à  Goundi a été remis par mes soins au Ministre de l’Intérieur.

A Komé-Ndolébé, un préposé d’ESSO et ledit adjoint au Sous-Préfet pratiquent la colonie de peuplement précisément à Danmadja comme je l’avais déjà mentionné dans une de mes interpellations adressées au Ministre de l’Intérieur avec copie à votre sagacité. Aujourd’hui, il saute le pas en accordant à ces nomades un sultanat de Bédia comme ce fut le cas des nomades de Mbikou...

Le Préfet du Logone Oriental à Doba justement, cet ancien agent d’Air Tchad en Arabie Saoudite connu pour sa cupidité et ses mensonges grossiers, vous a menti et induit en erreur lors de votre interpellation  à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la motion de censure déposée contre votre gouvernement.

En effet, je confirme solennellement que contrairement à la note que ce Préfet vous a subrepticement glissée dans le creux de vos mains pendant cette interpellation pour vous dire que Emile Bassa n’a pas mené campagne d’intimidation dans la Sous-Préfecture de Béboudja, je vous conjure d’ordonner une enquête si cet Emile Bassa, ancien agent des curés coupable de vol chez ces prêtres et agent de la DDS à Béboudja aux mains pleines de sang n’a pas sillonné pendant un mois toute la Sous-Préfecture de Béboudja à bord d’une voiture militaire conduite par un militaire pour intimider les chefs traditionnels et les populations de cette circonscription?

Ces quelques faits triés sur le volet pour étayer mon propos sont des pratiques courantes sur l’ensemble du territoire national.

Comme vous le savez aussi bien que moi, le pays est pris en otage par le clan Déby…».

Puis, le 22 février 2001, je vous ai interpellé à propos des violations des droits de l’homme encore à Tapol et Béboudja.

«Monsieur,

Dans notre précédente lettre du 12 février 2001, je vous ai relater avec force détails les violations persistantes dans le PA de Tapol (Sous-Préfecture de Mbaïnarmar).

Il nous est rapporté ce qui suit :

1)- Le chef d’antenne de l’ANS de Mbaïnarmar remet une arme de guerre à un certain Bouba pour couper les routes moyennant partage des produits issus de ces activités illicites.

Pris en flagrant délit ces jours-ci, ce dernier est déféré devant le juge de paix de Mbaïnarmar.

Le commanditaire des coupeurs des routes de la région, chef d’antenne de l’ANS, tente, dans un premier temps, de corrompre le Sous-Préfet. Celui-ci lui décline l’offre en disant que l’affaire relève de la justice.

Puis, il s’est rendu chez le juge de paix avec 100.000 F CFA pour le corrompre afin d’obtenir la libération du coupeur de route, sieur Bouba. Le juge lui répond également que l’affaire est transférée au Procureur de la République à Moundou.

Ne s’avouant pas vaincu, il monte précipitamment à Moundou pour demander l’intervention du Préfet.

Aux dernières nouvelles, le commanditaire des coupeurs de routes de Mbaïnarmar négocie son déplacement de cette localité, démarche qui serait en bonne voie.

2)- Un commerçant Moubi habitant à Laou-Beissa (Mbaïnarmar) s’est rendu au Cameroun avec cinq (5) ânes pour s’approvisionner en marchandises diverses dont le sucre. Il a eu comme compagnons de route des commerçants ouaddaiens résidant à Méndoubadoui (Mbaïnarmar). Une fois ces commerçants se sont séparés, le pauvre Moubi est abattu, non loin de là, de trois balles dans le canton Tapol.

De retour du baptême chrétien de Tapol, les choristes découvrent le corps du commerçant moubi gisant dans le bain du sang. En bons citoyens, ces derniers sont allés le signaler à leur chef de village de Laou-Beissa. Celui-ci informe la Brigade de la gendarmerie de Tapol. Mais, que n’a pas été leur surprise d’être accusés par la Brigade d’être les auteurs du meurtre. Ils sont embastillés y compris leur chef de village. Il a fallu des interventions pour faire libérer les pauvres choristes …».

Combien d’interpellations vous ai-je adressé ou adressé à vos Ministres à propos des violations des droits de l’Homme ?.

Article 22: Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire s’il ne tombe pas sous le coup d’une loi pénale en vigueur.

Quelques exemples contraires aux dispositions de cet article 22 de la constitution pour vous convaincre:

1)- Lors du conflit qui a opposé les éleveurs-nomades aux paysans autochtones le mois dernier, les gendarmes stationnés à Mbikou n’ont pas été neutres comme le prétendent certaines personnes. Sous leur protection, les bergers-nomades font brouter le mil dans les champs de Djérabé Mbaïssirem et tant d’autres à Madana. Quand Djérabé Mbaïssirem proteste contre cet odieux acte criminel, l’un des bergers lui envoie une flèche qui le rate de justesse. L’un des gendarmes qui se trouve derrière le nomade dégaine sont Kalachnikov pour abattre Mbaïssisem quand un autre gendarme samaritain l’en empêche en lui arrachant son fusil. N’étant pas resté là, ledit gendarme protecteur envoie en direction de M. Djérabé Mbaïssirem une grenade qui ne l’a pas atteint. Celui-ci a eu la vie sauve parce qu’il a fui à temps. Toutefois, étourdi, M. Djérabé Mbaïssirem sera transporté de nuit à Mbikou où il sera présenté au chef de canton qui ordonne qu’on le soigne et qu’on le ramène chez lui pour lui éviter le pire de la part des gendarmes vengeurs. De retour de leur épopée à Madana, les gendarmes procèdent à l’arrestation de toute personne qui se trouve sur leur chemin. Il en est ainsi de Hondé Ndohoudou de Madana. De même, pour le simple fait de détacher la vache de M. Doumhel Yohorndillaou qui vient de mettre bas et la faire fuir en brousse de peur que cette vache ne soit arrachée par les bergers-nomades et les gendarmes, M. Nérando fils est arrêté. Menottés avant d’être transportés à Mbikou, MM. Hondé Mbaïssirem et Nérando fils sont transférés à Doba où ils sont actuellement en prison sur ordre du commandant de compagnie. Sont-ils en vie ou portés disparus ? Dieu seul le sait. Adoum Salet, l’instigateur de ce conflit a offert trois bœufs et une certaine somme d’argent pour tenter de se soustraire à la justice. Il a fallu le commandant de groupement venant de Moundou pour procéder à l’arrestation de Adoum Salet et ses complices.

2)- Le 9 juillet 2004, M. Doumyom Crids, responsable de la barrière de pluie à Béndankara à la sortie de Béboudja pour Moundou, a eu une simple querelle avec sa femme. Informé, le Maire, M. Nétoloum Bétolngar va voir le sous-Préfet pour lui demander l’arrestation de M. Doumyom parce qu’il est considéré comme militant fédéraliste. C’est ce que fait le sous-Préfet, M. Pierre Ngarmian.  C’est le 26 juillet 2004, que le sous-Préfet ordonne la libération de M. Doumyom moyennant 15.000 F CFA d’amende pour lui et  12.000 F CFA pour le commandant de brigade soit 27.000 F CFA.

