logo laleonline.com mascotte laleonline.com

Approuvez-vous la revision de la constitution qui permettra a Idriss Deby de briguer un autre mandat en 2006 ?
OUI, j'approuve
NON, je n'approuve pas
SANS  opinion
 

resultats 
 
 
 

Interview

 

Entretien avec le Dr. Jean-Pierre BouladaContactez-nous


IDRISS DEBY EN FIN DE RÈGNE : QUE FAIT SON OPPOSITION POLITICO-MILITAIRE ET CELLE DITE DÉMOCRATIQUE ?

Réalisé par Ahmat Yacoub, Directeur du Journal Alwihda

Alwihda le 13 décembre 2005

Ahmat Yacoub : Docteur Boulada, vous et moi nous nous connaissons. Nous avons fait ensemble un long chemin de lutte politique dans l’une des premières coalitions armées de l’histoire du Tchad : la CMAP. Puis erreur de jeunesse ou cécité politique, nous nous sommes séparés. Aujourd’hui nous avons renoué le fil car rien n’est plus important que les intérêts du peuple tchadien et j’ai l’habitude de discuter avec vous sur tous les sujets brûlants qui concernent notre pays.

Vous dirigez le FU/ADT et vous êtes président de la CMAP/dd. Vous connaissez bien Idriss Déby car vous faites partie de la délégation de la “ Commission Dialogue et Paix ” de la  CMAP d’alors, dirigée par le Dr Ley qui a entamé des discussions de paix avec Idriss Déby  en 2001 à Abéché, N’Djaména et Komé-Base.

Je ne voudrais pas revenir sur le passé.

 L’actualité politique aujourd’hui me presse à vous poser un certain nombre de questions centrées autour de ce qu’il est convenu d’appeler la fin de règne d’Idriss Déby. Si tel est le cas, que fait son opposition politico-militaire et celle dite démocratique ?

Mais avant que vous ne me répondiez concrètement à ces questions ,dites-moi Docteur Boulada: “ Est-ce qu’il est vrai que les Tchadiens ont le dirigeant qu’ils méritent ? ”

Réponse : Nous sommes tentés de répondre par oui. En effet, ce n’est pas à nous que revient le mérite de dire que “ les Tchadiens ont les dirigeants qu’ils méritent ”. Beaucoup d’observateurs politiques et même les Tchadiens l’ont dit bien avant nous. Ce que nous voulons dire de nouveau c’est notre incompréhension de l’absence de synergies d’actions, de concertations de l’opposition tchadienne qu’elle soit politico-militaire ou démocratique pour en découdre avec Idriss Déby,  agonisant et définitivement en fin de règne. C’est d’autant plus incompréhensible car cette opposition, comble du paradoxe,  a un seul ennemi commun indépendamment de sa zone d’opération  sur toute l’étendue du territoire national, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Vous vous imaginez  de quelle opportunité aurions- nous pu avoir : une offensive concertée avec les moyens logistiques partagés équitablement entre les forces aux quatre coins du Tchad, balayerait le pouvoir clanique d’Idriss Déby en vingt quatre heures ! On peut toujours continuer à rêver !

Ahmat Yacoub : Mais Docteur Boulada, la situation sur le terrain national n’est pas un rêve, c’est une réalité.

Réponse : Oui, Ahmat Yacoub, c’est un rêve vu sous l’angle de l’absence de synergies d’actions des forces politiques indépendamment de leurs clivages. Dans les années de grandes rencontres des leaders des mouvements politico-militaires du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest avant Franceville, force est de constater qu’il n’y a jamais eu entente entre ces leaders. L’expérience montre qu’avec un dictateur comme Idriss Déby qui dispose des moyens colossaux de l’Etat, l’absence d’une stratégie de lutte et de concertations des mouvements rebelles qui le combattent, a toujours été la cause de survie du système clanique. Avec une telle opposition, Idriss Déby peut se permettre d’être arrogant en les traitant des aventuriers.

Nous appartenons à l’opposition. Nous sommes tous responsables. S’il y a une action salutaire que nous devons faire c’est remuer le cocotier de l’opposition pour que Idriss Déby s’en aille coûte que coûte car la mémoire des Tchadiens n’a jamais connu un Président aussi médiocre, incompétent, fourbe, manipulateur, despotique, truand, haineux, complexé, éprouvant un désamour définitif envers sa patrie.

