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Les
médias saluent le départ
l’ambassadeur de France au Tchad Jean-Pierre
Berçot
‘‘Il était
temps’’ ou encore ‘‘bon débarras’’,
titre, soulagé, le
bi-hebdo,
dans son papier consacré au départ de
l’ambassadeur de France au Tchad, Jean-Pierre
Berçot, arrivé en fin de mission. De façon
caricaturale, le journal a peint à sa Une,
visiblement, un citoyen tchadien nettoyant à
grand coup de balai les empreintes des pas de
l’ex-ambassadeur, avec ces propos : « vivement,
vivement qu’il s’en aille dans son berceau à
Paris ! ». Et le diplomate français, sans
demander son reste prend la direction de la
France, non sans manquer de dire une dernière
fois : ‘‘en tout cas, j’ai accompli ma
mission…’’.
L’édito du
bi-hebdo
revient à la charge, soutenant que ‘‘le départ
de Berçot que nous saluons de deux mains nous
permettra de voir clair dans ce que l’on appelle
relations franco-tchadiennes ces dernières
années’’. Et enfin, d’espérer que ‘‘Bruno
Foucher (ndlr, le nouvel ambassadeur ) devra
œuvrer pour recoller les morceaux laissés par
son prédécesseur’’.
‘‘Déby-Berçot : une séparation au forceps’’,
renchérit de son côté
L’observateur, rivalisant d’humour avec
son précédent confrère. L’hebdo s’est amusé à
caricaturer le président Idriss Déby Itno (IDI)
s’agrippant désespérément à l’ambassadeur
Jean-Pierre Berçot : « on me rappelle déjà !
Mon heure a sonné !! », rétorque J. P.
Berçot, impassible devant les suppliques de IDI
que le journal fait dire : « Non, les armes
sonnent encore à l’Est ! Ne part pas ! »
En pages
intérieures, le journal écrit que normalement,
c’est le 15 octobre prochain, Jean-Pierre Berçot
prendra son dernier vol N’Djaména-Paris. Pour le
remplacer, le président Jacques Chirac a pensé à
Bruno Foucher, mais ce dernier a attendu presque
3 mois, soit le 04 octobre dernier, avant
d’avoir l’agrément de N’Djaména. Citant des
sources proches du dossier,
L’observateur nous révèle que « le
président IDI a mis en branle sa force de
persuasion auprès de Chirac pour l’amener à
surseoir au remplacement de Berçot. Cette
question aura été au centre de la plupart de ses
rencontres qu’il a eues à Paris lors de son
dernier séjour ». Ajoutant d’après les mêmes
sources, qu’ «il aurait plaidé, tout au
moins, faute de pouvoir retenir Berçot, pour son
retour au Tchad dans 3 ans ».
L’observateur fait savoir que IDI éprouve
une certaine sympathie pour son frère d’armes,
sympathie entretenue par les différentes prises
de position de l’ancien officier de l’armée
française.
Et
de préciser enfin que « durant son
séjour au Tchad, Berçot est devenu l’allié le
plus sûr de Déby. Non seulement il ne se cachait
pas pour apporter son soutien à IDI au point où
il est considéré aujourd’hui comme le proconsul
de France, mais il a réussi le tour de force de
faire taire l’opposition tchadienne qui a perdu
toute confiance aux institutions françaises
représentées par Jean-Pierre Berçot ».
Le consortium
versera 144 milliards Fcfa au Tchad
‘‘Pluie de
milliards sur le Tchad’’,
titre pour sa part le
bi-hebdo
de la lecture duquel ‘‘Déby Itno sort
vainqueur du bras de fer qu’il a engagé avec
Chevron et Petronas même s’il n’a obtenu que la
moitié des 500 millions $US réclamés’’. Et
de poursuivre qu’à travers le communiqué
gouvernemental, ‘‘on voit bien que
c’est un seul département ministériel qui a
travaillé et qui est arrivé à ce résultat. Le
chef de ce département, en l’occurrence, Abbas
Tolli, en signant lui-même le communiqué du
gouvernement a voulu montrer que le gouvernement
et la commission de négociation des conventions
pétrolières mise en place avec fracas n’ont pas
de têtes bien indiquées pour porter les lauriers
de cette victoire’’. ‘‘Cela est une bonne
chose car elle met à l’abri les autres contre la
probable ire de Déby, connu par sa versatilité
en matière d’accord’’, ajoute-t-il.