3)- A Beissa dans la sous-Préfecture de Laoukassy (Mbaïnarmar), un éleveur qui garde le troupeau de bœufs appartenant à un responsable de la gendarmerie à Moundou a fait paître dans le champ de mil du chef de canton dudit par ce troupeau. Convoqué par le chef de canton, qui, du reste, est le suppléant du Député Job Tapol du MPS. Refusant de déférer à cette convocation, l’employé berger-nomade nargue le chef de canton député suppléant MPS. Celui-ci le fait arrêter par ses «goumiers». Informé, le commandant de brigade de Laoukassy puis le sous-Préfet de cette localité convoquent à tour de rôle le chef de canton. Refusant à son tour de se déférer à ces convocations, le chef de canton se barricade chez lui. Deux gendarmes envoyés par le sous-Préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie de Laoukassy pour l’arrêter n’ont pas réussi à lui mettre la main dessus. C’est ainsi que le sous-Préfet rend compte au Préfet à Moundou qui fait le déplacement pour se rendre compte que la population prête main forte à son chef de canton pour résister. Lesquels chef de canton et population ont exigé le départ de l’éleveur employé du responsable de la gendarmerie de Moundou.    

4)- Le 28 avril 2002, j’ai adressé au Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement une interpellation à propos du comportement scandaleux du chef de canton de Béboto avec la complicité du sous-Préfet  de Béboto (Logone Oriental) : 

«Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité

Objet : Interpellation à propos de la razzia perpétrée à Békombé (Canton et Sous-Préfecture de Béboto) par le chef de canton en intelligence avec le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.

Monsieur,

En complément de notre précédente interpellation à propos de la razzia des populations de Goré par le Sous-préfet de Goré (Logone Oriental) et  des populations de Béboudja par les autorités administratives et militaires, nous avons l’honneur de vous interpeller à propos de la razzia analogue perpétrée à Békombé par le chef de canton de Béboto (Sous-Préfecture de Béboto) avec l’appui du commandant de Brigade et sous l’œil complice du Sous-Préfet du lieu dit.

Le code pénal et la constitution disposent que la faute est personnelle et ne saurait être collective. Or comme à Goré, à Béboudja et sur l’ensemble du territoire, les dommages et intérêts d’une infraction sont payés par le village voire le canton.

C’est ainsi que pour un cas de vol d’un bœuf dans un Férrick des nomades au préjudice de M. Idriss Abdoulaye dont le présumé coupable en la personne de M. Merci Armand est identifié et non encore jugé, les militaires venus de Béboto ont mis à sac le village de Békombé successivement les 29 mars 2002 et le 1er avril 2002. Voici le détail de cette razzia d’un autre siècle conduite par M. Bade Seth, représentant du chef de canton, M. Yossanéngar Enock assisté de l’Officier de police judiciaire et le commandant de Brigade de la gendarmerie en personne:

-          M. Djimradé Corneille, grand-père du présumé voleur est dépossédé de 3 sacs  et demi de mil ;

-           Yotokoum Mohedjia, vieille femme du village qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédée de 4 sacs et demi  de mil ;

-           Yossolem Nicolas qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de 4 sacs de mil et un sac de sésame;

-          Djimassal Théophile qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage en plus  de ses 6.000 F CFA ;

-          Madjiadoum Fortune, beau-père du présumé coupable est dépossédé de ses trois sacs du mil ;

-          Nelta Adolphe qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac de mil ;

-          Massengar Fernand qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf d’attelage ;

-          Mbaïsseguem Nestor qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil et de ses 6.000 F CFA;

-          Nadjibeye Justin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac de mil ;

-          Danebé Samuel qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 10.000 F CFA ;

-          Dingammadji Chérubin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 32.000 F CFA.

-          Doumdom Sathurin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 6.000 F CFA ;

-          Djasné Blanchard qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil ;

-          Panséal Gélase qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil, de sa lampe torche et de ses 1.500 F CFA ;

-          Dingamnayal Mathieu qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de sa seule chèvre ;

-          Dingamnayal Patrick qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son sac de mil et de ses deux sacs d’arachides ;

-          Guéal Ascension qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac du mil (sorgho) et de ses 3 sacs de pénicillaire etc.

Nous vous saurions gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour faire restituer  à leurs propriétaires tous ces biens illégalement arrachés par le chef de canton et le commandant de Brigade pour un seul bœuf volé…».

Article 23: Nul ne peut être arrêté, ni inculpé qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.

Le 15 juillet 1999, j’ai interpellé le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de votre gouvernement en ces termes :

«Certains actes de vos collaborateurs notamment les autorités administratives, municipales et militaires à l’intérieur du pays frisent la provocation.

A)- Dans la sous-préfecture de Béboudja :

1)- Par note de service n°002/SPBBJ/99 du 5 janvier  1999, le sous-préfet fixe d’autorité la date impérative à laquelle toutes les récoltes doivent prendre fin pour permettre au troupeau de bêtes des nomades de paître en toute quiétude. Passé ce délai, tout dégât causé par le bétail sur les produits champêtres non récoltés seront considérés comme normaux et par conséquent les demandes en réparation formulées par les victimes seront déclarées irrecevables (…).

2)- Provocations répétées du sous-préfet et de son adjoint :

Passant de la parole à  l’acte, 12 paysans ont été amendés, le 26 janvier 1999, à payer la somme de 151.500 F CFA répartie comme suit :

1)- Alyo Jean-Pierre                   = 17.000 F CFA

2)-Nadjimbaye Emmanuel           = 11.000 F CFA

3)- Bételngar Innocent                = 11.000 F CFA

4)- Djimadoum Gaston                = 11.000 F CFA

5)- Ngarnadji Antoine                 =    6.500 F CFA

6)- Ngaryo Eloi                           = 17.000 FCFA

7)- Mbaïdanoum Eloi                   = 17.000 F CFA

8)- Alladoum Justin                     = 17.000 F CFA

9)- Mékonbé Elie                        = 11.000 FCFA

10)- Mberdoum Sylvain              = 11.000 F CFA

11)- Mbaïnaïsssem Marc  = 11.000 F CFA

12)- Mbaïdanoum Antoine           = 11.000 F CFA

3)- Les rackets opérés par les militaires au préjudice des paysans :

Les militaires et autres gendarmes stationnés à Béboudja rackettent les populations. Ainsi, à bord de leurs véhicules, ils sillonnent les villages pour piller ces populations sans défense et ce, sous menace d’armes. Y passent bicyclettes, vivres stockés dans des greniers, cabris, moutons, vaches et bœufs d’attelage des paysans etc.

