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Bill Gates
promet l'accès aux TIC à 45 millions d'Africains
© Lalé
/laleonline.com, source: PANAPRESS, 05 novembre 2006
Le
président du fabricant de
logiciels informatiques
Microsoft, Bill Gates, souhaite
permettre, d'ici à 2010, à 45
millions d'Africains d'accéder
aux Technologies de
l'Information et de la
Communication (TIC), a annoncé
le week-end dernier, à Lyon,
dans le Sud-Est de la France, un
de ses collaborateurs.
«Microsoft envisage de permettre
d'ici à 2010 l'accès de près de
400 millions de personnes aux
NTIC. Le président Gates nous a
demandé de faire en sorte qu'il
y ait au moins 45 millions
d'Africains parmi les personnes
concernées par cette
initiative», a déclaré le Malien
Cheik Modibo Diarra, directeur
Afrique du groupe américain
Microsoft.
S'exprimant lors d'une
conférence de presse, M. Diarra
a assuré qu'une énorme
mobilisation a déjà été
déclenchée par les différentes
équipes de Microsoft pour
atteindre les objectifs assignés
par son président.
«J'ai instruit toutes nos
équipes sur place en Afrique
pour qu'elles recensent les
freins au développement des TIC
sur le continent et qu'elles les
remontent jusqu'à moi. En accord
avec le siège de Microsoft, nous
allons leur trouver des
solutions», a affirmé l'ancien
ingénieur de l'Agence spatiale
américaine NASA.
Il a précisé que l'initiative ne
se limitera pas à apporter aux
Africains du matériel
informatique et l'Internet haut
débit sans résoudre les
problèmes spécifiques qui vont
avec.
«Nous avons bon espoir
d'atteindre ce chiffre de 45
millions. Car nous sommes dans
une approche globale qui associe
la fourniture du matériel
informatique à la résolution des
problèmes spécifiques tels que
l'accès à l'électricité ou les
télécommunication», a encore dit
Cheik Modibo Diarra.
Alors que l'Afrique représente
près de 17% de la population
mondiale, seulement 3,1% de ses
habitants ont accès à Internet.
Selon des chiffres présentés la
semaine dernière à Lyon, lors
d'un Forum pour une
mondialisation responsable, le
quartier de Manhattan, à New
York, compte plus de lignes
téléphoniques que tous les pays
africains réunis.
Quelque 2000 participants au
Forum ont accueilli ces
statistiques avec de vives
inquiétudes et lancé un appel
«solennel» pour la réduction de
«la fracture numérique»,
estimant que la paix et la
stabilité du monde en dépend.
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