‘‘Chevron et
Petronas réhabilités’’,
notre temps,
qui relève tout de même un hic. ‘‘Au lieu que
cet accord soit signé sous l’égide de la
commission chargée de la négociation des
conventions pétrolières créée le 28 août dernier
et que dirige le président de l’Assemblée
nationale (et dont le ministre des Finances est
membre), c’est plutôt sous celui du ministre des
Finances qui a agi au nom du gouvernement
tchadien’’.
Le ministre
Nguéyam Djaïbé est décédé
‘‘Nguéyam Djaïbé
n’est plus’’,
titre le
progrès daté du 09 octobre 2006, qui est
le premier à révéler la nouvelle. A en croire le
quotidien, de retour de Maroua (Cameroun), l’ex
ministre des Finances a trouvé la mort dans un
accident de circulation aux environs de Waza au
Cameroun.
«Adieu Nguéyam
Djaïbé »,
reprend de son côté
l’observateur, relayé par le
bi-hebdo
qui titre sur « Adieu Nguéyam », publiant
sur plus de la moitié de sa page de
couverture, la photo du défunt. Le bi-hebdo
rappelle qu’à 53 ans, ce juriste-financier, s’il
n’est connu que ces dernières années, était
pourtant cadre de l’administration tchadienne
depuis 1972. Le journal nous apprend par
ailleurs que feu Nguéyam Djaïbé est recruté à
Banque de Développement des Etats de l’Afrique
Centrale à Brazzaville où il a occupé plusieurs
postes de responsabilité, allant de cadre
supérieur stagiaire au conseiller juridique du
Directeur général.
Nouvelle
procédure de recrutement à la Fonction Publique
‘‘Les
dossiers pistonnés sont rejetés’’,
tel est le titre en manchette du
progrès du 11 octobre qui nous apprend
que le ministre de la Fonction Publique et de
l’Emploi, Mme Fatimé Tchombi Djimadingar, par
une note circulaire datée du 09 octobre 2006,
fixe la nouvelle «procédure de dépôt des
dossiers au ministère de la Fonction Publique ».
Un extrait de la circulaire stipule que
dorénavant,, « tout dossier de recrutement
n’ayant pas fait l’objet d’un soit transmis
régulier d’un ministère donné, ne doit en aucun
cas, être réceptionné par le service de courrier
central du ministère de la Fonction Publique».
La note informe aussi, poursuit le quotidien,
que les dossiers des lauréats des écoles
publiques nationales de formation
professionnelle doivent être transmis par leur
ministère de tutelle. Les lauréats de
l’Université de N’Djaména, des écoles privées
nationales et étrangères doivent déposer leurs
dossiers, au préalable, au ministère de
l’Enseignement Supérieur, et de la Recherche
Scientifique et de la Formation Professionnelle,
avant d’être transmis à la Fonction Publique’’.
La Fédération
Nationale des Associations des Parents d’Elèves
(FENAPET) capitule
‘‘La FENAPET
abdique’’,
trouve à dire
le temps,
publiant les extraits du point de presse du
président de ladite structure, Boukar Bamaye,
s’inclinant à la décision du ministre Moussa
Kadam. « La
FENAPET s’engage à soutenir l’action du
ministère, visant à renforcer le partenariat
dans un cadre de complémentarité des
responsabilités et des rôles »,
peut-on lire en extrait.