4)-  Vaste escroquerie organisée par le repris de justice, Monsieur Ali DAROUNGAR, Président du conseil de gestion de la commune de Béboudja :

a)- Le Président du comité de gestion de la ville de Béboudja organise une vaste escroquerie contre les populations. Sous prétexte que le chef de l’Etat le lui recommande, il collecte des cartes d’identité des personnes habitant la ville de Béboudja et des populations des villages environnants (Dangdili, Bemboura etc.), qui, du reste,  ne relèvent pas de son autorité.

En échange de 1.850 F CFA dont 100 F CFA pour la photocopie de la carte d’identité, 750 F CFA à titre d’adhésion au MPS et 1.000 F CFA de cotisation par carte pour entretenir le domaine privé d’un hectare qu’il arrache de force à un paysan pour attribuer à M. Idriss Déby, chef de l’Etat. Ce «maire» spolie ainsi ces populations de Béboudja. Ce militant débordant, en l’occurrence, le Président du conseil de gestion fait croire que le chef de l’Etat accorderait un crédit agricole aux militants forcés que sont les titulaires de ces cartes, victimes de cette vaste escroquerie.

b)- De même sans base légale, il perçoit des taxes de toutes sortes dont les taux sont excessivement très élevés.

N’est-ce pas un conseil de gestion suppose comprendre plusieurs membres ? Or, ce dernier décide tout, tout seul, y compris  les taux de taxes. Le rôle du comité de gestion réglementé par ordonnance n°017/PR/85 du 24 juillet 1985 est composé des chefs de service nommément désignés. En dehors du chef de centre médical, l’inspecteur de l’enseignement élémentaire et le représentant des commerçants, les autres services dont les chefs cités à l’article 5 de cette ordonnance n’existent pas à Béboudja. Ce qui ouvre la voie à l’abus d’autorité et au détournement du pouvoir voire à l’escroquerie d’une grande échelle. Sur dix (10) membres ayant voix délibérative, trois (3) seulement sont présents à Béboudja. Le quorum est-il atteint pour délibérer valablement comme le prévoit l’article 11 de l’ordonnance susmentionnée ? Avez-vous été avisé des réunions et sessions, somme toute, illégales (dernier alinéa de l’article 9 de l’ordonnance) ? Les procès-verbaux sont-ils établis et soumis à l’autorité de tutelle (Préfet qui les transmet au ministre de l’Intérieur) ? Sont-elles oui ou non nulles les décisions dites du comité de gestion de la ville de Béboudja au regard de l’article 18 de cette ordonnance etc.   ?

Autant de questions auxquelles les réponses s’imposent de votre part.

c)- Le budget primitif de l’exercice 1999 de la commune de Béboudja prétendument adopté est nul de plein droit (cf. note de présentation du 15 juillet 1999) pour violation des lois citée ci-dessus notamment pour défaut de quorum, pour défaut, entre autres, des signatures des membres du comité (article 14 de l’ordonnance) signatures devant être apposées sur les procès-verbaux des délibérations 001/PLOR/CB/SG du 23 avril 1999 portant tarification des taxes et impôts, n°002/PLOR/CB/99 du 14 juin 1999 portant fixation de jeton de présence, n°003/PLOR/CB/SG/99 du 14 juin 1999 portant adoption du budget etc.

Au lieu de déclarer nulles ces délibérations (article 18 de l’ordonnance), vos services versent dans la nullité absolue en révisant ledit budget de 41.589.000 F CFA en baisse (21.000.000 de F CFA environ) avant de le soumettre à votre approbation. De quel droit ?

d)- Il fait imprimer des carnets de taxes par exemple de bicyclettes à 1.000 F CFA à Moundou. Une fois à Béboudja, il perçoit 1.500 F CFA.

Monsieur le Ministre,

Ces observations sont aussi valables pour tous les budgets de toutes ces communes créées à profusion pour placer cette gent de militants voraces et cupides notamment à Binder (l’hebdomadaire NDjaména-Hebdo n°387 du 22 juillet 1999 sous le titre « La république des commandants de brigades».

e)- Le Président du Comité de gestion vend les terrains comme on vend des cacahuètes ou du pain au marché. Il se promène avec cette fiche (…) pour proposer les terrains moyennant argent (généralement 6.000 F CFA le terrain à titre d’avance et ce, sans aucun reçu). Il emmène avec lui ici à N’Djaména ces fiches qu’il écoule comme des petits pains.

Nous avons des preuves de cette vente « à la criée » dont le montant varie suivant la surface financière des acquéreurs..

f)- Je vous rappelle que Monsieur Ali DAROUNGAR, actuellement président du comité de gestion de la ville de Béboudja, est un repris de justice qui vient de quitter la maison d’arrêt de N’Djaména en 1991 pour détournement des deniers publics. N’eut été son adhésion intéressée au MPS pour le besoin de sa cause, et ce, à la demande de M. Gatingar Telro Daniel qui l’a recruté à son cabinet au Bureau exécutif du MPS, il serait condamné, interdit de toute activité publique et radié de la fonction publique.

De tout ce qui précède, je vous invite instamment à prendre vos responsabilités pour rétablir dans leurs droits les victimes par le remboursement :

-          des amendes illégalement perçues par l’adjoint au sous-préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie ;

-          des rackets organisés par le président du conseil de gestion tant pour les cartes d’identité ;

-          des taxes illégalement perçues par ce dernier;

-          des bicyclettes pillées et/ou saisies par des militaires moyennant taxes et amendes etc.

Afin d’éviter tout heurt entre les paysans et les bergers nomades, la note du sous-préfet doit être purement et simplement annulée. Aussi, pour ne pas cautionner cette escroquerie, vous vous devez de mettre  un terme à de telles pratiques.

B)- Dans la sous-préfecture de Goré :

Des coupeurs de route militaires dont MM. Moumni et Eigui bien identifiés par les victimes lors de l’attaque, le 3 février 1999, entre Bédan (canton Békan) et Timbéri ont été arrêtés, le 4 février 1999 grâce au chef de canton de Timbéri et confiés à la garde des militaires de Donia par le commandant adjoint de groupement militaire de Moundou. Comme par hasard, ces deux coupeurs de route ont réussi à s’évader le jour même où le commandant adjoint de Moundou était venu pour les transférer à Moundou. Quelques jours plus tard, le commandant adjoint du groupement de Moundou et le sous-préfet convoquent le chef de canton à Goré. En se rendant au bureau de la sous-préfecture de Goré, le chef de canton rencontra les deux coupeurs de route au marché. Il en informe le sous-préfet et le commandant adjoint du groupement de Moundou qui ont procédé à l’arrestation de ces deux coupeurs de route. Après une réunion qui regroupa l’adjoint au sous-préfet, le commandant adjoint du groupement de Moundou, quelques éleveurs en état d’arrestation et les deux coupeurs de route, l’adjoint au sous-préfet vint déclarer de go à M. Almbaye, chef de canton de Timbéri que ce sont ses armes qui ont permis aux deux coupeurs de route de commettre leurs forfaits. Ebahi, le chef de canton fait remarquer que depuis 1984 toutes les armes de toute la région ont été confisquées par les autorités administratives et militaires et qu’elles ne sont toujours pas restituées.

