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Le
pétrole tchadien en chiffres
(c) laleonline.com | source: jeuneafrique.com, vendredi 10
mars 2006
Depuis 2003, le Tchad fait partie des pays exportateurs de
pétrole. Qu'est-ce que cela veut dire en terme de chiffres
pour le Tchadien moyen? Afin de permettre a nos lecteurs de
se faire une idée claire de qui se passe, surtout avec le
Conflit qui oppose le gouvernement Tchadien au groupe de la
Banque Mondiale, laleonline reprend ce document publie par
jeuneafrique.com. Bonne lecture!
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- par
SAMIR GHARBI
- Recettes totales d’octobre 2003 à fin décembre 2005
2003 : 8,6 millions de barils, au prix moyen de 27,50 dollars, soit
236 millions de dollars ;
2004 : 61,3 millions de barils, au prix moyen de 28,80 dollars, soit
1,77 milliard de dollars ;
2005 : 63,5 millions de barils, au prix moyen de 35,40 dollars, soit
2,25 milliards de dollars.
Total : 4,26 milliards de dollars. Davantage que le coût total du
projet…
- Recettes du Tchad d’octobre 2003 à fin décembre 2005
Le Tchad perçoit 12,5 % des revenus totaux, sous forme de royalties,
soit environ 399 millions de dollars, dont 307 millions ont été
réellement transférés au pays. Ils sont répartis comme suit :
Fonds pour les générations futures : 36,2 millions de dollars,
soldés et récupérés par le gouvernement tchadien début janvier 2006.
Compte des secteurs prioritaires : 245,6 millions de dollars.
Compte des régions productrices : 15,3 millions de dollars.
Budget général : 46 millions de dollars.
Frais de gestion, remboursement de la dette.
- Coût total du projet
3,7 milliards de dollars (2000-2003), un peu plus que le coût
initial prévu (3,5 milliards), dont 1,5 milliard pour la mise en
exploitation des gisements pétroliers et 2,2 milliards pour la
construction de l’oléoduc Doba-Kribi (Cameroun), long de 1 076 km.
C’est le plus gros investissement privé en Afrique.
Financement : 97 % par le consortium pétrolier et 3 % par la Banque
mondiale et la Banque européenne d’investissement (cette petite part
a permis au Tchad et au Cameroun de financer leur participation dans
le capital social des deux sociétés propriétaires de l’oléoduc, la
Totco - tronçon tchadien de 196 km - et la Cotco - tronçon
camerounais de 880 km). Le consortium a financé sa part sur fonds
propres (60 %) et sur emprunts bancaires (37 %).
- Consortium pétrolier
Il a été formé en mars 2000 avec, comme chef de file et opérateur,
la filiale Esso Tchad (ExxonMobil, États-Unis) pour une part de 40
%. Le reste appartient à la compagnie américaine Chevron (25 %) et
la compagnie malaisienne Petronas (35 %).
©sources: Banque Mondiale, gouvernement tchadien, Samir Gharbi
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