 Ahmat Yacoub : Je remarque que vous partagez la récente analyse de Saleh Kebzabo sur  l’autopsie du pouvoir clanique d’Idriss Déby.

Réponse : L’ analyse d’un régime plus agonisant que celui d’Idriss Déby, est décidément celle de Saleh Kebzabo. Il n’y a pas,  à notre avis, une analyse d’autopsie plus clairvoyante que celle-ci. Nous osons toutefois croire que notre camarade et frère Kebzabo a définitivement tourné la page sur son amnésie des mécanismes de dominations durant les années de la fameuse démocratie consensuelle et participative où il gérait le pays avec Idriss Déby, au motif qu’il pourrait le changer de l’intérieur.

Ahmat Yacoub : Pourquoi focalisez-vous sur le départ d’Idriss Déby alors que vous n’êtes pas en mesure de vous unifier ne serait-ce qu’autour d’une plate forme commune ?  Ne craignez-vous pas qu’il puisse y avoir du Débysme sans Déby tout comme hier, il y a eu du Tombalbayisme sans Tombalbaye ?

Réponse : Vous avez peut-être raison. Mais les Tchadiens doivent arrêter d’interpréter le Tchad, l’heure n’est pas à son interprétation par différentes manières mais à sa transformation radicale.

Karl Marx disait :  “ L’humanité est capable de résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée car à y voir de plus près, les problèmes eux-mêmes ne surgissent que là où les conditions pour les résoudre existent déjà ou sont en voie de devenir. L’obstacle : c’est le capitalisme ”. De la même manière, nous dirons que “  le peuple tchadien est capable de résoudre les problèmes auxquels il est confronté. Le seul obstacle, c’est Idriss Déby ”.

Nous l’avons déjà dit dans une analyse précédente qu’avec Idriss Déby, l’entropie du Tchad,  c’est-à-dire le désordre de l’Univers Tchadien est toujours croissant.

Il est le seul, grâce aux talents sus- énumérés (de médiocrité, incompétence, fourberie, manipulations, despotisme, pègre, haine, complexe, absence d’amour pour la patrie) à réguler l’ordre du désordre tchadien qu’il a crée grâce aux détournements des deniers publics, des aides publiques au développement et à la rente du pétrole tchadien bradé aux majors anglo-saxonnes et françaises ainsi qu’aux institutions financières internationales qui sont obligées de fermer les yeux sur  ses crimes politiques et économiques. Le dernier défi en date, c’est la révision de la loi 001 portant sur les revenus du pétrole destinés aux générations futures. Avez-vous entendu une protestation de la Banque mondiale ?

Dans touts les cas, ce n’est pas aux étrangers de faire partir Idriss Déby mais les Tchadiens. Il est la racine du mal tchadien.

Vous allez nous rétorquer et c’est bien l’essence de votre question:  “ Un autre Zaghawa ou plus généralement un autre Tchadien pourrait rendre les choses encore pire qu’elles ne le sont  avec Idriss Déby ”.

Même si nous concédons volontiers que la politique n’a jamais été une science exacte et qu’en tout état de cause, nous ne saurons jamais ce que l’avenir nous réserve, nous sommes convaincus qu’avec Idriss Déby, nous avons atteint le summum de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité de ses crimes politiques et économiques et qu’en définitive aucun Zaghawa ou Arabe, aucun Gorane ou Sudiste, Ouaddaien ou Hadjarai…ne s’hasarderait à rééditer les méthodes de gestion d’Idriss Déby.

Ahmat Yacoub : Docteur Boulada, dites-nous pourquoi le pouvoir clanique d’Idriss Déby s’est-il lezardé ? Pourquoi y a-t-il contradictions au sein du clan et quelles sont les raisons de la défection des officiers supérieurs qui ont crée le SCUD et de l’élite pensante où l’on retrouve entre autres les frères Erdimi qui viennent de quitter le navire clanique en perdition  ?

Réponse : Mon cher Ahmat Yacoub. Nous croyons à la somme positive des Tchadiens indépendamment de leurs clivages idéologiques, culturels ou confessionnels pour une raison simple. Avec le système clanique d’Idriss Déby, nous avons atteint le summum de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité des crimes politiques et économiques. En effet trop, c’est trop. Cela marque les esprits. Oui  les Tchadiens sont mûrs pour opérer un virage vers un Etat de Droit.