 Quand, est-ce que, vous allez en finir avec des nominations complaisantes, illégales, irrégulières et, somme toute, en violation flagrante des lois de la République ?

A-t-on besoin de donner à manger à des gens sans scrupules par leur nomination à des postes de responsabilité  technique ?

N’est-il pas temps de nous préparer à entrer dans le troisième millénaire comme les autres peuples le font ?

Savez-vous que par ces nominations de complaisance, l’administration tchadienne n’existe que de nom aujourd’hui ?

 Les lois de la République en matière des nominations à des postes de responsabilité sont claires .Mais,  de grâce cessez de les violer...».

Est-ce là ce qui est prévu par la constitution de la République ?

Article 25: La peine est personnelle. Nul ne peut être rendu responsable et poursuivi pour un fait non commis par lui.

Des exemples contraires à ces dispositions de la constitution:

1)- Pour une banale histoire de sorcellerie, un jugement est exécuté comme dans un western américain.Les biens d’une bonne partie de la population de Doungabo (sous-préfecture de Béboudja) sont saisis en violation de la constitution et des lois comme le témoignent ce qui suit :

Le 12 août 2002, M. Jean Sadoum a été arrêté sans motif et emprisonné  à la brigade de Béboudja;

Le 27 décembre 2003, arrêté par la brigade de la gendarmerie de Béboudja, M. Marcel Ngarnoudjibé, représentant du chef de Village et transféré à la maison d’arrêt à Doba sans motif.

 Le 11 janvier 2004, arrêté par la brigade de la gendarmerie de Béboudja, M. Paul Ngarsadjim est transféré à Doba et sa bicyclette volée par les gendarmes.

Voici, le récapitulatif et le détail des biens saisis sur les habitants de Doungabo, qui n’en croient pas leurs yeux:

12 bœufs ;

18 moutons ;

111 chèvres ;

14 cochons ;

19 poulets ;

48 tenus sport ;

3 bicyclettes ;

2 charrettes (porte-tout) ;

2 charrues ;

44 sacs de charbon ;

2 postes de radio-cassettes ;

2 coupes-coupes ;

1 thermos ;

19 lampes torches ;

1 brouette;

Diverse marchandises d’une valeur de 50.000 F CFA ;

34 kg de graine de néré ;

1 sac de courges ;

1 sac de sorgho ;

1 sac d’arachides ;

1 fusil de chasse de calibre 12;

1.100.000 F CFA  d’amende dont la quasi totalité a été payée etc.

C’est l’huissier de justice en compagnie de 8 éléments de la brigade de la gendarmerie de Doba, qui a fait subir à la population les affres d’un Etat délinquant que voici.

Date

Noms & Prénoms

Nature des biens saisis

 

01

02

03

04

05

06

07

08

09

10

11

12

13

14

15

16

17

18

 27/06/02

 

Kaglengar Fidel

Djimasndoh Joël

Djidengar Célestin

Ngaramlaou Dieudonné

Ngartadjim Sylvain

Nandigngar Mathurin

Ngarhonbé Daniel

Ngarsadjim Paul

Mbangndodjim Grégoire

Ndoasngar Clément

Djasbé Paul

Mme Néassoum Odette

Mme Ndondiman Louise

Mme Ndoyom Rosalie

Ndolasngar Félix

Sadoum Jean

Nandoumangar Dominique

Ndeilengar Théodore

 

3 bœufs ;

3 bœufs ;

3 bœufs ;

1 bœufs ;

2 bœufs ;

4 chèvres ;

1 mouton ;

4 chèvres + 1 porte-tout

3 chèvres ;

3 chèvres

3 moutons, 1 chèvre, 1 vélo

4 chèvres ;

3 chèvres, 4 moutons;

3 chèvres, 1 mouton,

4 chèvres, 3 moutons;

1 porte-tout ;

6 chèvres, 1 torche ;

3 sacs de charbon

 

 

Date

Noms & Prénoms

Nature des biens saisis

 

 

19

 

20

21

22

 

23

24

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

36

37

38

39

40

41

42

 

 

 

43

44

45
46
47

48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58

59

 17/06/02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17/7/02

 

 

Nadjiamngar

 

Ndoasngar

Takeinon

Ndodjingar

 

Saïnlar

Masngar

Ngartodjimbé

Béadoum

Noudjingar

Nodjingar

Ngarlem Kondé

Telmbaye

Ndoungabeye

Biamngar

Ngasatam

Madjirangar

Mme Nodjiti Rachel

Mme Hommel Claire

Ngarmbatinan

Mme Néyom Elisabeth

Mme Dénéro Franchise

Ngarteldjim

Mme Solmem Koumdé

Mme Nodjindoloum Simone

 

 

 

Mbaïlassem

Ngarlem Patrice

Nodjé Gadjingar

Ngaradem Bruno

Mme Nodjilagoto Denise

Ngarlena Yacoub

Koubouyom Moramlaou

Ngarasndoh

Allsingar

Ngarmadjibé Blaise

Mbairessim

Mbaïnadjim

Pasteur Assemblée Chrétienne Tch.

Koumdé

Djimsangar

Ngarnoudjibé Marcel

Equipe de football

 

 

6 chèvres, 1 charrue; 1 sac d’arachide,   1 sac de courge ;

1 cochon, et1 chemise ;

1 cochon et 1 lampe torche

1 cochon,1 lampe torche et 1 coupe-coupe ;

1 cochon ;

1 cochon ;

1 cochon et 1 lampe torche

5 chèvres;

1 charrue et 1 lampe torche ;

1 cochon

2 chèvres et 1  cochon ;

1 cochon;

4 poulets;

marchandises de valeur : 50.000 F

5 chèvres et 2 lampes torche;

4 chèvres,

1 chèvre ;

1 cochon ;

1 vélo ;

5 chèvres ;

4 poulets, 74 kg de graine de néré;

3 poulets;

4 chèvres;

2 chèvres, 1 poste radio-K7, 1 thermos,  1 coupe-coupe, 1 sac de mil;

 

 

1 poste radio-K7;

1 cochon et 1 lampe torche;

1 cochon et 1 lampe torche;

13 chèvres et 1 lampe torche;

1 cochon;.

5 chèvres;

5 chèvres;

4 poulets;

5 chèvres et 1 lampe torche ;

2 chèvres;

1 chemise:

1 lampe torche;

1 bible et autres;

1 fusil de chasse de calibre 12;

3 cochons;

2 chèvres;

48 tenues de sport de valeur 120.000 F

   

 

60

61

62

23 /07/ 02

 

Ngatolnan

Madjirangar Moïse

Groupement(GCFED)

 

17 sacs de charbon:

2 chèvres;

1 brouette;

 

63
64
65

11/08/02

 

Nangdoumngar

Nodjindoloum Yvonne

Nohodjingar Edmond

 

1 chèvre;

14 sacs de charbon;

10 sacs de charbon;

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici la justice léonine a appliqué les dispositions contraires à l’article qui dispose que «les règles coutumières et traditionnels relatives à la responsabilité pénale collective sont interdites».