« La FENAPET rend
les armes »,
analyse sans détours le
bi-hebdo
qui constate que le point de presse de Bamaye
Mamadou Boukar met un terme à une guéguerre
observée depui le début de l’année entre la
FENAPET et le ministère de l’Education
Nationale, suite à l’arrêté du minstre Moussa
Kadam d’écarter les Associations des Parents
d’Elèves de la gestion financière des
établissements d’enseignement public.Toutefois,
s’interroge le journal, « le président de la
FENAPET a-t-il prêché dans le désert, quand au
moment où nous mettons presse, des échos
parvenant d'Abéché font état du refus des
parents d’élèves du collège officiel Mahamat
Itno d’obtempérer à la décision
ministérielle ? » Et le bi-hebdo, d’ajouter un
peu plus loin que « maintenant, face aux
réalités de l’école tchadienne, le ministre qui
reprend tout le système en main, ira-t-il
jusqu’au bout de sa logique en y mettant des
moyens appropriés ? Le doute est permis malgré
cette ‘‘forte pluie’’ de revenus pétroliers
tombée sur le Tchad ».
notre
temps vs Moussa Doumngor : je t’aime moi
non plus
« Haro sur notre
temps »,
proteste l’édito de
notre
temps, faisant écho de la sortie musclée
de Hourmadji Moussa Doumngor, ministre de la
Communication, porte-parole du gouvernement qui
dans une correspondance adressée au Haut Conseil
de la Communication, juge que ‘‘les
interviews des deux chefs rebelles qui
combattent l’ordre constitutionnel par les
armes, publiées par l’hebdo (…) ont atteint les
limites du tolérable…’’.
Moussa Doumngor
ajoute plus loin : «il faut se souvenir des
ennuis que la publication de l’interview du
terroriste Mesrine, considéré alors en France
comme l’ennemi public n°1 avait coûté à son
auteur ou de celui connu par notre défunt
confrère Madjirangar Fackir, suite à la
publication des caricatures d’Idriss Déby et de
Hassan Djamouss dans le journal Al Watan de
l’UNIR en 1989, pour se rendre compte de la
gravité de cette dérive’’.
Et
Notre
temps, reconnu pour la virulence de sa
ligne éditoriale, n’a pas hésité à savonner le
ministre, se demandant si « monsieur le
ministre ne se trompe-t-il pas d’époque en
évoquant les cas Mesrine et Fackir, le 1er
sous le règne de la censure en France et le
second sous la dictature de Hissène Habré ».
Le journal
rappelle que «désavoué par l’Assemblée
Nationale dans sa tentative de museler la
presse, tente de revenir à la charge en voyant
des chiens enragés partout’’. Enfin ,
‘‘en ce qui nous concerne et jusqu’à preuve du
contraire, nous ne voyons nulle part dans les
papiers que nous avons publiés ni manquements à
l’éthique et à la déontologie, ni une quelconque
dérive. Que monsieur le ministre
de la Communication, s’il n’ a rien à
communiquer ou, comme ce fut notre cas, s’il ne
veut rien communiquer, se calme et se contente
de rapporter les décisions du Conseil des
Ministres’’.
‘‘Une
démocratie polluée’’,
renchérit
le temps
à propos, rappelant qu’ «en 1990, Idriss Déby
Itno qui a décidé de rompre avec son ancien
gourou, luttait à l’époque contre l’une des
pires dictatures que l’Afrique ait connues’’.
«En prenant les armes aujourd’hui, les frères
de IDI ont aussi leurs raisons. De quoi
Hourmadji Moussa Doumngor se mêle-t-il ?»,
se demande l’édito, faisant observer que «ce
journaliste expérimenté de la presse dont la
nomination à son poste actuel a été applaudi par
tous ses confrères ». Comme pour donner le
coup de grâce,
le temps
s’interroge sur ces termes : « Doumngor se
rappelle-t-il encore qu’il a été l’un des
farouches et fougueux animateurs de l’opposition
contre celui qu’il sert présentement et dont la
clémence fait de lui aujourd’hui un des
dignitaires de son
régime ? ». Et de faire cette chute assez
sombre : « Adieu la démocratie pour que vive
l’anarchie et la dictature ».
Une Société
tchadienne des Hydrocarbures sur le modèle
algérien
‘‘Le Tchad
s’inspire de l’exemple algérien’’,
c’est le titre qui barre la Une du progrès qui
sous-titre que plusieurs compagnies se
bousculent sur le pétrole tchadien. Faisant
observer que pour profiter de manière efficiente
de son or noir, le Tchad a décidé de créer sa
propre société pour faire partie, bientôt du
consortium qui exploite son pétrole dans les
champs de Doba. Citant le ministre du Pétrole,
Emmanuel Nadingar de retour d’une visite à
Alger, ce dernier soutient : « nous nous sommes
organisés pour qu’il n’y ait pas de
chevauchement. A cet effet, nous avons adopté le
type du schéma qui existe en Algérie, parce que
les rapports entre la société des Hydrocarbures
et l’État ne souffrent d’aucune ambiguïté ».