Aujourd’hui, les membres du clan d’Idriss Déby,  allant des officiers supérieurs de l’armée ayant crée le SCUD à  ceux appartenant au premier cercle du pouvoir, ont certes,  tardivement pris la température du désastre du système clanique sur la conscience collective des Tchadiens. Ils ont certainement voulu admettre le fait qu’ils ne peuvent pas indéfiniment être amnésique aux mécanismes de domination du peuple tchadien et qu’en conséquence, ils doivent accepter la logique de l’histoire. Ils ont voulu procéder à leur  manière  à la “ rectification du  monstre ” qu’ils ont contribué à installer au pouvoir. Partant, ils ont manifesté leur refus de continuer à pratiquer la politique de l’autruche dont les conséquences serait leur co-participation consciente au “ suicide collectif des Zaghawa ” minoritaires sur l’échelle de la population tchadienne. Il n’y a pas que les Zaghawa pris dans leur ensemble qui devraient avoir peur de l’avenir d’un Tchad dirigé par un membre d’une autre ethnie. Mais nous tous patriotes et démocrates tchadiens épris de paix, de pardon et de concorde nationale, devrions avoir peur de la vendetta aveugle, des règlements de comptes et de la chasse aux sorcières difficilement maîtrisable à l’échelle d’un pays deux à trois fois plus grand que la France. Il faut savoir que : “ Idriss Déby conduit le Tchad vers un champ de mine avec comme au Rwanda un co-pilotage français ”. Ce n’est pas le Docteur Boulada qui l’a dit.

Ahmat Yacoub : Cette situation ainsi créée implique t-elle une responsabilité particulière des Zaghawa ?

Réponse : Les Zaghawa patriotes et révolutionnaires doivent participer avec les autres ethnies du Tchad à la “ rectification  du monstre ” Idriss Déby. Dans tous les cas,  Idriss Déby partira avec ou sans la co-participation des Zaghawa. C’est la logique de l’histoire. Nous préférions plutôt croire aux premières déclarations politiques du Collège Révolutionnaire du SCUD. Nous avons l’obligation de leur tendre la main. Nous nous répétons : “ Tous les Zaghawa ne sont pas comptables des crimes politiques et économiques d’Idriss Déby. ”. L’opposition politico-militaire, le MDJT de Mahamat Choua Dazi, le RDL de Mahamat Nour et d’autres mouvements armés tchadiens opérant ou non, en gestation ou en constitution sur l’étendue du territoire, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et celle dite démocratique appartenant ou non à l’opposition parlementaire à N’Djaména, doivent tendre la main aux vaillants patriotes du SCUD. De la même manière le SCUD ne doit pas fermer la porte de son mouvement aux autres ethnies du Tchad qu’elles soient militaires ou politiques.

Ahmat Yacoub : Le temps ne joue t-il pas en faveur d’Idriss Déby car nous sommes tout de même à 6 mois des élections présidentielles ?

Réponse : “ Tout problème humain… ”,  si tenté qu’on veuille bien le résoudre,  “ demande à être considéré à partir du temps ” disait Frantz Fanon. Malheureusement le temps, ne joue pas en faveur du peuple tchadien. Il va falloir abréger sa misère et sa souffrance. En effet, les Tchadiens sont à 6 mois des élections présidentielles qui consacreront la réédition des fraudes électorales et la réélection d’Idriss Déby pour un 3ème mandant, si l’opposition politique tchadienne continue à poser des mauvaises questions et faire de mauvais calcul : celui qui consisterait à  renvoyer aux calendes grecques la fin de son règne.

Nous ne sommes pas des apologistes de la violence. Mais il faut savoir que dans le pré-carré français où aucune alternance démocratique n’est permise, la lutte armée est la seule qui permette de conquérir le pouvoir et de jeter les bases d’un Etat de droit à travers des alternances démocratiques renouvelées. Il ne faut pas permettre à Idriss Déby de réaliser son rêve démoniaque d’un 3ème mandat ou d’une transition à la togolaise.

Ahmat Yacoub : Quelles sont les rapports de force à l’échelle nationale dans cette phase de fin de règne ?

Réponse : Je risque de ne pas être complet sur ce chapitre. On dit chez nous que nous avons des mouvements armés à revendre. Cela nous colle à la peau.