2)- A Madana-Kô (sous-Préfecture de Komé/Ndolébé), un berger-nomade nommé Abdiguine a abattu 8 karité et un néré appartenant à M. Zakary Béassem. Quand ce dernier s’est plaint du comportement de cet Abdiguine, celui-ci est allé chercher, le 6 mai 2004, les gendarmes à Donia (sous-Préfecture dudit) pour procéder à son arrestation. Comme M. Zakary Beassoum est en déplacement à Sindalolo (sous-Préfecture de Komé) pour ses activités religieuses, les gendarmes ont procédé respectivement à l’arrestation de son petit-frère et de son épouse avant de saccager son domicile, voler ses 212.000 F CFA et six bœufs, passer à tabac son frère et sa femme avant de déchirer les habits que celle-ci a porté sur elle. Ces deux innocents ainsi traités sont conduits à la brigade de Donia où ils sont enfermés à la brigade en attendant l’arrivée de Zakary Béassem en personne. De retour dans son village, le 8 mai 2004, M. Zakary Béassem se rend immédiatement à Donia pour se constituer prisonnier afin de faire libérer sa femme et son cadet. Il sera enfermé dans les cachots de cette brigade avant d’être transféré à Moundou, le 9 mai 2004, par les militaires venus de cette ville du Logone Occidental. En plus de 212.000 F CFA volés, M. Béassem sera libéré contre 12.000 F CFA.

3)- A la suite d’une bagarre qui l’oppose à son cousin demeurant à Bolobo II, Mme Nodjé a cassé le bras de celui-ci. Quand cette affaire est portée à la connaissance du chef de canton de Komé/Ndolébé, ce dernier ordonne la saisie du bœuf d’attelage du père de Nodjé qu’il vend à 130.000 F CFA dont 30.000 F CFA seulement ont été remis au blessé et les 100.000 F CFA conservés par le chef de canton pour se partager avec le sous-Préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie.

4)- De Moundou, le 25 avril 2002, j’ai interpellé le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité de votre gouvernement à propos de la razzia des bœufs d'attelage à Béndama (Canton de Timbéri) par le Sous-Préfet de Goré et par son collègue de Béboudja dans la sous-Préfecture de même nom. 

«Monsieur,

Sous-préfecture de Gore, le jour du scrutin

Après avoir pris la tête des militaires basés à Goré (bataillon, GR, Gendarmerie etc.) pour terroriser les électeurs et procéder à l'arrestation des autres candidats à l'exception de celui de FAR/Parti Fédération qui a voté à Donia et qui a réussi à s'échapper et naturellement le candidat du MPS, M. Nadjiyo, pour le compte duquel ce terrorisme est organisé, le Sous-préfet de Goré continue son  gangstérisme doublé du vandalisme d'un autre siècle.

Hier, 24 avril 2002, sous bonne escorte des mêmes militaires, ce Sous-Préfet s'est rendu à Béndima (Canton Timbiri) pour ordonner la razzia de soixante dix huit bœufs pour, dit-il, indemniser les parents d'une victime éleveur nomade tuée en 2000 au cours d'une rixe qui l'oppose à un agriculteur dont les champs ont été dévastés par ses bœufs..

Selon les informations en ma possession, le Sous-Préfet se serait vengé du fait que la population de Béndima n'ait pas exprimé ses suffrages en faveur du candidat Déby aux présidentielles de mai 2001 et du candidat, MPS aux présentes législatives.

 L'enquête se poursuit. Mais d'ores et déjà, nous pouvons vous affirmer que la population de Béndima a décidé de se rendre massivement à Goré pour y mourir pour ses bœufs razziés par le Sous-Préfet.

 Quelques exemples dans la Sous-Préfecture de Béboudja:

 Cette pratique d'un autre âge introduite dans la région par l'administration MPS se généralise. C'est le cas à Mbikou (canton Mbikou), Bolobo (Canton Komé), Kaïrati (Canton Miandoum) et surtout à Kaba-Tenbé (Canton Béboni) dans la Sous-Préfecture de Béboudja.

Le cas de Kaba-Tenbé (Canton Béboni):

Le 15 avril 2001, deux arabes ont volé des bœufs d'attelage.  L'un d'eux est intercepté par les villageois. L'autre qui a échappé était allé se plaindre auprès du commandant de Brigade de la Gendarmerie et du Sous-Préfet de Béboudja qui ont procédé à l'arrestation de 38 villageois dont le chef de village et les ont amendé à 3.000 F chacun en plus de 132.000 F de dommages et intérêts. Il s'est révélé, par la suite, que c'est le commandant de brigade de la gendarmerie de Béboudja qui organise ces razzia des bœufs qu'il fait vendre en RCA.

Le 20 avril 2001, à 7 heures deux arabes armés ont volé des bœufs à Kaba-Tenbé. Au cours de la bagarre avec les villageois, l'un des arabes a blessé M. Ngartoïdé Bitrus. Ndohmadjingar qui est à côté de celui-ci a blessé l'agresseur. Ce denier est mort des suites de ses blessures. Les trois bœufs volés hors de ce village ont été remis à la Brigade après compte rendu détaillé fait par le chef de village au chef de canton de Béboni qui, à son tour, en informe le Sous-Préfet et le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.

Le 21 avril 2001, M. Ngartoïdé Bitrus et Ndohmadjingar sont arrêtés par la gendarmerie.

De retour à Kaba-Tenbé, le 22 avril 2001, les gendarmes ont obligé deux jeunes à exhumer le corps du berge- nomade.

 Le 26 avril 2001, le chef de village est arrêté et jeté en prison. Transférés à Doba, les deux jeunes arrêtés à Béboudja ont disparu de la maison d'arrêt.

Les 10 et 11 mai 2001, un groupe d'arabes armés, avec la complicité du commandant de la brigade de gendarmerie de Béboudja, est venu à dos de chevaux et tiré sur la population de Kaba-Tenbé avec des armes de guerre.

Le 26 juin 2001, la Brigade de Gendarmerie de Doba fit irruption à Kaba-Tenbé pour procéder à l'arrestation du chef de village et de Nadanoum Benoît

Le 30 juin 2001, les gendarmes sont venus dans le village pour arracher 8 bœufs d'attelage en présence du chef de canton de Béboni M. Gladoumang Kessély.

Le 21 juillet 2001, le chef de village et M. Ngarsanguem Pierre sont convoqués à Doba par la justice. M. Ngarsanguem Pierre est arrêté et a également disparu de la maison d'arrêt comme les deux autres.

Le 14 octobre 2001, les bergers aux visages couverts de chèches à bord d'une moto ont menacé M. Koshamnodji à kaba-Tenbé. L'un d'eux étant formellement identifié comme étant le commandant de brigade de la gendarmerie de Béboudja.