Les blessés de
Aramkolé et Hadjer Marfaïne séquestrent le
médecin–chef de la garnison militaire
«Les malades
séquestrent leur médecin-chef»,
écrit le
bi-hebdo qui nous révèle que les
militaires blessés aux combats de Aramkolé et
Hadjer Marfaïne ont séquestré pendant près d’une
heure, le 09 octobre dernier, le médecin-chef de
la garnison militaire de N’Djaména avant que ce
dernier ne soit libéré. Par ce geste, ajoute le
journal, «ces blessés de guerre voudraient
obtenir la somme de 1 500 000 Fcfa versée
généralement par le chef suprême à tout
militaire blessé au front et évacué à cet
hôpital. Les ravisseurs du médecin-chef ne
comprennent pas que cette fois-ci, l’âme
généreuse ne leur a versé que 400 000 Fcfa à
chacun ». Enfin, estime avec un brin
d’ironie le bi-hebdo, en tout cas, « par leur
action, ces militaires réclament le ‘‘prix de
leur sang’’ ».
Bras de fer
entre le ministre des Finances et la Première
dame
A en croire le
bi-hebdo,
depuis quelques jours, le ministre des Finances,
Abbas Tolli, est mélancolique. Il ne reçoit
personne et ne répond pas au téléphone. Et ceux
qui le connaissent pensent qu’il est en disgrâce
et voudrait s’en aller la tête haute. Les
raisons de son tourment viennent de sa tante,
Hinda Déby Itno. En effet, Abbas Tolli a obtenu
de son oncle de président le feu vert pour
procéder à des nominations dans les services de
son département. Mais sa tante, qui officie
auprès de son mari en qualité de secrétaire
particulière et ‘‘vice-présidente’’ de la
République a voulu placer ses hommes. Ce que le
neveu Abbas Tolli ne veut pas. D’où sa
mélancolie, chute le
bi-hebdo.
L’opposant
Saleh Kebzabo ballotte entre le radicalisme et
la mangeoire
‘‘L’UNDR
appelle la CPDC à la cohésion’’,
c’est l’intitulé choisi par
le
progrès du 10 octobre, couvrant la
rentrée politique de l’Union Nationale pour le
Développement et le Renouveau (UNDR). Pour Saleh
Kebzabo, président de l’UNDR, repris par le
quotidien, «le gouvernement en panne
d’innovation et d’initiative, donne l’impression
d’être déconnecté des réalités quotidiennes».
A l’endroit de la CPDC, regroupement des partis
de l’opposition, Saleh Kebzabo rappelle que la
lutte est encore longue et immense. «Si nous
sommes vraiment convaincus de la justice de nos
positions et de l’adhésion de la majorité à nos
côtés, agissons avec plus de détermination et
d’engagement. Ne soyons jamais absents de la
scène et ne nous laissons pas doubler par nos
adversaires(...). Ne nous enfermons pas dans des
positions dogmatiques, anachroniques et
archaïques (…) »
«L’UNDR
cassera-t-elle le licou ? »,
titre insidieusement le
bi-hebdo
de la lecture duquel, dans ses propos à la
clôture lors des journées de réflexion sur la
situation économique et sociopolitique du Tchad,
le président de l’UNDR a laissé pantois plus
d’un Tchadien. «Est-ce le début de la fin de la
coalition agissante des partis de
l’opposition ? », s’interroge le journal.
« Si le boycott ‘‘systématique’’ des élections
par la CPDC peut, imaginons-le, intéresser Saleh
Kebzabo et les autres responsables, il n’est
certainement pas du goût des autres militants
qui visent peut-être les postes de députés ou
autres maires dans leurs régions respectives ».
La réalité, c’est que le parti de la
calebasse est fatigué du boycott, juge le
bi-hebdo, rapportant les propos d’un observateur
qui s’est posé la question de savoir : «ce
que vaudrait un parti s’il n’a pas de
représentants élus quelque part, à l’Assemblée
nationale ou aux communales ».
