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Culture 

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Fally Ipupa se positionne et défend brillamment la musique du Congo dans un album cros-sover qui mélange habilement ses influences.


©laleonline.com, 06 septembre 2006, source: africahit.com

Droit Chemin, son nouvel et premier album, sonne le réveil de la nouvelle rumba congolaise.


Fally Ipupa est chanteur au sein du groupe Quartier Latin international de Koffi Olomidé. Fils d’une famille nombreuse, il a vu le jour le 14 décembre 1977 à Kinshasa. Comme la plupart des jeunes de la capitale congolaise, la musique est son hobby. Le jeune homme se découvre une prédisposition pour le chant. Auquel il s’adonne à fond. Réléguant ses études au second plan.
Il commence comme chanteur au sein du groupe New City au milieu des années 1990. Comme nombre des ses pairs qui ne
s'éternisent pas dans un groupe, il change d'air pour se retrouver dans Nouvelle alliance. Mais il va commencer à se faire remarquer auprès du public de la capitale au sein de Talents Latents, un groupe de jeunes musiciens qui s'est distingué lors des concours des jeunes formations musicales de la capitale. Ce groupe va se désintégrer plus tard.


Fally Ipupa travaille son chant, émerge du lot et attire l'attention de Koffi Olomide. Après une audition sans équivoque, il intègre le Quartier Latin international. Mais à l'époque, la ligne de chant se compose de Modogo, Sam Tshintu, Eric Tutsi, etc. Il fait quelque peu banquette. Mais sa lumière va poindre avec le départ d'une importante partie des musiciens qui vont aller former le groupe Academia. Il a alors l’occasion de chanter successivement dans les albums “Droit de veto”, “Force de Frappe, Affaire d'Etat,” Effrakata et Monde Arabe. C'est dans “Force de Frappe” qu'il va placer sa première chanson, «Eternellement», une rumba superbement composée sur base d'une déception d'amour.


Du haut de son 1,82 m, charmeur et beau chanteur, il s'attire la sympathie des mélomanes surtout féminins d'où le sobriquet de “Di Caprio”, en référence au séduisant acteur américain de souche italienne très en vue dans le long métrage “Titanic”. Ses modèles de musiciens s'appellent Koffi Olomide, Lokwa Kanza, le chanteur américain Shaggy, l'Anglais Craig David…
Causerie.

• Comment vas-tu, Fally ?
- Ça va ! Je vais bien….

• C’est toi la nouvelle coqueluche des jeunes Congolais !
- (Il hésite !!) Si c’est le choix du public, si c’est le public qui l’a dit, OK ! Je peux donc dire oui. Mais je ne peux pas me proclamer chouchou du public ou le meilleur, non !

• Frime ou humilité ?
- Non, non… Pourquoi frime ? Je dis simplement que ce n’est pas à moi de le dire. Mon juge, c’est le public. Selon les échos, le public aime, je respecte donc son choix.

• Quelle est ta particularité ?
- J’ai une expérience que je viens de mettre à ma propre disposition. C’est la somme de plusieurs années de boulot. Je voulais faire passer un message, un style et si ça prend, c’est une bonne chose.

• Parle-nous de ce parcours ?
- Pour être bref, j’ai commencé au Congo dans un groupe qui s’appelait New City. J’étais le chanteur principal et le président du groupe. A l’époque, il n’y avait pas un lead vocal en avant et les autres derrière. Tout le monde était sur le devant de la scène. Plus tard, il y a eu Nouvelle Alliance. J’avais 15 ans quand je commençais. Mon troisième groupe était Talent latent. C’est pendant ces spec-tacles que Koffi m’a vu et m’a fait appel pour intégrer le Quartier latin. Depuis huit ans, j’y suis. J’ai été chanteur, danseur et le chef d’orchestre au Quartier latin.

• Fally toujours au Quartier latin ?
- Bien sûr ! je ne suis pas parti. Je suis toujours au Quartier latin. Je ne suis pas le seul à l’avoir fait. Appartenir à un groupe et faire, à côté, un album solo, n’a rien de nouveau. Koffi m’a même donné sa bénédiction. C’est donc cool et sans problème.

• Ton album se vend bien ?
- Pour le moment, je ne m’occupe pas des ventes. Mais, selon mon producteur, ça bouge bien. On me parle de 15 000 exemplaires en quelques mois.

• Tu es prêt pour affronter ton public ?
- Ah oui ! Pourquoi pas. Je suis toujours OK pour mon public.
Et d’ailleurs j’ai pas mal de dates qui arrivent. Mais, mais…. Je suis prêt mais pas pressé.
• On a vu des artistes comme toi qui ont vite disparu ?
- Ecoutez, j’ai été chanteur. Je suis un chanteur né. Un auteur compositeur et musicien né. Je ne sais rien faire d’autre. Je prends donc au sérieux ce que je fais. Et je voudrais qu’on parle de moi dans 50 ans encore.

• Tu arrives avec un look également ?
- (Rire !!!!) C’est une histoire d’inspiration, mon frère. Je pense que les aînés s’habillaient trop classique. Je voulais apporter ma touche, juste un peu de fantaisie, c’est tout. Et si ça prend et ça plaît, j’en suis heureux mais pour moi, c’est la musique d’abord et le reste après.

• Un look qui plaît aux jeunes filles….
- Je ne vois pas ce que tu veux dire mais, si les filles m’aiment bien, c’est une bénédiction, tu crois pas ? C’est plutôt une bonne chose. Il faut respecter les filles et être sur le droit chemin. Le reste viendra.

• Tu es d’accord avec ceux qui disent que la musique congolaise est en recul ?
- Non ! Je ne le crois pas. Et avec mon album, Droit chemin, on va faire la différence. Et puis, je n’aime pas parler des autres. Chacun fait son truc. La musique congolaise est là. Avec moi à la barre. Elle ne recule pas mais se positionne. Tout comme le coupé-décalé.


• Que penses-tu du coupé-
décalé ?
- C’est une musique que je respecte car les artistes ont vraiment assuré. C’était révolutionnaire.

• Ils ont mis à côté la musique congolaise, n’est-ce pas ?
- N’est-ce pas faire de la polémique, ça ? De toutes les façons, c’est la musique africaine qui gagne. Le reste n’est pas important. Notre combat, c’est avec les autres. Nous devrions nous entraider et nous donner la main.

• C’est la génération positive ?
- Oui ! c’est ça ! Je ne suis peut-être pas bien placé pour le dire mais, c’est ce que je pense. Notre génération doit bosser ensemble. C’est de cette façon que nous avancerons en Afrique.

• Tu arrives à Abidjan ?
- Oui ! Je me prépare. N’oubliez pas que mon producteur est un Ivoirien. Il me doit bien ça. J’adore la Côte d’Ivoire et je suis pressé d’y être.

• Ça va ? Tu es content de ton album ?
- C’est un bon produit offert en CD et DVD. C’est un album qu’on veut international. On veut donc qu’il rentre dans les circuits spécialisés. Et je dis merci au Seigneur qui nous a permis de faire ce travail.
 

 

Mam Camara , top visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 


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