 En novembre 2001, le Tribunal de Doba accorde 10.700.000 F de dommages et intérêts aux parents de la victime.

Le 13 décembre 2001, accompagnés du chef de canton de Béboni et des bergers arabes, les militaires à bord de véhicules effectuent des tirs nourris pour faire fuir la population avant de procéder à la razzia de 21 bœufs d'attelage, 12 moutons, 25 chèvres, trois bicyclettes etc.

Le 6 janvier 2002, quatre (4) bergers nomades armés de fusil de guerre ont effectué des tirs nourris pour faire fuir la population avant d'arracher 9 bœufs d'attelage.

Le 21 janvier 2002,  trois bergers arabes à cheval et armés de fusil de guerre cassent les portes des maisons et pillé les villageois (habits, chaussures, vivres, poulets etc..) Avant de s'en aller tranquillement. En chemin, ils ont battu, violé et torturé Mme Toubemta Yalro etc.

A ce jour, on compte 38 bovins dont 27 bœufs d'attelage et 11 vaches razziés; 25 chèvres; 12 moutons dont 7 mâles et 5 femelles; 3 bicyclettes etc.      

Nous tenons à vous affirmer que le vol des bœufs d'attelage est organisé par les autorités civiles et militaires chargées pourtant de la protection des personnes et de leurs biens. Le cas des autorités civiles et militaires de la Sous-préfecture de Béboudja illustre parfaitement notre propos. L'enquête à ce sujet suit son cours.

Cette pratique importée et introduite dans la région par l'administration MPS est étrangère à la culture, ô combien millénaire dans toute la région ! Elle est également contraire au droit moderne..».

Article 26 : Les règles coutumières et traditionnelles relatives à la responsabilité pénale collective sont interdites.

Les exemples contraires à cet articles 25 ci-dessus invoqués prouvent que la constitution tchadienne est considérée par les dirigeants comme étant un torchon qu’ils en font un usage qu’ils veulent.

Combien de Tchadiens sont-ils victimes de la responsabilité collective ?

Article 27 : Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de conscience, de religion, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de manifestations et de cortèges sont garanties à tous.

Des exemples contraires abondent: Combien de journalistes sont abattus comme des chiens (Declaud, Kodinga, Albo Madjigoto alias Laoukoura Ngaou-Agathe etc.)par vos tueurs à gage ? Et pourtant, ils sont des militants de votre parti politique, le MPS. Combien de journalistes ont séjourné chaque année dans les geôles des commissariats, des bagnes des brigades de gendarmerie, des prisons de l’ANS et des RG, à la maison d’arrêt de N’Djaména etc.?

Article 28: La liberté syndicale est reconnue. Tout citoyen est libre d’adhérer au syndicat de son choix.

Article 29: Le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

Exemple contraire: Combien de fois votre gouvernement a-t-il suspendu l’UST, arrêté et menacé de mort ses dirigeants pour avoir osé grever?

Article 30: La dissolution des associations, des partis politiques et des syndicats ne peut intervenir que dans les conditions prévues par leurs statuts ou par la voie judiciaire.

Exemple contraire à cet article : le parti de Nahor  est, semble-t-il,  dissout par arrêté du Ministre de l’Intérieur alors que cela relève de la compétence de la justice.

Article 31 : L’accès aux emplois publics est garanti à tout Tchadien sans discrimination  aucune, sous réserve des conditions propres à chaque emploi.

Exemples contraires : Les exemples contraires à ces dispositions de la constitution sont légion et méritent une étude particulière que nous nous proposons de faire ultérieurement. Combien des diplômés des écoles professionnelles ou des universités sont intégrés par le Ministre de la fonction publique sur la base des listes établies par le MPS. Combien de personnes ayant en tout et pour tout diplôme le militantisme au sein du MPS sont intégrés à la fonction publique sur recommandation du MPS ?

Le 26 octobre 2000, je vous ai adressé une interpellation à propos des intégrations à la fonction publique sur les bases tribalistes, religieuses, régionalistes, ethniques, claniques et partisanes:

Les dispositions de l’article 18 de la loi des finances 2000 autorise le Ministre des Finances à recruter 22 agents qualifiés en complément de ceux recrutés dans le cadre de la loi des finances de l’année 1999. Aux termes de ces dispositions «la priorité est accordée aux lauréats des écoles nationales et à ceux issus des écoles étrangères spécialisées» (cf. ladite loi).

Curieusement, le Ministre de la Fonction Publique a préféré, en son temps, recruter les protégés de la République aux détriments des laissés pour compte et les orphelins politiques de la nation bien que spécialistes comme le stipulent les dispositions de la loi des finances citées ci-dessus.

En dépit et contre toute logique, le Ministère de la Fonction Publique a intégré des «conseillers aux affaires économiques» titulaires de la licence d’enseignement général sans aucune qualification requise.

Mieux, votre Ministère aurait intégré des géographes au titre de cette dotation et ce, en lieu et place de ces orphelins politiques dotés de spécialisation comme l’exige l’aide mémoire rédigé par MM. Christophe Grandcola et Germain Jolibert , experts du FMI en charge du Tchad. Selon ce mémoire, le fisc, par exemple, manque cruellement de personnel qualifié, ce qui entrave gravement la rentabilité des recettes fiscales tant attendue par les bailleurs (cf. ces recommandations de MM. Christophe Grandcola et Germain Jolibert, consultants de la Banque Mondiale).

Le recrutement des fiscalistes exigé  par le FMI pour le compte de la direction des impôts est une nécessité pour rendre ce nerf de la bataille financière plus performant et plus opérationnel.

Dans l’impossibilité d’utiliser rationnellement les 22 agents (enfants à papa) protégés, intégrés par les arrêtés n°1571, 1584, 1642 et 1698 des 1er, 5, 7, 12 et 15 juin 2000 du Ministre de la Fonction Publique et affectés de force à la direction des impôts par décisions n°28 36 des 29 juin et 1er août 2000 du Ministre des Fiances (cf. ces arrêtés), celle-ci les parque au Service des Poursuites qui n’a même pas besoin d’eux non plus.

Entre temps, sur douze dossiers d’orphelins politiques et autres laissés pour compte formés et spécialisés qui moisissent à la porte 19, trois (3) contrôleurs fiscalistes ont été intégrés tandis que les neuf (9) inspecteurs et inspecteurs principaux sont enfermés hermétiquement dans les tiroirs de la fameuse porte 19 du Ministère de la Fonction Publique.

Est-ce là la règle selon laquelle il faut placer «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut», règle chantée et dansée dans des discours officiels…?»

Article 32 : L’Etat reconnaît à tous les citoyens le droit au travail.