 *Dans les lignes de front : nous avons : Le MDJT de Mahamat Choua Dazi opérant dans l’extrême Nord, Le RDL de Mahamat Nour nouvellement constitué mais très bien équipé et très déterminé d’en découdre avec Idriss Déby, Le SCUD de Yaya Dilo, l’ADR de Younous Ibedou, le FNTR du professeur Babikir Ismaïl, le FNDT de Aljinedi, l’UDL de Ousman Alfall…Des informations non confirmées font état des velléités de formation et ou de reconstitution de mouvements armés avec les colonels Sarwa et Djibrine Dassert qui auraient organisé des hold up du siècle dans les poudrières militaire de N’Djaména et de Koundoul.

Nous affirmons avec beaucoup d’honnêteté que la liste des mouvements armés opérant sur le terrain est loin d’être exhaustive.

Le SCUD et le RDL ont installé leurs rampes de lancement à l’Est en territoire tchadien mais Idriss Déby et son ministre de la défense, ont agité et agitent l’épouvantail de l’ingérence du Soudan dans les affaires intérieures du Tchad, une manière d’appeler la France, la Libye et l’Union Africaine à son secours.

Nous venons d’apprendre qu’une opération conjointe du SCUD et du CNR( le Conseil National pour le Redressement) contre la Garde nomade  à Moundoul.

Des informations qui nous parviennent de la ligne de fronts ne sont pas réjouissantes. Si officiellement, les différentes forces sont pour le principe de leurs synergies d’actions pour balayer le locataire du Palais Rose, en coulisse, chaque leader tire la couverture vers son côté : c’est l’éternelle querelle de leaderships. Ce qui augure mal de l’avenir qu’ils veulent réserver au peuple Tchadien.

Ahmat Yacoub : Quel est le rôle de la Diaspora tchadienne dans cette situation de crise ?

Réponse : La diaspora tchadienne installée tant en Afrique, en Europe qu’en Amérique du Nord a réussi a organisé malgré les intimidations d’Idriss Déby un événement sans précédent en mars 2005 à Paris connu sous l’appellation de “ la Première Conférence de l’Opposition tchadienne ” et a mis en place un Secrétariat de Suivi de la dite Conférence de l’Opposition (SSCO).

L’opposition démocratique celle dite parlementaire est représentée par l’UDR d’Alingué, l’URD de Kamougué, les FAR de Yorongar, l’UNDR de Kebzabo, sans oublier l’opposition non parlementaire animée essentiellement par la CPDC et ayant pour porte-parole le leader du PLD Ibni Oumar Mahamat Saleh.

L’ambiance qui règne entre ces formations politiques dites démocratiques est loin d’être sereine pour opérer un regroupement autour d’un seul homme comme solution de rechange à Idriss Déby dans le cas des élections présidentielles démocratiques et transparentes : la guerre de leadership, cette maladie infantile de la classe politique tchadienne bat également son plein en son sein.

Ahmat Yacoub : Votre rétrospective des rapports de force à l’échelle nationale apparaît pessimiste pour envisager une fin de règne de Idriss Déby . Que faire ?

Réponse : Je reprends la citation de K.Marx déjà citée : “ L’humanité est capable de résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée car à y voir de plus près, les problèmes eux-mêmes ne surgissent que là où les conditions pour les résoudre existent déjà ou sont en voie de devenir.”.

Les conditions pour résoudre l’équation d’Idriss Déby existent. A la question Que faire ?, le Dr Ley N’Gardigal, Sécrétaire Général de l’Actus, disait dans un éditorial  d’Alwhida que “ la première étape et la plus raisonnable, serait l’accompagnement et le soutien par l’opposition de tout coup d’où qu’il vienne, assené à ce régime… ”. Nous ajouterons qu’aujourd’hui nous avons une structure pour secouer le cocotier de l’opposition  : c’est le Secrétariat de Suivi de la Première Conférence de l’Opposition Tchadienne à Paris : le SSCO.

Puis que l’organisation de la première conférence de l’opposition qui a mis en place le SSCO n’a pas rencontré l’unanimité au sein de l’opposition de la diaspora, nous appelons à la tenue d’une deuxième conférence de l’opposition autour du thème central :  “ mise en place d’un programme politique de transition entre l’opposition politico-militaire et l’opposition civile ou démocratique .

Cette conférence doit se dérouler en deux étapes :

La première étape consiste à élargir le SSCO par une rencontre avec les autres formations de la diaspora qui ont boudé l’organisation de la première conférence de l’opposition et ce, dans le respect de chaque formation politique : concertations préalables, arrêt du sujet central de la rencontre, arrêt d’un commun accord de la date de la rencontre.