Kassiré
Koumakoye dit non au déguerpissement abusif
«Je me battrai
pour qu’il n’y ait pas de déguerpissement
abusif»,
rassure à la Une du
temps,
Kassiré Koumakoye, ministre d’Etat, chargé de
l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et
de l’Habitat. «Aujourd’hui je suis à la tête
du département de l’Aménagement du Territoire,
de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ma position
reste la même. Je maintiens toujours mes
critiques. La question du déguerpissement est du
domaine du concret. Ce n’est pas de la
philosophie ni du spirituel.
Les populations des quartiers Habbena, Gassi
I,II,III, ne seront pas déguerpis. Le site
devant abriter la construction de la cité
N’Djaména II sera transféré à Gassi IV. Il n’est
pas nécessaire à mon sens de déguerpir les gens
alors qu’il y a des terrains partout (…) ».
Ouverture de la
session budgétaire
« Assemblée
nationale, caution solidaire de Déby Itno »,
titre le reporter du
bi-hebdo
couvrant l’ouverture de la session budgétaire de
l’Assemblée nationale, le 05 octobre dernier. Le
journal rapporte que Nassour
Guélengdouksia Ouaïdou (NGO), président de
ladite institution, s’est prononcé sur les
grands événements nationaux que le pays vient de
connaître. Le ton du discours du PAN, soutient
le bi-hebdo, contraste avec celui de l’année
passée où NGO a cru devoir jouer son rôle de
parlementaire. Ainsi rappelle le journal, « était-il
sorti de cette langue de bois qui caractérise
les cadres du MPS pour attaquer le gouvernement
sur un certain nombre de questions : situation
sociale catastrophique, arrestation de Tchanguiz
Vatanka, dépénalisation des délits de presse ».
Cherchant à savoir cette année pourquoi NGO
a opté pour un ton conciliant pour ne pas dire
dithyrambique, le
bi-hebdo
s’interroge : « cela est-il dû à l’ire que
son discours a attirée de la part du Premier
ministre, Pascal Yoadimnadji, qui trouvait
inacceptables les injonctions de NGO ? Ou bien
au fait qu’il ait été propulsé à la tête de la
commission de négociation des conventions
pétrolières ? »
Déguerpissement
du carré 1 de Moursal : jour J-7
‘‘Carré 1 de
Moursal : pas de déguerpissent sans
dédommagement !’’,
c’est le coup de gueule du comité de crise, a
rapporté notre temps au lendemain du point de
presse dudit comité. Le journal rapporte que les
habitants de ce site situé au sud-ouest du pont
de Chagoua attendent un geste concret du maire
de la ville de N’Djaména, avant leur éventuel
déguerpissement prévu pour le 15 octobre 2006.
Guiness et
Castel bougrement imposés
‘‘Une
décision ministérielle saoule Castel et Guiness’’,
ironise
le temps, révélant que sur les 7000
produits répertoriés dans la zone CEMAC, le
ministre des Finances, de l’Économie et du Plan,
par la signature de son ministre délégué chargé
du Budget, Abakar Mallah Mourcha, par une
décision soumettant à la taxation douanière le
tabac et les bières de malt (Castel et Guiness).
Ainsi, désormais 10% sont appliqués au tabac et
30% aux bières. Faisant savoir que « les
produits fabriqués en zone CEMAC bénéficient de
ce que les douaniers appellent le tarif
préférentiel général »,
le temps
se demande « pourquoi seulement ces deux
produits ? ». Avançant comme en-dessous la
volonté du trésor public de renflouer ses
caisses ou peut-être un arrangement entre les
Brasseries du Logone et le gouvernement pour
damer le pion à Castel Cameroun, l’hebdo relève
tout de même qu’un député, pour ne pas mettre en
mal le fonctionnement de la CEMAC dans notre
pays, s’est saisi de l’affaire. En attendant ,
chute-t-il, « les consommateurs subiront une
hausse vertigineuse de prix de ces produits.
Comme au Tchad, les consommateurs sont très
dociles, ils supporteront une fois de plus la
bêtise de cette décision ».
Mbaidedji
Ndjénodji Frédéric |