Exemples contraires pour vous convaincre Combien de Tchadiens qui ont réussi aux concours organisés pour le recrutement et qui sont purement et simplement remplacés par ceux qui n’ont pas participé au concours ? Combien de Tchadiens notamment les militants des autres formations politiques dont ceux de FAR/Parti Fédération qui ne sont pas recrutés parce qu’ils ne sont pas militants du MPS ? Parce qu’ils ne sont pas de la même religion, de la même région, de la même ethnie que le responsable de recrutement ?

Pour preuve, l’accès à l’emploi public est sélectif . C’est pourquoi, je vous ai adressé l’interpellation du 26 octobre 2000 publié plus haut ?:

Article 33: Tout Tchadien a droit à la culture. L’Etat a le devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation.

Article 34: Tout Tchadien a droit à la création, à la protection et à la jouissance de ses œuvres intellectuelles et artistiques. L’Etat assure la promotion et la protection du patrimoine culturel national ainsi que de la production artistique et littéraire.

Exemple contraires: Combien d’initiatives privées ont-elles été étouffées dans l’œuf parce que les promoteurs n’ont pas pris la carte d’adhésion au MPS, votre parti politique ?

Article 35 :  Tout citoyen a le droit à l’instruction. L’enseignement public est laïc et gratuit. L’enseignement fondamental est obligatoire.

Exemples contraires : Combien d’écoles primaires, collèges et Lycées qui sont délibérément privés d’enseignants parce que ce sont des bastions des fédéralistes ? Il en est ainsi des établissements dans la sous-préfecture de Béboudja et plus particulièrement à Madana dans la sous-Préfecture dudit (Logone Oriental). Le Secrétaire général du département de Doba, originaire de Bédjal un village voisin à Madana veille personnellement à ce que les enseignants ne soient pas affectés dans les établissements de cette sous-Préfecture parce que mon père est originaire de cette sous-Préfecture. Il en est, par exemple, à Goré (sous-Préfecture dudit). A défaut de professeurs de biologie, ce sont les professeurs d’éducation physique et sportive (EPS), MM. Pierrot et Djimet,  qui enseignent cette matière;  les classes d’examen telles que la troisième et les terminales sont enseignées par les lauréats bacheliers de 2003 etc.

Voici, à titre d’exemple, le tableau synoptique de la situation dramatique des écoles de la sous-Préfecture de Béboudja :

Dans un rapport dressé par la délégation de l’éducation de la Pendé (Doba), il ressort cette vérité cruelle en ce qui concerne l’inspection de la Nyan (Béboudja), école par école

A/  Personnel

I/ Personnel administratif

 

NOMS & PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

OBSERVATIONS

 

NELDE MBAINOUDJIBE

NGARTOUDJIM MEMNDINGAR

BOURDANNET PAJOUKI

TIASSEM CHRISTINE

M

M

M

F

IPEE 8ème échelon

Inst. 9ème échelon

Inst. 9ème échelon

Inst. Adjoint 8ème échelon

 

CAP

CAP

 

II/        Personnel d’encadrement pédagogique 

 

NOMS & PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

OBSERVATIONS







 

DJIMBAYE KODJI DALAR

DJIKOLDINGAM MIANKAYA

BETOLOUM JEAN-CLAUDE

MBANGASSOUM MODERNGAR

DJIDINGUEM MATELBE

SANGAR TOURNGAR

M

M

M

M

M

M

CPPOP 4ème échelon

Inst. 11ème échelon

Inst. 8ème échelon

Inst.11ème échelon

Inst. 9ème  échelon

Inst. 8ème échelon

DCPPP

CAP

CAP

CAP

CAP

CAP

III/       Personnel enseignant 

1/         Ecole de Kaba-Tenbé : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 WODIALBAYE NGOLOBA

MONASNGARAL LEDEDY

BEAINGAR GASPARD

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

CEPET

2/         Ecole de Manboye : Cycle Complet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

DJIBE SANDJANGAR

LAOULENGAR BENODJI

DINGUEMNAISSEM MARCELIN

M

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

BAC A4

BEPCT

CEPET

3/         Ecole de Leurh : Cycle Incomplet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 NODJIM GILBERT

NGARSSANOUM EMILE

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

CEPET

 

4/         Ecole de Karoua : Cycle Incomplet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

BEASNGAR DELPHIN

MBAIBOL FAUSTIN

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

CEPET

CEPET

5/         Ecole de Meurmeouel : Cycle Incomplet 

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 DJIMRANGAR MARC

M

Maître communautaire

BEPCT

6/         Ecole de Rôh-Guelndami : Cycle Incomplet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 

NGARMBATDJIM NDOMADJINGAR

IETANGAR ROASNGAR

NGARNDOUBA JOSEPH

M

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

CEPET
CEPET

BEPCT

7/         Ecole de Djanga : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

DJIMAMNDOH DJELAR

MBAISSIBE MBAILEM BONO

BEDOUBOUM DJIMADNGAR

NGARNDIGYOEL DANDJINGAR

NGARPOSSEM THOMAS

M

M

M

M

M

Inst. 6ème échelon

Inst. Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

BEPCT

BEPCT

CEPET

8/         Ecole de Bendoh/Miandoum : Complet Incomplet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGARBAREM BENOIT

MBAILAOU DJEBIAN

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

BEPCT

 

9/         Ecole de Dokapti : Cycle Comple 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

ZIORO FEIBONAZOUI

NGARPA MONGUIDINGAR

MBAIOREMEM CELESTIN

M

M

M

Inst. Adjoint échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

BEPCT

10/       Ecole de Rôh-Dongaou : Cycle Incomple 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

LAOUROUDOU GANGUEM NGANINGA

SANGAR SAMUEL

NEPIDIMBAYE MARTINE

M

M

F

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

BEPCT

11/       Ecole de Bâ-illi : Cycle Comple 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

POURNODJIM JACQUES

DEMNAYE SEGLENGAR

DJAOURONGARTI NGARKOUBOU

NAGHOUTENGAR JOSEPH

M

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

CEPET

CEPET

CEPET

12/       Ecole de Kagroye : Cycle complet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 NGARSANGLAO NDINGAYO

NGARNDIGUIM ALBE

BELEDE ELIE

DIMANCHE MARTIN

M

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

CEPET

CEPET

13/       Ecole de Béboni : Cycle complet 

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 DJIMASNGAR NGARTA

NGARMBANG NGUEMRO

NGARNOUDJINDOH ALLAMNGAR

BEBAN REMY

M

M

M

M

Inst. Adjoint  3ème échelon

Inst. Adjoint 6ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

BEPCT

CEPET

14/       Ecole Mbagnguirati : Cycle complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NDIG MBAYE LE BOUMRO

BOTENOUDJINGAR PALNGAR

MEMNDINGUINGAR ABRAHAM

M

M

M

Inst. Adjoint 6ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

CEPET

15/       Ecole de Béro : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 MBAITODJIRIA NAKIRI

BERI BENOIT

MBAILASSEM NDINGAR

KOULADOUMNGAR DOUBA

M

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Inst. 5ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