Dans la deuxième étape, le SSCO, ainsi étoffé et élargi, organisera une rencontre avec les leaders des mouvements armés : Mahamat Choua Dazi, Yaya Dilo et Mahamat Nour…. autour d’un thème central : adoption d’un programme politique de transition.

Ce travail peut se faire dans un délai relativement court. Deux mois est largement suffisant.

Sur le terrain national à N’Djamena, nous appelons de tous nos vœux les leaders des formations politiques de mettre en veilleuse leurs querelles de leadership :

Nous demandons solennellement à Mrs Kamougué, Alingué, Kebzabo, Ibni Mahamat Saleh, Yorongar, Lol Mahamat Choua d’organiser une conférence de presse commune pour enterrer la hache de guerre et faire la paix pour l’avenir du peuple tchadien. Nous leur demandons de définir ensemble les moyens de lutte dans le cadre constitutionnel pour en finir avec Idriss Déby. La real politik consiste à reconnaître que toute prise de pouvoir dans un pays comme le Tchad dont les populations sont affamées et ne répondent aux consignes de vote selon leur appartenance ethnique, est une question d’alliances. On reconnaît la stature d’un homme d’Etat par sa capacité à transcender les clivages , à œuvrer pour l’unité des forces vives de la nation et à reconnaître que nul ne détient le monopole de l’opposition.

Ahmat Yacoub : croyez-vous que le Soudan est impliqué dans cette crise tchado-tchadienne ?

Réponse : je ne détiens pas des informations qui me permettent de répondre à cette question, mais il faut comprendre que le seul responsable de la situation catastrophique  au Tchad demeure avant tout le président tchadien Idriss Déby. Ce n’est pas le Soudan qui est responsable de la défection des soldats gouvernementaux, ni de la situation économique au Tchad !

 

Ahamat Yacoub : Je vous remercie Dr Boulada

Réponse : C’est moi qui vous remercie

Résumé de l’entretien

.Avec une telle opposition, Idriss Déby peut se permettre d’être arrogant en les traitant des aventuriers (…) la mémoire des Tchadiens n’a jamais connu un Président aussi médiocre, incompétent, fourbe, manipulateur, despotique, truand, haineux, complexé, éprouvant un désamour définitif envers sa patrie (…) nous sommes convaincus qu’avec Idriss Déby, nous avons atteint le summum de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité de ses crimes politiques et économiques et qu’en définitive aucun Zaghawa ou Arabe, aucun Gorane ou Sudiste, Ouaddaien ou Hadjarai…ne s’hasarderait à rééditer les méthodes de gestion d’Idriss Déby. (…) Mais nous tous patriotes et démocrates tchadiens épris de paix, de pardon et de concorde nationale, devrions avoir peur de la vendetta aveugle, des règlements de comptes et de la chasse aux sorcières difficilement maîtrisable à l’échelle d’un pays deux à trois fois plus grand que la France. Il faut savoir que : “ Idriss Déby conduit le Tchad vers un champ de mine avec comme au Rwanda un co-pilotage français ”. Ce n’est pas le Docteur Boulada qui l’a dit (…) L’opposition politico-militaire, le MDJT de Mahamat Choua Dazi, le RDL de Mahamat Nour et d’autres mouvements armés tchadiens opérant ou non, en gestation ou en constitution sur l’étendue du territoire, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et celle dite démocratique appartenant ou non à l’opposition parlementaire à N’Djaména, doivent tendre la main aux vaillants patriotes du SCUD. De la même manière le SCUD ne doit pas fermer la porte de son mouvement aux autres ethnies du Tchad qu’elles soient militaires ou politiques (…) il faut savoir que dans le pré-carré français où aucune alternance démocratique n’est permise, la lutte armée est la seule qui permette de conquérir le pouvoir et de jeter les bases d’un Etat de droit à travers des alternances démocratiques renouvelées. Il ne faut pas permettre à Idriss Déby de réaliser son rêve démoniaque d’un 3ème mandat ou d’une transition à la togolaise. (…) Puis que l’organisation de la première conférence de l’opposition qui a mis en place le SSCO n’a pas rencontré l’unanimité au sein de l’opposition de la diaspora, nous appelons à la tenue d’une deuxième conférence de l’opposition autour du thème central :  “ mise en place d’un programme politique de transition entre l’opposition politico-militaire et l’opposition civile ou démocratique.

source: Alwihda

 

 

 

 

 

 


Copyright © 1999- 2004 Lalé® Tous droits réservés