BEPCT

CEPET

16         Ecole de Djeune : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

TOGYENGAR GODET

NANDINGAR DJOLENGAR

DJASNGAR JUSTIN

MBAINDIGUINAN JERETH

M

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire
Maître communautaire

 

CEPET

CEPET

CEPET

17/       Ecole de Doumgabo : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

MBAIBAREM NDILBE SALOMON

MBAIRAM MBAIDJE

NASSANGAR FRANçOIS

M

M

M

Inst. Adjoint  5ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

BEPCT

18/       Ecole de Ndaba-Bébo : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGARNIGNAN NDOUMBE

MOUNNODJI NDIGYOM VICTOR

DJIMASSAL NGARBAROUM

M

M

M

Inst. Adjoint Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

19/       Ecole de Danmadja : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGONDOLOUM KAGYO

NGAMIAN JEAN BLAISE

MBAIGOTO DANEM CLOTAIRE

M

M

M

Inst. 3ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

CEPET

CEPET

20/       Ecole de Moukassa : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

MBANGNADJI JULIEN

DINGUEMADJI JUDE

BEYALEM DJEROUGUE

M

M

M

Inst. 2ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

CEPET

21/       Ecole de Hollo : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NDILKONODJI DESIRE

NDOLOUM KOULANGAR

TOUDJIBE MBAITOUBEM

M

M

M

Inst. 3ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BAC

CEPET

22/       Ecole de Maïongo : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NOUBATOUR MOGOBAYE

DJIMTOLOUM TOGMBALLA

MBAIADJIM JONAS

M

M

M

Inst. Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

BEPCT

23/       Ecole de Komé-Ndolébé : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NADJIAMNGAR NDOLOUM

HONGLENGAR MONDOYOMEL

ALLAYANA FAUSTIN

KOULARAM AMBROISE

M

M

M

M

Inst.  6ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

CEPET

BEPCT

BEPCT

24/       Ecole de Meou : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

MADJIOUNGAR LOTONGAR

DJIKOLOUM NGARSINOYE

DOUMHOUTOU CHARLES

M

M

M

Inst. 5ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

BEPCT

25/       Ecole de Kar : cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

GONRO BEGOTO

BERE NESTOR

NODJITI HONORE

M

M

M

Inst. Adjoint 3ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

BEPCT

 

26/       Ecole de Deubeu : Cycle incomplet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 TANGARHONDE DIEUDONE

KEMASNGAR HONORE

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

CEPET

CEPET

27/       Ecole de Modjirombouati : Cycle incomplet          

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

BEDINGUEMGOTO THOMAS

M

Maître communautaire

 

28/       Ecole de Koubébé : Cycle Complet

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

 NGARSEGUEM JACQUES

MBAINDIGUEM APPOLINAIRE

NGARAMNODJI SOLNGAR

M

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

29/       Ecole de Maïbo Kobo : Cycle Incomplet

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NANGWEÏEL MBAIDJE

M

Maître communautaire

 

30/       Ecole de Lelmbim :Cycle Incomplet

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGARTEL BENAYEL

M

Maître communautaire

CEPET

31/       Ecole de Rôh-Babé : Cycle Incomplet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGARHOUSOUM NADRO

DJEDANEM KOBE

DOUNOUDJIBE EMMANUEL

M

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

CEPET

 

32/       Ecole de Koutoutou : Cycle Incomplet

 

NOM & PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

SOLDONGAR NESTOR

M

Maître communautaire

 

33/       Ecole de Madjo Béro : Cycle Incomple 

 

NOM &PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NDOBOUI NDOUTO

M

Maître communautaire

CEAP

34/       Ecole de Gomon : Cycle incomplet.

 

NOMS &PRENOM

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

MANDAMNE

M

Maître communautaire

 

35/       Ecole de Békia : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

YOKOUBE GONG

MASRANE GEDEON

NGARBI EZECHIEL

MADJIRABE EMMANUEL

MBAINAREM SEBASTIEN

MBAIBOUROUM JONAS

M

M

M

M

M

M

Inst . 7ème échelon

Inst. Stagiaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

CAP

 

BEPCT

BEPCT

BEPCT

BEPCT

36/       Ecole de Miandoum : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

MADJITONOU DEOUDINGAM

NDOADOUMNGAR MBAINDIGUIM

SANDJIMAN NGARNAN

MBAIRI PIERRE

NEDANANG BOURDINGUEM

DJERAMIAN JAIRUS

NONROM MARTH

BEKOUTOU GOLBE ELIE

M

M

M

M

M

M

M

M

Inst. 3ème échelon

Inst. 11ème échelon

Inst. Adjoint 4ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

 

 

BEPCT

BEPCT

 

BEPCT

37/       Ecole de Ngalaba : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NGARBE NAMBE

NDORKANDJI THAM MARCELIN

M

M

Inst. 3ème échelon

Inst .Adjoint 9ème échelon

 

 

38/       Ecole de Bendjéri : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NDOLENGAR NADJINDI

MIANMADNAN DOUMTOL

NGAROGOUM PASCAL

M

M

M

Inst. 3ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

39/       Ecole de Bédia : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

DJIMNABE MOYONGAR

ABBAIETTIN BASILE

NGARLELOUM GASTON

M

M

M

Inst. 10ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

3ème ENI à Moundou

CEPET

CEPET

40/       Ecole de Kaïrati : Cycle Complet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

NABONGAR NADJIBE

NGAROMBAYEL MICHEL

DJORITA MODJINA

MONDIMBAYE FERDINAND

DJIMASNGAR DJIORNGAR

M

M

M

M

M

Inst .Adjoint 7ème échelon

Inst. Adjoint 8ème échelon

Inst. Adjoint 7ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

 

 

 

 

BEPCT

41/       Ecole Privée Génération Pétrolière : Cycle Incomplet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

BAOUDOUM DJINGAR

NADJIADJIM NDOLENGAR

NADJITOUBAM NEASNGAR

M

M

M

Inst. Adjt 11ème échelon

Maître communautaire

Maître communautaire

CEAP

BEPCT

BEPCT

42/       Ecole Privée de l’Entente : Cycle Incomplet

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

DJIMADOUM ABDOUL NGAKOUTOU

RIALEYO MADJI GILBERT

NADJINGAR TARO NORBERT

Mme NODJIKOUAMBAYE MIANMBAYE

M

M

M

F

Instituteur

Instituteur

Maître communautaire

Maître communautaire

CAP

CAP

BEPCT

BAC

43/       Ecole Communautaire franco-Arabe Al-Fourkane:

 

NOMS &PRENOMS

SEXE

GRADE & ECHELON

Diplôme (M. commun)

 

DJIBRINE MAHAMAT

MAHAMAT FATAL DJALIL

AL AHER

MBAITELEM SILAS

SALEH PASANA

M

M

M

M

M

Maître communautaire

Maître communautaire

Maître  communautaire

Maître communautaire

Maître communautaire

Licence

BAC

BEPCT

CEAP

BEPCT

44/       Ecole Communautaire Francophone de Rôh-Mane :

 

NOMS &PRENOMS